Histoires de savoir : Comment ont été inventées les conserves ?


Elle est aujourd’hui limite «has been». Congelés, surgelés, extrudés… les aliments roulent des mécaniques technologiques devant la boîte en fer blanc. Pourtant, au XVIIIe siècle, la conserve a été une révolution autrement plus importante que ces techniques modernes. À l’époque, et ce depuis des siècles, les seuls moyens de conserver les aliments étaient le séchage, le salage, le fumage, le saumurage, la fermentation, le «confit» dans la graisse ou le sucre, le caillage. Des techniques relativement simples, sûres, mais qui modifient profondément l’aspect et le goût de l’aliment traité. Sans parler de ses qualités nutritionnelles.

Tout à coup, un moyen simple a été inventé pour conserver sans risque et longtemps nombre d’aliments de base, fruits et légumes, viandes, poissons. Cerise sur le gâteau, l’inventeur de la conserve va refuser de conserver son secret ou même de le faire breveter, pour l’offrir à tout un chacun. Ce procédé, l’appertisation, porte d’ailleurs toujours le nom de son inventeur, Nicolas Appert, qui soixante ans avant Louis Pasteur, découvrit empiriquement, à force d’essais, la stérilisation des aliments par la chaleur.

Bien malin aurait été l’augure qui, penché sur le berceau de Nicolas Appert, le 17 novembre 1749, à Châlons-sur-Marne, aurait prédit l’incroyable destin de celui qui devint un éminent représentant des hommes éclairés du siècle des Lumières. Ce neuvième enfant d’une famille d’aubergistes « à l’enseigne du Cheval blanc » , apprend les bases du métier dans les cuisines de l’auberge familiale puis s’oriente très vite vers la profession de cuisinier-confiseur. Déjà la conservation.

Après un séjour de dix ans en Allemagne, il revient en France à l’aube de la Révolution et ouvre sa première boutique en 1784 à l’enseigne de La Renommée au 47, rue des Lombards, à Paris. Le confiseur, arrivé à la quarantaine, ne reste pas en marge du bouillonnement social. Il s’enrôle dans la garde nationale, devient le président de la section des Lombards, assiste à l’exécution de Louis XVI. Parallèlement, ses affaires prospèrent. Tout lui sourit. Jusqu’à la Terreur. Le ci-devant citoyen Appert est jeté en prison. Il y croupira trois mois. Ironie de l’histoire et conséquence inattendue de la Révolution, c’est pendant cette «pause» que, semble-t-il, le puzzle de la conservation se met en place dans son esprit. À sa sortie de prison, il abandonne toute activité révolutionnaire et se lance dans les expérimentations. La conserve va naître. Et pas dans une boîte.

D’abord dans des bouteilles de champagne

Car Nicolas Appert s’est rendu compte, de manière empirique, qu’il fallait appliquer aux aliments à conserver une succession de deux procédés : d’une part, traiter les aliments par la chaleur et, d’autre part, les mettre à l’abri de l’air pour pouvoir les consommer en toute sécurité. À l’époque, les seuls récipients capables de résister à la chaleur sont des bouteilles en verre. Il commence donc par utiliser des bouteilles de champagne. Puis très vite, il exploitera des boîtes en fer blanc anglaises. Elles sont aujourd’hui soit en aluminium, soit en fer fin, mais peuvent être en verre, en barquette, en sachet.

Il fonde en 1802, la première fabrique de conserves industrielles à Massy (Essonne), dans le domaine dit le Château d’en haut. L’armée s’y intéresse tout de suite, que ce soit pour les troupes terrestres ou pour les équipages de la marine. Le succès, européen, est au rendez-vous. Ses conserves « il propose même les premiers plats cuisinés comme la matelote de poisson » font le tour du monde. Elles iront même jusqu’au pôle Sud à bord de la goélette L’Uranie, expédition scientifique destinée à étudier la faune antarctique. Désormais, les marins sont protégés du scorbut, qui a décimé les hommes depuis les premières explorations, puisque les produits appertisés garantissent un taux de conservation de près de 60% de la vitamine C.

Soucieux de faire partager au plus grand nombre ses découvertes, il livre les secrets de son procédé dans un livre intitulé L’Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales. C’est Louis Pasteur qui mettra en évidence, près de soixante ans plus tard, le principe scientifique de l’influence de la chaleur sur la qualité bactériologique d’un produit.

Le reste de sa vie, Nicolas Appert le consacrera à améliorer toujours plus ses méthodes, allant jusqu’à mettre au point à partir d’une machine inventée par Denis Papin, le père de la machine à vapeur, un auto clave, l’ancêtre de notre cocotte Minute. Il permettait des cuissons qui dépassaient la simple température d’ébullition de l’eau, offrant donc à la fois une plus grande sécurité et un meilleur rendement. Nicolas Appert mourra en juin 1841, à 91 ans, dans la misère, et son corps sera enterré dans une fosse commune. Plus de deux siècles après son invention, chaque Français consomme en moyenne 50 kg de conserve pas an.

Auteur : Jean-Luc Nothias

Source : www.lefigaro.fr

L’inventeur de Bouira aux anges !


L’inventeur de l’appareil de surveillance, de sécurité en cas de fuite de gaz et de vol est aux anges ! Ayant lancé un appel par le biais d’El Watan pour la prise en charge de sa participation à la 82e foire internationale des inventions et des innovations ainsi que des produits nouveaux, il se voit comblé au-delà de toute espérance.

En effet, et alors qu’il commençait à croire que ses chances de participer à cette exposition qui se tiendra du 22 septembre au 2 octobre 2006 dans la ville phocéenne, sérieusement compromises, deux mains secourables se sont tendues spontanément pour exhausser ses vœux : une bienfaitrice belge (ah ! la solidarité de ce peuple bon et généreux !) donne les 250 euros nécessaires à la location du stand de 4 m2 et Protronic international SARL, une société spécialisée dans l’importation et la distribution d’équipement de sécurité à Alger, remet à notre inventeur une enveloppe de 2,5 millions pour l’achat du billet d’avion.

Lu et consulté par internet, El Watan a servi dans les deux cas d’intermédiaire entre cette société florissante, cette belge au grand cœur, et ce génial inventeur démuni, surtout par les temps qui courent lorsqu’on a un idéal, chômeur, et de surcroît sans logement. Aussi, c’est spontanément que notre inventeur a fait le déplacement hier de Hadiria à notre bureau pour présenter ses plus vifs remerciements à El Watan et ses deux inespérés « sponsors », en l’occurrence Protronic international Sarl et G. Corine. Pendant sa participation au salon des inventions et innovations et des produits nouveaux, Mohamed Allal (c’est le nom de notre inventeur) exposera du 22 au 26 septembre sa dernière trouvaille brevetée le 4 février 2006 par l’Inapi. Il s’agit d’un système de surveillance et de sécurité en cas de fuite de gaz et de vol, ce dont nous parlions plus haut.

Auteur : Ali D.

Source : www.elwatan.com

Système à fendre les bûches


Ce système a pour but d’améliorer, remplacer, ou compléter les matériels destinés à fendre les bûches.

Les gens qui ont déjà essayé de positionner un coin connaissent le temps perdu et certaines difficultés rencontrées à cet exercice. Hormis l’effort à fournir pour cette tâche,il faut ajouter le risque d’accident encouru par une masse mal dirigée, un coin mal présenté, une bûche mal stabilisée…

Cette invention se compose d’une partie creuse et lourde en acier destinée à recevoir un coin du même métal.

Le fonctionnement de cet outil se décompose ainsi :

Quand l’outil arrive sur la bûche, le coin s’enfonce, les bords de l’outil porteur cognent la bûche et stoppent sèchement celui-ci, le coin continue sur son élan, et se libère.

film_plante_coin_Verna

Le maintien du coin peut se faire au moins de deux façons :

1°/ Par un aimant.

Verna_buche_1

2°/ Par des billes poussées par des ressorts.

Verna_buche_2

3°/ Tout autre système de tenue tel que pincement ou autre pourra s’appliquer à cette invention.

Site Web de l’invention : inventions.a.verna.free.fr/coin_index.htm

Copyright enregistré le 11/10/05 à 13:23 (HE), sous le n°00040162 : www.copyrightdepot.com/rep89/00040162.htm

Pour prendre contacte avec l’inventeur : Monsieur Christophe Verna

E-mail : verna@free.fr

Site Web : inventions.a.verna.free.fr

Au secours, le Segway revient !


Il y croit encore ! L’inventeur du Segway, cette sorte de trottinette électrique montée sur un gyroscope, remet ça.

Son invention aurait dû changer le monde en 2002, ça a été un flop.

Pas refroidie pour autant, la firme basée au New Hampshire lance cette semaine la deuxième génération de Segway.

C’est à peu prés la même chose, à part qu’on tourne cette fois sans guidon mais avec le corps.

Segway

L’atout des Segway serait son pilotage simplissime, il serait virtuellement impossible d’en tomber.

Trop compliqué en tout cas pour le Président Bush qui est tombé d’un ancien modèle, il y a trois ans, ce qui ne l’a pas empêché d’en offrir un par la suite au premier ministre japonais.

Source : www.nouvo.ch

Valorisation et estimation des brevets


En matière de valorisation et d’estimation des brevets, certains spécialistes de la propriété industrielle tels que les cabinets, élaborent leur propre méthode, qui a fait ses preuves. Comme la veille technologique et économique, elle représente un des éléments-clé de leur savoir-faire, ainsi qu’une méthode unique, car particulière à leur entreprise ; elle est d’ailleurs reconnue et ne nécessite aucune difficulté d’utilisation. Son utilité est de déterminer avec une précision mathématique certaine la valeur financière d’un projet de brevet, c’est-à-dire ce qu’il coûte et ce qu’il rapporte à son propriétaire. Par ailleurs, cette méthode s’applique aussi bien aux inventeurs indépendants, qu’aux sociétés nationales ou multinationales détentrices de portefeuilles de brevets.

En utilisant notamment des critères prédéfinis tels que la nouveauté, l’originalité, l’activité inventive et le caractère industriel, la valorisation explique aux détenteurs de brevets ce qu’ils doivent faire pour mener une politique de brevets efficace. Car, l’intérêt de cette méthode est d’aider les inventeurs à développer leur stratégie d’innovation, tant d’un point de vue marketing que du développement de leur invention brevetée. De plus, elle leur permet de savoir s’il est intéressant pour eux, au niveau économique et commercial, de céder leurs brevets, autrement dit, ils cherchent à connaître la valeur de leurs droits d’exploitation cédés, et par conséquent, ce qu’ils vont concrètement gagner.

En quelque sorte, ils souhaitent avoir la réponse aux questions suivantes : y a-t-il plus d’avantages que d’inconvénients à détenir un brevet sur une invention ? Ou encore, est-il judicieux de demander un brevet pour telle invention ?

La méthode de valorisation et d’estimation des brevets effectue un travail de projection sur l’avenir, tout en incitant à l’innovation et aux progrès techniques des entreprises. C’est une méthode d’anticipation qui sert à déterminer si une invention est utile, et si le brevet est nécessaire. Car, l’invention contribue au progrès technique de l’entreprise, au progrès en général, et si elle est bien gérée, au développement de l’entreprise. La valeur d’exploitation du brevet représentant un élément central de la méthode de valorisation et d’estimation des brevets, et étant indispensable pour savoir à quel niveau se situe une invention.

D’une certaine façon, cette méthode attribue une note à un brevet, et donc à une invention.

La méthode de valorisation et d’estimation mise au point par certains cabinets de conseil en propriété industrielle évalue la performance d’un brevet, à travers un coefficient de performance. Ce dernier (en millions d’euros) est déterminé par rapport à la valeur commerciale et à la valeur prospective d’un brevet, valeurs elles-mêmes calculées en fonction de la combinaison de critères spécifiques. Bien sûr, ces valeurs, bien qu’elles soient précises, restent des estimations. Cependant, elles ne sont pas dépourvues d’intérêt, car leur prise en compte permet aux entreprises de définir leur politique commerciale, voire même, leurs stratégies économiques.

En outre, en évaluant le niveau de performance d’un brevet, cette méthode permet également aux entreprises de comparer le brevet qu’elles veulent déposer, par rapport à ceux qu’elles détiennent déjà. L’intérêt est de savoir, en qualité de coûts, ce que va représenter sur le long terme l’exploitation d’un brevet, et donc par conséquent, l’exploitation de l’invention qui s’y rapporte. Car une invention, avant d’être fabriquée et mise sur le marché, doit être rentable pour son créateur, et surtout pour l’entreprise chargée de la commercialiser.

Les investisseurs, avant de s’engager, veulent connaître les tenants et les aboutissants d’une invention et de son brevet ; autrement dit, ils veulent savoir ce qu’ils vont obtenir en contrepartie de leurs apports, en un mot, ils cherchent à savoir où ils vont s’aventurer.

C’est pourquoi, le coût de l’exploitation du brevet, et donc de l’invention sont essentiels : ils sont à la base de la valorisation, et ont une incidence sur la politique des brevets, et plus précisément sur la sélection des plus performants.

Valoriser et estimer un brevet revient donc à répondre à la question suivante : une invention mérite-t-elle d’être brevetée ?

D’autre part, valoriser un brevet signifie aussi lui donner de l’importance, et donc une certaine valeur. Pour cela, doit être considérée l’évolution de l’invention de sa création jusqu’au terme de son exploitation, en un mot, jusqu’à la fin de sa vie, en passant par les événements qui la concernent telles que sa mise sur le marché, l’évolution de ses ventes, du chiffre d’affaires obtenu ! Les événements juridiques doivent également être pris en compte : ainsi, la délivrance du brevet visé, son extension à l’étranger, sa déchéance, son annulation, ou encore les éventuels brevets de perfectionnements délivrés par la suite, sont autant d’éléments qui permettent de suivre la progression d’un brevet dans le temps, et plus précisément, l’évolution de sa valeur. Pour suivre son évolution dans l’espace, il faut considérer les éléments environnementaux de l’entreprise visée : la conjoncture économique, la concurrence, la place des autres entreprises sur le marché, ainsi que les leçons que l’on peut tirer de leurs stratégies de développement, surtout si celles-ci ont fait leurs preuves…

Les conseils en propriété industrielle ne font alors qu’optimiser pour leurs clients l’efficacité et l’utilité de leurs brevets, démarche nécessaire avant d’envisager une quelconque exploitation. Ceux-ci jouissant d’un monopole sur leurs inventions, il est normal de leur offrir les meilleurs services afin qu’ils puissent en tirer le maximum de bénéfices. D’ailleurs, la valeur juridique et monopolistique du brevet est l’un des critères utilisés pour l’évaluer : les trois conditions de brevetabilité sont bien sûr recherchées, ainsi que la teneur des revendications du breveté, et la présence d’une éventuelle contrefaçon de l’objet visé par le brevet.

Ainsi, il faudra déterminer d’une part, si ces revendications peuvent échapper au brevet, et d’autre part, si le risque de contrefaçon est facilement ou non décelable. C’est pourquoi, une bonne méthode de valorisation et d’estimation des brevets s’adapte parfaitement à cette situation de monopole, et contribue par la même occasion, à la définition de l’innovation.

Mais, on ne peut pas parler de l’existence de ce monopole sans aborder la question de la liberté d’exploitation du breveté sur sa création, les deux étant étroitement liées. En effet, pour savoir si sa liberté d’exploitation est complète, et donc si son monopole est exclusif, il faut rechercher la présence éventuelle de brevets antérieurs de tiers, risquant de contrecarrer ses projets, et de limiter à juste titre ses droits. L’absence de risque signifie que le breveté a une totale liberté d’exploitation, et qu’il a de fortes chances que son brevet soit obtenu au niveau européen et/ou international. Pour apprécier tout cela, le client fournira à ses conseillers ses rapports de recherche sur son brevet, ainsi que les détails techniques des dispositifs et des procédés qu’il utilise.

Quant à la valeur industrielle ou technico-économique du brevet, les inventeurs transmettent aux cabinets de conseil en propriété industrielle différents éléments afin de l’évaluer au mieux, et d’effectuer une sorte de classement entre les inventions. Ainsi, sont considérés l’originalité de la création, son niveau de performance technique, ses avantages économiques, commerciaux (prix, arguments de vente, …), financiers.

D’autre part, lorsque les créateurs savent que leurs inventions sera brevetée, avant même leur dépôt -notamment parce qu’ils ont déjà des clients intéressés par leurs produits, et parce que leur connaissance du marché est certaine- ils voudront l’exploiter rapidement, en raison de l’absence de difficultés pour vendre leurs produits sur le marché. Leurs chances de réussite dans le monde des affaires est donc élevé : l’aléa évalué par les cabinets de conseil leur permet d’en savoir davantage sur la valeur des brevets étudiés.

Enfin, pour que l’estimation et la valorisation des brevets soumis auxdits cabinets soient les plus exhaustives possibles, la valeur commerciale du brevet est déterminée en fonction d’éléments fournis par leurs clients, tels que le chiffre d’affaires réalisé sur la période d’exploitation envisagée, les investissements engagés en recherche et développement, les perspectives qui s’ouvrent à l’invention pour l’avenir. Quant à la valeur prospective du brevet, elle consiste en l’examen de la probabilité du succès ou de l’échec du projet de l’inventeur. Elle anticipe sur son avenir, et s’avère intéressante lorsque aucune application immédiate n’a été envisagée pour le brevet étudié.

Tous ces éléments combinés entre eux et envisagés avec des données telles que la connaissance du marché de la concurrence, de la clientèle, de la conjoncture permettent de déterminer la valeur globale d’un brevet, faisant la part entre ce qu’il rapporte à son titulaire, et ce qu’il lui coûte. L’intérêt étant que les dépenses engagées suivent le niveau de performance des brevets, afin que leur gestion soit affinée, et que les orientations de l’entreprise soient davantage définies, notamment en fonction de critères qui lui tiennent à cœur, tels que le dépôt de brevets pour certains types de produits, l’incitation à l’innovation, le développement de certains axes de recherche et de son image de marque. Son prestige n’en sera que plus renforcé.

Auteur : Véronique COHEN, Juriste

Source : www.netpme.fr

Les Espoirs Européens de l’Innovation 2006


Vous avez un projet innovant et cherchez les moyens de le réaliser ?

Du créateur d’entreprise au jeune chercheur, la Vème édition des  Espoirs Européens de l’Innovation a pour vocation de valoriser et récompenser vos créations.

Depuis 5 ans, avec le soutien de la Commission Européenne, les Espoirs Européens de l’Innovation Innovact – l’Étudiant valorisent les meilleurs projets de création d’activité portés par des étudiants ou jeunes chercheurs.

Cette année encore, un jury de professionnels (chefs d’entreprise, journalistes, scientifiques, …), présidé par Janez Potocnick, commissaire européen à la Recherche, distinguera les candidats qui ont fait preuve d’imagination et d’audace dans leur démarche de créateurs, quels que soit le produit ou l’activité.

Tous les étudiants peuvent concourir, individuellement ou en équipe, dans le cadre ou non de leur formation. Le projet peut être dans sa phase de conception, en cours de réalisation ou bien déjà lancé.

Date limite de retour des dossiers : 1er septembre 2006

Nouveauté cette année !

Afin d’aider les candidats dans le développement de leur projet, 30 finalistes européens seront invités à participer gratuitement (voyage, hébergement) à la 11e édition du Forum Européen de la Jeune Entreprise Innovante (Innovact 2006, 18/19 octobre 2006, à Reims). Ils y rencontreront 4 000 professionnels de 20 pays différents, ainsi que 200 jeunes entreprises innovantes européennes.

Les lauréats se verront remettre des dotations financières pouvant aller jusqu’à 3 000 euros et bénéficieront d’une campagne de communication auprès de l’Express, l’Expansion et le magazine l’Étudiant, partenaires de l’événement.

La remise des prix aura lieu dans le cadre d’Innovact le 18 octobre 2006.

Le jury remettra 3000 € au 1er Prix  et 1 500 € aux 2ème et 3ème Prix.

Nous attendons avec impatience votre dossier de candidature et restons à votre disposition.

Les dossiers de candidature sont disponibles sur les sites : www.letudiant.fr ou www.innovact.com

Contact : Dahvia Ouadia

27 rue du chemin vert
75 543 Paris cedex 11

Tél : 01 48 07 44 20

E-Mail : dahvia.ouadia@letudiant.fr

Interpharma : La loi sur les brevets préserve la liberté de recherche


Dès la procédure de consultation relative à la révision de la loi sur les brevets, ils ont été vivement contestés : les brevets biotechnologiques. Les avis divergent sur ce qui devra désormais être brevetable et où il est nécessaire de tracer des limites. Des représentants des milieux scientifiques, de la branche biotechnologique et de la branche pharmaceutique ont débattu sur l’importance des brevets dans le cadre du séminaire de ce jour et ont exprimé leur avis sur le « compromis » proposé par le Conseil fédéral relatif à la protection du produit.

Conclusion des intervenants : les brevets n’entravent pas la liberté de recherche, ils favorisent au contraire les coopérations entre établissements d’enseignement supérieur, branche biotechnologique et branche pharmaceutique, et incitent à l’innovation dans la recherche.

Les investissements dans la recherche et dans la transposition de cette recherche en nouveaux produits – en d’autres termes en « innovations » – conduisent à la réussite économique d’une entreprise et constituent ainsi un moteur essentiel de la croissance économique suisse. « Pour protéger ces investissements et créer de nouvelles incitations à l’innovation, il est nécessaire de disposer d’une protection adéquate, la protection conférée par le brevet », souligne Kuno Schwander, Conseil en brevets chez DSM et membre du conseil d’administration de la « Swiss Biotech Association ».

Mais tout est loin de pouvoir être breveté : les résultats de recherches doivent avoir un caractère de nouveauté, impliquer une activité inventive et pouvoir faire l’objet d’une application industrielle. Lors du dépôt de brevet, le chercheur doit divulguer ses résultats, permettant ainsi à la collectivité d’accéder au progrès technologique. En contrepartie, il reçoit un droit d’exclusivité limité dans le temps pour l’exploitation de son invention à des fins commerciales.

Des conditions de brevetabilité plus sévères qu’à l’étranger

Avec la révision proposée de la loi sur les brevets, le droit suisse doit être harmonisé avec les évolutions technologiques et internationales, et en particulier avec la directive de l’UE sur la biotechnologie. Ainsi les critères d’exclusion de la brevetabilité existant d’ores et déjà dans la loi doivent-ils être étendus et précisés. L’ampleur de la protection doit en outre être définie pour les séquences de gènes. Le « compromis » proposé par le Conseil fédéral prévoit une protection du produit poussée, mais à portée étroitement limitée. Les conditions de brevetabilité s’appliquant en Suisse seraient ainsi plus strictes que celles en vigueur en Allemagne ou en Grande-Bretagne.

« La protection du produit est tout particulièrement primordiale pour les entreprises biotechnologiques », souligne Thomas Stauffer, COO chez Pevion Biotech, qui poursuit : « Même si le compromis décidé restreint fortement la protection du produit et si elle va ainsi moins loin que ne le prescrit la directive européenne sur la biotechnologie, la branche biotechnologique soutient le projet, parce que cette protection – d’une importance si capitale –
doit continuer à être assurée. »

Les brevets spéculatifs sont empêchés

Corina Schütt – cellule de transfert de technologie de l’EPF de Zurich -, représentant les milieux scientifiques, se félicite de la protection par brevet étroitement limitée, qui implique que la protection du produit ne s’applique qu’aux séquences de gènes répondant à la fonction décrite dans le brevet. Les brevets spéculatifs se voient ainsi empêchés, et il est impossible de monopoliser de futurs champs de recherche ou de créer des dépendances inappropriées.

« La formule protection du produit, mais portée étroitement limitée n’implique aucune extension de la protection conférée par le brevet, mais constitue une claire limitation de la brevetabilité des inventions biotechnologiques, qui est soutenue par l’industrie pharmaceutique », explique Eric Notegen, responsable « Global Patent Function » chez Roche. Une relativisation de la protection du produit retirerait en revanche pratiquement toute valeur à de nombreux brevets et permettrait aux brebis galeuses de profiter à moindre frais des énormes investissements consentis dans la recherche et le développement par le titulaire du brevet. Eric Notegen illustre ses propos en citant l’exemple du MabThera, développé à l’origine pour traiter le lymphome non hodgkinien. Il s’avéra plus tard qu’il était également utile dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Sans protection du produit, le titulaire du brevet, qui supporte les frais considérables de développement initiaux, en eut été pour ses frais.

Les brevets ne doivent ni entraver la recherche ni restreindre la liberté de recherche

Contrairement à la directive européenne sur la biotechnologie, la révision de la loi suisse sur les brevets prescrit en outre un privilège de la recherche étendu. « Le présent projet crée l’équilibre entre le besoin d’une protection solide des inventions et le souhait de liberté de la recherche. C’est pourquoi l’EPF de Zurich soutient le projet », explique Corina Schütt. La protection conférée par le brevet permet d’opérer sur des bases équitables et réglementées un transfert de savoirs et de technologies acquis et développés par la recherche universitaire – que ce soit dans le cadre de coopérations de recherche ou lors de la création de spin-off et de start-up, poursuit Corina Schütt.

Eric Notegen renvoie en outre à la progression exponentielle du savoir, d’une part, et du nombre de brevets octroyés au cours des 15 à 20 dernières années – et ce précisément dans le domaine médical -, d’autre part. « Cela atteste clairement que les brevets n’ont pas entravé la recherche, mais l’ont au contraire stimulée. »

Les résumés des exposés figurent sur le site Web d’Interpharma (www.interpharma.ch) à la rubrique Media-Corner.

Source : www.presseportal.ch/fr