Prototypage Rapide

Cheveux en trois dimensions et araignées numériques


Le procédé virtuel est le fruit d’une évolution qui s’accélère depuis trente ans. Il a débuté avec l’arrivée dans les années 1970 des logiciels de conception 2D (deux dimensions), simplifiant les mises à jour des dessins et des plans.

Au début des années 1980, la conception par ordinateur connaît un nouveau bouleversement avec l’arrivée de la 3D. Le logiciel Catia, conçu par Dassault Systèmes, s’impose rapidement. Il permet de représenter les formes complexes, de les modéliser dans l’espace et de faciliter la programmation des machines d’usinage.

L’invention de la maquette numérique, en 1990, ouvre la voie à une définition complète d’un produit et met un terme aux essais réels, puisque tout peut être simulé. Le PLM (product lifecycle management), né dix ans plus tard, permet de numériser tout le processus de gestion du cycle de vie. Développée dans l’industrie, son utilisation se diffuse les domaines les plus variés.

« L’Oréal a été le premier à faire la modélisation 3D des cheveux, pour vérifier notamment l’effet des ingrédients actifs du shampoing sur sa pénétration vers la racine, explique Xavier Fouger, directeur des programmes de formation chez Dassault Systèmes. Le système en trois dimensions et en couleurs permet aussi d’aider à soigner certaines maladies, comme l’arachnophobie, en faisant surgir sur des écrans des araignées virtuelles. »

L’architecture tout comme la mode ont recours à ces procédés. « Au départ, ce système était réservé aux ingénieurs, affirme Dominique Anderson, responsable des formations PLM chez Dassault Systèmes. Il touche désormais tous les acteurs de l’entreprise, commerciaux, fournisseurs et partenaires, et commence à concerner le grand public. »

« L’énorme nouveauté, souligne Hervé Rolland, vice-président IBM PLM Europe du Sud, réside dans l’utilisation de la 3D couleur. Elle est devenue un langage naturel et accessible à tous, comme l’est aujourd’hui Internet. Elle n’est plus réservée aux seuls ingénieurs. »

Pour M. Rolland, « son utilisation va se banaliser ». Dans un avenir proche, il n’exclut pas que, « un beau matin, apparaîtront des blogs de designers du dimanche proposant de personnaliser tel ou tel produit avant de l’acheter ».

Pourquoi, suggère-t-il, ne pas imaginer que, pour de futurs modèles de voitures, 5 à 10 % soient dessinés par le client potentiel ? Sans parler des appareils ménagers.

Auteur : Dominique Gallois

Source : www.lemonde.fr

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