La nécessité de promouvoir le partage des connaissances entre les universités et l’industrie européennes


Depuis la création de l’Université de Bologne en 1088, les universités européennes développent de nouvelles connaissances et forment des effectifs professionnels. Toutefois, un nouveau millénaire apporte de nouveaux défis et il existe un besoin pour ces institutions d’entamer un changement si elles veulent voir accroître les opportunités qui leur sont présentées.

Je pense qu’il existe deux principaux défis à l’horizon : la concurrence mondiale et la cohésion sociale. La Déclaration de Glasgow de 2005 (voir www.EUA.be) a identifié de façon précise un nombre de questions qui doivent être abordées par les universités dans les années à venir. J’ai notamment relevé le point selon lequel les grandes universités doivent partager un engagement envers les fondements sociaux de la croissance économique et les dimensions éthiques de l’éducation supérieure et de la recherche.

européenne. Augmenter les investissements dans la recherche s’avère difficile, c’est pourquoi il est toujours plus nécessaire d’augmenter le niveau auquel les résultats de R&D – notamment les résultats de la recherche financée par des fonds publics – se traduisent par des produits et services concrets, ainsi que par des bénéfices socio-économiques au profit de la société dans son ensemble.

Cela n’implique pas que les universités doivent tout accomplir elles-mêmes. En effet, le partenariat avec l’industrie en vue de lancer un produit sur le marché est habituellement un mécanisme plus approprié lorsqu’il est effectué de manière responsable (cf. www.responsible-partnering.org). Cependant, les relations universités-industrie sont souvent considérées trop complexes pour être avantageuses, notamment dans des situations transnationales. Notre récente consultation sur le transfert des connaissances (voir ec.europa.eu/invest-in-research/pdf/download_en/consult_report.pdf) confirme qu’il existe toujours des difficultés fondamentales dans l’alignement des intérêts et qu’il existe un besoin de créer le cadre général le plus favorable si une collaboration doit avoir lieu à travers l’Europe.

Nous avons ainsi préparé des lignes directrices de la Commission sur le transfert de connaissances entre la base de la recherche publique et l’industrie, proposant un nombre d’actions volontaires à mettre en place à la fois par les parties prenantes et les États membres afin de faciliter les relations transfrontalières universités-industrie. Ces lignes directrices, qui devraient être adoptées en 2007, couvriront les thèmes de la gestion des DPI et de la recherche collaborative.

La Commission joue son rôle – en entamant le débat au niveau transnational, offrant divers sources et types de soutien aux activités de transfert de connaissances et s’efforçant d’assurer que le cadre réglementaire du régime des DPI aux règles des aides d’État s’emploie tout entier à faire des liens universités-industrie efficaces une réalité.

En effet, le septième programme-cadre encouragera les échanges de personnel entre les universités et l’industrie dans le cadre des actions Marie Curie, la création d’une capacité de recherche dans les régions de convergence dans le cadre de l’action Potentiel de recherche et continuera à promouvoir les relations universités-industrie dans tous les domaines thématiques.

Auteur : José Manuel Silva Rodríguez, Directeur général, DG Recherche, Commission européenne

Source : www.ipr-helpdesk.org


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