Non classé

Un nouveau type de tabac sans fumée sème la controverse


L’arrivée discrète d’un nouveau type de tabac sans fumée au Canada, le snus, sème la zizanie au sein des groupes de santé.

Comme le rapporte Le Devoir, ce tabac en sachet qu’on glisse entre la gencive et la joue élimine les risques associés à la combustion, un avantage auquel plusieurs militants anti-tabac sont sensibles. Mais la dépendance à la nicotine, elle, reste bien présente, et les groupes de défense craignent qu’à la longue ce nouveau produit n’ouvre la voie à celle-là même qu’ils combattent âprement : la cigarette.

Lancée en septembre dans la ville d’Edmonton, le premier snus canadien porte la griffe bien connue des cigarettes Du Maurier d’Imperial Tobacco. Il est vendu en boîte de 20 sachets de 0,4 gramme à un prix de 4 $ hors taxes. Pour l’instant, il n’est offert que dans 200 points de vente de la capitale albertaine. Si le test de marché se révèle concluant, le snus pourrait toutefois gagner d’autres villes canadiennes, dont Montréal.

Snus_canadien

Le snus canadien est vendu en boîte de 20 sachets de 0,4 gramme à un prix de 4 $ hors taxes.

Ici, les groupes de santé préparent déjà leur riposte, non sans déchirements internes, convient François Damphousse, directeur du bureau du Québec de l’Association pour les droits des non-fumeurs.

Au centre de la bisbille, la notion controversée de la réduction des méfaits, que mettent en avant les cigarettiers et qu’endossent plusieurs groupes de santé, parmi lesquels on trouve notamment les milliers de membres du très sérieux Royal College of Physicians.

Ceux-ci se sont récemment prononcés en faveur de la mise en marché de moyens plus sécuritaires pour aider les fumeurs incapables de se libérer de leur dépendance à la nicotine. Une méthode qui comprend notamment l’accès au tabac sans fumée comme le snus, une invention suédoise, également commercialisée en Norvège.

Pour François Damphousse, nul doute que l’arrivée du snus chez nous ouvre la voie à un débat éthique important. «La question est la suivante: arriverons-nous un jour à éliminer complètement la dépendance à la nicotine? Personnellement, je pense que nous allons en arriver à un point – et nous en sommes très proches au Canada – où toutes les mesures auront été implantées, et des gens vont quand même continuer à fumer.»

C’est aussi l’avis du Comité consultatif ministériel sur la lutte contre le tabagisme. Dans son rapport biennal 2004-06, le comité rappelle que personne ne sait jusqu’où pourra être réduit le taux de tabagisme. En revanche, il lui semble certain qu’un faible segment de la population sera incapable de mettre un terme à sa dépendance à la nicotine.

À ceux-là, il serait «souhaitable» d’offrir des produits moins nocifs comme le tabac soufflé, des cigarettes de petite circonférence ou encore le fameux snus suédois, qui a aussi l’avantage d’éliminer la délicate question de la fumée secondaire.

En Suède, où le snus est consommé depuis 50 ans, plusieurs études ont démontré que ce petit sachet est moins nocif que la cigarette, explique François Damphousse. «Le snus ne cause pas de cancer des poumons ni de maladies obstructives pulmonaires. Il élimine aussi tout risque de fumée secondaire. On sait toutefois que les risques de développer un cancer du pancréas augmentent, même si ce risque est moins élevé qu’avec la cigarette. Idem pour les maladies de la bouche.»

Source : www.cyberpresse.ca

C'est à vous !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.