Le segment des produits rechargeables pèse à peine 14 % du chiffre d’affaires global du marché des piles en grande distribution hors hard discount. Mais, lorsque, en 2008, les classiques alcalines ont reculé en volume de 1,8 % et encore plus en valeur, cette niche, qui en est de moins en moins une, a progressé de 3,1 %. « Les produits rechargeables sont au centre des attentes actuelles des consommateurs : l’envie de réaliser des économies puisque, pour les appareils gourmands en énergie, l’investissement de départ s’amortit bien sur la durée de vie et les préoccupations environnementales », note Catherine Brandenberger, directrice marketing du groupe Energizer en France. La marque en est le leader avec quelque 29,7 % du marché en valeur, piles et chargeurs confondus, au 4 janvier 2009, contre seulement 23,7 % un an plus tôt, dans un secteur où les marques de distributeur régressent.
Secteur et énergie solaire
Sa dernière innovation en date, disponible au printemps : un chargeur fonctionnant à la fois sur secteur et à l’énergie solaire. Energizer a aussi travaillé récemment sur l’entrée de gamme pour moderniser le design des produits. Les acteurs classiques du marché des piles se sont longtemps interrogés sur le risque de perdre des consommateurs sur leurs références classiques en développant leur offre rechargeable. Mais neuf acheteurs de cette dernière sur dix mixent en réalité les deux types de produits, gardant les piles alcalines pour les télécommandes, les torches, les horloges, peu consommatrices. Preuve que le réflexe s’est instauré, si les piles rechargeables ont le vent en poupe, les chargeurs ont, eux, reculé l’an dernier. Car, aujourd’hui, trois ménages sur quatre en possèdent au moins un, contre 45 % il y a quatre ans. Ils l’installent d’abord au salon – d’où la nécessité de soigner le design -, puis dans le bureau et, enfin, dans la cuisine.
Source : www.lesechos.fr
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