Livres électroniques et vie privée : faut-il sonner l’alarme ?


D’après l’Electronic Frontier Foundation, les e-books permettent d’obtenir des informations sur la vie privée de leurs utilisateurs.

Les livres électroniques, qui peuvent être chargés en contenus via diverses librairies en ligne, permettent aux fournisseurs de suivre littéralement à la trace les goûts des lecteurs, puisqu’ils peuvent suivre quels ouvrages sont téléchargés, et même le temps de lecture qui leur est consacré.

L’Electronic Frontier Foundation (EFF, ONG internationale qui protège la liberté d’expression sur Internet) a tiré la sonnette d’alarme il y a quelques jours, en publiant un tableau très instructif, signalé et traduit par PC INpact. Il récapitule à quelles informations peuvent accéder les constructeurs et éditeurs selon les différents lecteurs numériques disponibles sur le marché.

Pour mémoire, pour charger leurs e-books, les lecteurs peuvent passer par des plate-formes initiées par des éditeurs traditionnels (comme Numilog, créée par le groupe Hachette, ou encore Eden-Livres, initiée par Flammarion, Gallimard et La Martinière), ou encore par des plate-formes lancées par des acteurs de l’Internet, comme Google Books de Google, ou la librairie en ligne d’Amazon, ce dernier étant à l’origine du fameux Kindle.

MP3, e-books, DRM : même débat

Or, comme le pointe l’EFF, le livre numérique soulève de nouvelles questions, finalement assez proches de celles soulevées par le format MP3 à ses débuts – en termes de protection des données personnelles, de propriété intellectuelle, de droits d’auteurs, de partage de biens communs… « Les livres numériques commencent à transformer notre manière d’acheter et lire les livres de la même façon que les mp3 ont modifié la façon dont nous achetons et écoutons de la musique », constate l’EFF. Mais « la technologie présente de nouvelles et significatives menaces pour la vie privée ».

L’EFF montre d’ailleurs les liens étroits qui lient les e-books et certaines librairies en ligne, pour les tenir informées des habitudes des utilisateurs, du circuit commercial, de leur localisation… Ce qui permettrait  de cerner l’environnement culturel d’une personne, à un degré jamais atteint jusqu’à présent. L’EFF dénonce ainsi le manque de transparence dans l’utilisation de ces données.

Principaux visés : nullement les plate-formes initiées par les éditeurs traditionnels, mais Google et Amazon. C’est le cas avec le moteur de Google Books, qui enregistre chacune de vos recherches, les pages lues, combien de temps vous êtes restés sur tel document, les documents que vous lus par la suite… des données accompagnées de l’adresse IP. Un nouvel outil de suivi à la trace de l’internaute – inespéré pour les commerciaux.

Amazon est aussi pointé avec son Kindle, qui repose sur un régime de licences couplées à des DRM. Ces DRM sont utilisées par Amazon pour empêcher de lire sur d’autres terminaux les livres électroniques conçus pour le Kindle. Mais elles lui permettent aussi de suivre au plus près les usages de ses lecteurs…

Auteur : Capucine Cousin

Source : www.lexpress.fr

Innover pour sortir de la crise


Selon une étude internationale menée par Accenture, l’innovation est considérée plus que jamais comme une composante stratégique par les entreprises pour renouer avec la croissance.

Sur les quelque 630 dirigeants nord-américains et britanniques interrogés dans tous les secteurs d’activité (automobile, banque, biens de consommation, services, assurance, pharmacie, high-tech, etc.), 48 % affirment que leur budget alloué à la R&D a été revu à la hausse au cours des six derniers mois, et 33 % qu’il est resté inchangé.

Plus important encore, près de 9 chefs d’entreprise sur 10 (89 %) estiment que l’innovation pèse au moins aussi lourd dans la balance économique que la réduction des coûts pour restaurer la croissance de leur société.

Encore faut-il être bien armé pour en tirer le meilleur profit, comme le souligne cette étude, qui met en exergue plusieurs lacunes dans la gestion du processus d’innovation.

« Les entreprises ne peuvent pas faire l’économie du risque. Elles doivent tirer les enseignements de leurs erreurs passées et faire preuve d’audace pour assurer leur croissance et se préparer à la reprise économique », explique Christian Auriach, responsable de l’entité Efficience opérationnelle et performance des processus pour Accenture en France et au Benelux.

« A défaut, l’entreprise prend le risque de se voir distancée par des concurrents qui auront saisi l’importance de l’innovation et sauront la piloter », ajoute-il.

Reste que trop peu de sociétés disposent des moyens suffisants pour faire les analyses bénéfices-risques indispensables pour prendre, en toute connaissance de cause, les décisions nécessaires pour atteindre des objectifs ambitieux, surtout en période de crise.

« C’est pourquoi elles sont souvent déçues du résultat de leurs efforts d’innovation », déplore Christian Auriach.

Source : www.lesechos.fr

Trakken n’a pas dit son dernier mot


L’intérêt suscité depuis deux ans par le jeu Trakken, pousse ses inventeurs à vouloir lui donner une aura plus ambitieuse depuis Donzy.

Inutile de chercher un sens à Trakken. « C’est un mot inventé par associations d’idées », sourit Serge Rébeillard, inventeur de ce jeu de lettres, avec Cécile Kreweras. Au départ, ça s’appelait la joute. Difficile à prononcer pour les étrangers. « Il fallait une connotation tolkienne, l’idée d’une traque », complètent ses créateurs. Et une pointe de réminiscence médiévale.

Trakken est né dans les têtes du couple donziais, après plusieurs années de maturation. Des passionnés de jeux en perpétuelle quête de remue-ménage cérébraux et ludiques.

Le jeu a été lancé il y a deux ans. À l’occasion du Festival du mot de La Charité où Trakken a titillé la curiosité de des visiteurs. Il a reçu, récemment, un écho encourageant à la bibliothèque de Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Et rendu accro une petite poignée d’habitants de Donzy.

C’est bien de cette petite commune nivernaise, où ils partagent leur vie avec la région parisienne, que le couple a l’intention de faire rayonner Trakken à plus grande échelle. L’association existante Mots & Stratégie va s’agréger une société éponyme, support de développement du jeu. « On fait actuellement beaucoup de « buzz » autour de Trakken pour voir comment les gens réagissent », décrypte Serge Rébeillard.

Serge et Cécile ont un business-plan bien arrêté : d’abord lancer le concept Trakken sur Internet.

Source : www.lejdc.fr

Recherche et Développement : quid des délocalisations ?


Les motivations des firmes pour délocaliser leur politique d’innovation ne sont plus seulement d’origine financière. L’Inde mène une offensive particulièrement marquée en matière d’informatique.

L’Inde, futur champion mondial de la R&D ? Les investissements en recherche et développement sur le sol indien progressent de 23% par an, une performance remarquable dans un contexte de restriction des coûts, crise oblige. Le nombre de centres dédiés à l’innovation a triplé en l’espace de dix ans dans le pays, selon le cabinet de conseil indien Zinnov. Une étude menée par Booz&Co met en exergue le rôle des entreprises spécialisées en technologies de l’information dans ce développement : elles consacrent en moyenne 11,4% de leur chiffre d’affaires à la R&D, talonnant la pharmacie (12%).

De récents projets confortent le leadership progressivement pris par l’Inde en matière d’innovation dans le secteur IT. Des fonctions liées à l’informatique interne d’Airbus viennent ainsi d’être confiées à Mahindra Satyam, si l’on en croit l’Economic Times of India. La signature du contrat triannuel, d’un montant de 20 millions de dollars, trouve notamment sa source dans la faiblesse du dollar, un élément particulièrement fort dans les décisions des entreprises actuellement. Dans un tout autre secteur, ce sont également les effets de change qui motivent la décision prise par Daimler de transférer la production de la Mercedes Classe C de l’Allemagne aux États-Unis.

Les taux de croissance enregistrés au sein des pays émergents expliquent aussi le basculement des centres de recherche vers l’Inde ou la Chine : ces États constituant les marchés de demain, il devient plus cohérent de transférer des étapes de la production près des lieux de vente avec des coûts de main d’œuvre bien moindres qu’en Europe ou en Amérique du Nord. En délocalisant en Chine sa R&D, ST Microelectronics comptait ainsi accroître la pénétration de ce marché. Cet exemple tiré de l’industrie des semi-conducteurs reste toutefois à tempérer: en matière d’usinage et de sortie des produits finis, les réacheminer vers leur lieu de vente peut s’avérer plus coûteux, d’où l’émergence d’un phénomène de relocalisation.

Développement de compétences

Ces mouvements démontrent les faiblesses du crédit d’impôt recherche, pourtant attractif si l’on en juge les modalités: l’État accorde aux entreprises un crédit d’impôt allant de 30% à 50% (la première année) des dépenses de R&D effectuées en France, dans la limite de 100 millions d’euros investis (5% au-delà).

Un rapport déposé en juillet dernier par le député UMP Gilles Carrez remet en doute les récents efforts consentis en la matière : « le coût du crédit d’impôt est directement lié aux évolutions législatives du dispositif », était-t-il expliqué. Plus surprenant, « c’est le secteur des services qui représente près des deux tiers des créances, en particulier les entreprises de services bancaires et d’assurance ». En clair, le CIR peine à toucher sa cible et à pousser l’innovation dans l’Hexagone.

Les objectifs financiers, même s’ils demeurent essentiels dans la décision des entreprises à délocaliser leur recherche, ne sont plus primordiaux. La recherche de compétences ou de savoirs-faire spécifiques est également en train de prendre de l’ampleur, développement de ces marchés et élévation du niveau d’éducation obligent. La puissance de China Mobile, premier opérateur mondial en nombre d’abonnés, permet ainsi à IBM d’affirmer son expertise en matière d’analyse du trafic téléphonique. Le niveau d’excellence atteint par les mathématiciens indiens a conduit General Electric a inaugurer, il y a dix ans, un centre basé à Bangalore en charge des algorithmes pour ses produits les plus complexes. Même Tefal s’y est mis concernant la cuisson du riz.

Dans ce contexte, difficile pour les économies occidentales de retenir leurs firmes. Les gouvernements ne baissent cependant pas les bras, comme le montrent les dernières annonces en France : réorganisation du tissu de pôles de compétitivité, provision de sommes notamment destinées au numérique, soutien aux entreprises de taille intermédiaire. La renaissance d’une véritable politique d’innovation et tournée vers l’industrie ?

Auteur : Franck Stassi

Source : www.problematiques.fr

Un inventeur tatoueur en quête d’investisseurs


Thierry Delvigne, néo-Lantonnais de 45 ans, ancien tatoueur de profession, a inventé « une machine à tatouer sans aiguille ». L’idée, qui semble providentielle pour tous ceux qui hésitent à subir la piqûre des aiguilles, n’est pourtant pas sur le marché. Et pour cause, son inventeur l’a consignée dans une enveloppe Soleau (1). « Je n’ai pas les moyens d’investir dans un brevet, d’autant plus qu’il faudrait une protection internationale », explique-t-il.

Un système de franchise

Aussi cherche-t-il un investisseur intègre, prêt à l’aider à exploiter son invention. Car son histoire personnelle chaotique lui a appris à être d’une méfiance exacerbée. D’autant plus qu’une maladie dégénérative le prive maintenant quasiment de la vue.

Il vit à Cassy depuis quelques mois dans une situation sociale délicate, entouré de sa femme et de leurs quatre jeunes enfants. Le tatoueur, lui-même tatoué « sur tout le corps », ne peut donc plus tatouer, mais il ne désespère pas, malgré de nombreuses prises de contact jusqu’ici inabouties, de trouver un soutien de confiance.

L’objectif serait de créer un système de franchise : « L’invention peut rapporter un chiffre d’affaire de 10 millions d’euros par an », affirme sa femme, comptable d’expérience et chiffres à l’appui.

Autres inventions

De plus l’inventeur a d’autres inventions dans son sac – dans ses enveloppes Soleau plus précisément : des ongles artificiels qui changent de couleur sans produits polluants, un filtre pour annihiler les odeurs de la papeterie, etc. Il s’est même lancé récemment dans un reportage sur le Bassin sous forme d’interviews vidéo (« il suffit de poser la caméra face à l’interlocuteur »).

Et pourtant « je n’ai pas fait d’études » avoue-t-il, simplement « j’écoute, je m’informe »… Et si rien n’aboutit ? « J’apprends l’anglais et je pars à l’étranger », conclut-il.

(1) L’enveloppe Soleau est un produit de l’INPI (Institut national de la propriété industrielle). Sans être un titre de propriété industrielle, elle permet au déposant (qui y introduit description ou reproduction de sa création) de dater de façon certaine la création de son œuvre et de s’identifier comme auteur.

Contact : Entreprise Delvigne Thierry

Tél. : 07.60.84.13.12

E-mail : Lemantrodomia2@gmail.com

Auteur : Chantal Moreau

Source : www.sudouest.com

Commentaire de Thierry Delvigne : Les chiffres mentionnés dans cet article sont incomplet. Puisqu’il s’agit d’une invention mondialement innovante avec en perspective un énorme monopôle mondiale financier et commercial. Afin d’avoir une approximation plus précise du potentiel du chiffre d’affaire de la machine de tatouage sans aiguille, vous pouvez multiplier les 10 millions d’euros du marché commercial français par 125. Ce qui rapporte en réalité 1 250 000 000 euros.

Bricoleurs et bricoleuses en herbe : mobilisez-vous contre le handicap !


Vous regorgez de bonnes idées et d’ingéniosité ? Participez au 13ème Concours des Papas bricoleurs et Mamans astucieuses organisé conjointement par Handicap International et Leroy Merlin®.

Chaque année ce dernier récompense des inventions conçues pour faciliter la vie des enfants et adultes handicapés. « Le matériel adapté est souvent onéreux ou inexistant », souligne l’ONG Handicap International. Et ces produits qui font appel au « Système D », représentent souvent une alternative utile et bon marché.

Les dossiers de candidature devront être déposés avant le 1er mars 2010 et en juin, le jury sélectionnera les vingt meilleures idées. Elles seront alors publiées dans un guide, distribué gratuitement à 60 000 exemplaires. Les vingt lauréats recevront une dotation financière fixée à 1 600 euros pour le grand vainqueur du concours. Rapperlons qu’en 2009, le premier prix avait été décerné à un papa du Finistère, pour la conception d’un « ordinateur embarqué H24 sur fauteuil ». Il l’avait imaginé pour son fils, atteint d’une myopathie de Duchenne.

Pour télécharger le dossier de participation, cliquez ici. Et s i vous souhaitez recevoir les guides édités les années précédentes, téléphonez au 04 72 84 26 86 ou envoyez un mail à papasbricoleurs@handicap-international.org. Le guide est également distribué gratuitement dans tous les magasins Leroy-Merlin®.

Source : Handicap International

Que vaut le brevet d’un inventeur ?


C’est la question que se pose chaque inventeur lors du dépôt d’un brevet. Même si le coût n’est pas significatif, beaucoup s’attribuent d’heureuses perspectives de rentrées financières. Si d’aventure ils étendent la protection du brevet à d’autres pays, les frais s’élevant, ils réévalueront leurs prétentions.

Pourtant, préjuger du prix d’un brevet est une entreprise hasardeuse. La valorisation d’un brevet n’existe qu’autant que lui est associé un produit ou un concept monnayable sur le marché. Rares sont ceux qui peuvent y prétendre. Sur 100 brevets déposés à l’Inpi, 0,7 % donnent lieu à des produits normés, accessibles au marché. De ce nombre, 60 % sont issus de grandes entreprises, ces derniers disposant du temps et des moyens nécessaires à leur mise en œuvre.

La possibilité qu’un brevet « à l’état brut » présente une valeur marchande est infime, voire irréaliste. La possibilité qu’un brevet puisse se développer en dehors de structures d’accueil bien organisées, œuvrant sur le long terme, est pratiquement nulle. Rares sont les PME qui peuvent y répondre. Encore moins des inventeurs agissant solitairement ! Si, toutefois, le brevet de l’un de ces derniers se voit reconnaître malgré tout une valeur marchande, le gain sera faible, couvrant tout juste les frais engagés. Lassés d’attendre, certains bradent leurs brevets. D’autres lâchent prise.

Cette situation est pourtant paradoxale. Majoritairement de bonne foi, rares sont les inventeurs qui s’accomplissent à la légère comme en témoignent les recherches d’antériorité ou les dossiers d’expertise joints aux dépôts. Seulement voilà, trois problèmes bousculent leur enthousiasme : l’argent, le temps et la loi.

La valorisation marchande d’un brevet ressemble à un chemin de croix. D’une étape à l’autre, les coûts sont lourds, incompressibles : consultations, planches d’essai, validations techniques, unité pilote, référencements, mise aux normes. Qui plus est, rien n’est jamais acquis. Chaque fois, l’incertitude de ne pas franchir l’étape suivante demeure. Ce qui a été validé dans un laboratoire peut être contesté dans un autre. Du coup, le coût estimé se situe toujours au-delà de 100.000 euros et jusqu’à plusieurs millions d’euros. Sauf exception, les inventeurs n’ont pas les moyens de leur ambition. Certains sollicitent l’aide publique, d’autres des concours privés. Rares sont les élus ! Livré à lui-même, l’inventeur ne devra tenir compte que de ses seuls apports personnels, en raclant ses fonds de tiroir. La plupart des inventeurs se trouvent dans une sorte d’impossibilité d’agir.

Le temps n’est pas aussi une mince affaire. Entre deux et cinq ans, voire plus et sans rentrée d’argent, l’inventeur devra consacrer toute l’énergie nécessaire à son projet. Celui-ci est accaparant : élaboration de protocoles techniques, de procédures, de schémas de production, de fiches de sécurité, etc. Dès lors qu’il s’agit d’innovations complexes, ces documents peuvent prendre l’allure de thèse de recherche. Parallèlement, il devra nouer des contacts avec les acteurs du marché : clients, distributeurs ou prescripteurs. Inévitablement, il affrontera un dédale d’organismes ou de comités censés vérifier le bien-fondé de son invention. Parfois son honneur sera mis à l’épreuve. Face à des fonctionnaires zélés, il devra faire profil bas, tolérer l’absence d’écoute, peut-être le mépris. Pendant cette période, la concurrence peut déjouer ses ambitions. En cela, le dépôt d’un brevet est un piège. Sa publication facilite la tâche d’entreprises adverses, celles dotées de moyens. Si ces dernières trouvent un angle différent au brevet d’origine, elles sauront faire respecter leur titre. Souvent liées à des avocats spécialisés, des sociétés de veille technologique américaines opèrent ainsi : prendre au vol des connaissances, s’en approprier ensuite les bénéfices.

Autre difficulté : le corset réglementaire. Toujours plus contraignant, plus retors, il se dissimule dans les entrelacs d’arrêtés illisibles. Sous prétexte du motif de précaution, l’inventeur devra prouver que son invention n’affecte pas l’environnement. Rares sont pourtant les entreprises industrielles nées avant et durant les Trente Glorieuses ayant souscrit à de telles exigences ! Du coup, le droit d’entrée est plus coûteux, surtout imprévisible. Des nuits entières, il devra démêler les fils d’une législation qui française, qui européenne traque la moindre bévue. Si, malgré tout, sa technique accède au marché, il devra encore se méfier des mises en jeu de responsabilité, sujettes également à un constant raidissement législatif. A la moindre erreur, le couperet ! L’annonce alors de l’échec de la valorisation du brevet !

A défaut d’une immense énergie, d’un goût au sacrifice et du risque et de moyens financiers, la valorisation d’un brevet défendu par un inventeur s’apparente à un vœu pieux. Dans tous les cas, ce dernier est un homme seul, seul juge de la poursuite d’une entreprise incertaine.

Auteurs : FRANÇOIS DE LA CHEVALERIE, ENTREPRENEUR ET YUE ZHANG, SPÉCIALISTE EN PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE.

Source : www.lesechos.fr