Le Solowheel, un Segway coupé en deux


Après la trottinette, les rollers ou le Segway, voilà qu’un nouvel engin pour « microdéplacements » fait ses premiers tours de roues à Paris. Le Solowheel, inventé par la société américaine Inventist, et commercialisé en France depuis quelques jours à 1899 € (liste des boutiques sur http://www.ultramobility.net), permet aux piétons de passer en mode « superpiétons » pour arpenter les rues trois fois plus rapidement qu’à pied et presque sans effort. Dépourvu de guidon mais bourré d’électronique, il fonctionne sur le même principe que le Segway, ce véhicule personnel apparu au tout début des années 2000 utilisant la technologie gyroscopique pour tenir debout tout seul. Comme son nom l’indique, le Solowheel n’a qu’une seule roue, sur laquelle on se hisse sur deux cale-pieds.

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A première vue, rien ne permet à ce véhicule personnel de tenir en équilibre. Et pourtant! « Il s’apprivoise de la même manière qu’un vélo ou que des skis pour un débutant, et devient rapidement une extension naturelle de ses pieds », s’enthousiasme Vincent Bourdeau, dirigeant de la société Ultramobility, importatrice du Solowheel. L’appareil, emmené par un moteur électrique alimenté via une batterie qui se recharge en une heure sur une prise classique, multiplie les avantages par rapport à ses concurrents naturels. Pas d’efforts à fournir comme à vélo ou en rollers, et donc pas de risque d’arriver au bureau avec des auréoles sous les bras.

Pas de souci de parking ou de vol, puisque pesant seulement 12 kg, il se transporte n’importe où à bout de bras. Seuls deux inconvénients viennent ternir la promesse du Solowheel : une autonomie limitée à 20 km qui le cantonne à de toutes petites distances, et cet apprentissage qu’il exige avant de le piloter avec aisance et sans risquer une collision avec d’autres usagers pédestres rencontrés sur un trottoir. « Cela fait longtemps que les gens attendent un véhicule simple de ce type » déclare Vincent Bourdeau. Certes, mais à près de 2000 € l’engin, les particuliers, qui n’ont jamais cassé leur tirelire pour passer à la mode du Segway, seront-ils séduits ? Et il reste à vérifier que c’est si facile. Voici un essai fait par le Parisien.

Il faut d’abord poser un pied, bien caler son mollet contre l’engin avant de poser le deuxième en s’élançant et, surtout, ne pas oublier de se tenir à n’importe quel point fixe pour éviter la chute. Les premiers tours de roues en Solowheel sont souvent acrobatiques, mais, à la différence du roller ou du vélo, très rarement douloureux. On se retrouve un peu crispé, comme un skieur niveau « piou-piou » prêt à dévaler sa première piste verte, les genoux collés l’un à l’autre et l’équilibre incertain. Les premières appréhensions naturelles passées (en particulier parce qu’il n’y a pas le guidon rassurant du Segway), on se retrouve au final pas si mal que ça. Il ne faut que quelques dizaines de secondes pour comprendre la gestion de l’assiette qu’offre le Solowheel. Impossible de basculer d’avant en arrière, l’électronique gère à merveille. Toute l’astuce consiste à doser la pression latérale exercée par ses mollets sur l’appareil pour, une fois lancé, s’orienter vers la droite ou à gauche.

Un léger mouvement du corps vers l’avant et, à quelque 5 petits km/h, nous voilà partis. En un quart d’heure, on réussit tout de même à parcourir entre 4 et 8 m sur le bitume bien lisse d’un trottoir. Seules les premières douleurs musculaires dans l’intérieur des cuisses, et l’appui prolongé de l’appareil sur des mollets un peu tétanisés, nous font rendre les armes, navré tout de même d’avoir à stopper une expérience si prometteuse. « Il faut quand même une bonne heure, idéalement sectionnée en quatre parts égales, pour commencer à se sentir à l’aise et assurer une bonne ligne droite », explique Vincent Bourdeau. Contrairement à une trottinette, le Solowheel est doté d’un pneu et donc n’a aucun mal à rouler sur un chemin terreux. Mais ça ne lui permet pas pour autant de monter les trottoirs. Mais, là encore, un peu d’entraînement permet de s’affranchir de ce genre d’obstacle. D’un geste leste, il suffit d’attraper la poignée, de soulever l’engin pour s’y réinstaller et reprendre sa route… (d’après des articles du « Parisien »)

Site Web : solowheel.com

Auteur : JMD

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