Canada / Sociofinancement : la Ruche veut des idées pour Québec


On peut avoir de bonnes idées sans avoir la bosse des affaires. À l’inverse, on peut vouloir piloter un projet sans avoir eu d’éclair de génie. Alors qu’elle amorce sa deuxième année d’existence, la plateforme Web de sociofinancement La Ruche souhaite accroître la collaboration entre entrepreneurs et idéateurs.

«On veut mettre plus d’accent sur notre section idées. Elle existe sur la plateforme, mais elle n’est pas exploitée», a indiqué mardi le cofondateur et responsable de La Ruche, Jean-Sébastien Noël.

Depuis un peu plus d’un an, le site de sociofinancement a permis à 33 projets de se réaliser à l’aide de 265 000 $ versés par 3500 contributeurs par Internet. Depuis cette compilation, le nombre de projets financés par le public a atteint 39.

Mais tous ceux qui ont une idée n’ont pas toujours envie de la mener à bien. Ces prochains mois, les responsables de La Ruche entendent mettre davantage en valeur une section du site qui permet aux gens de partager une idée, une forme de «brainstorm» collectif, en somme.

L’idée pourra par la suite être reprise par des aspirants entrepreneurs et suivre le principe de La Ruche.

Ce concept est simple : les entrepreneurs soumettent leur idée à un comité de La Ruche. Il peut s’agir de l’ouverture d’une boutique, de la mise en marché d’une invention, de l’organisation d’un événement culturel ou social ou de la production d’un livre, par exemple.

Le projet est mis en ligne avec un objectif de financement et une date pour l’atteindre. Les internautes peuvent verser un don en échange d’une récompense et leur argent est débité seulement si le projet a atteint son objectif.

Au-delà des espérances

Avec un bilan au-delà des espérances après une première année, La Ruche a prouvé sa pertinence, selon M. Noël. Ce type de financement montre, dit-il, que la population «est prête à se prendre en mains» et se donner la possibilité d’avoir son mot à dire dans les projets.

Pour les entreprises naissantes, La Ruche est aussi une bonne façon de sonder ce que les gens veulent en plus de créer un attachement à un projet régional. Tous les projets soumis à La Ruche doivent en effet avoir un impact sur la région de Québec. «Ça démocratise l’entrepreneuriat, illustre M. Noël. Les gens qui contribuent à un projet qui se réalise se disent : « Il y a un peu de moi là-dedans. » C’est ça vivre en communauté.»

La première année de La Ruche en chiffres

33 projets réalisés

265 000 dollars en dons

3500 contributeurs

150 promoteurs rencontrés et encadrés par La Ruche

480 heures de bénévolat effectué par les ambassadeurs de La Ruche, un groupe de personnalités de Québec appelé les SM40

Quelques projets financés

La Fromagerie du Campus

Lunettes Chic Choc

Le mois du Papillon dansant (visites dansées en CHSLD)

Un vidéoclip pour le groupe My Hidden Side

La boutique La folle fourchette

Massothérapie Le Dauphin bleu

Auteur : Valérie Gaudreau / Le Soleil

Source : www.lapresse.ca

Lettre d’information Transtech – Juillet 2014


Invention à l’honneur

Tétine pour bouteilles d’eau

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Ce produit permet de visser la tétine de votre bébé sur la quasi-totalité des bouteilles d’eau minérale.

L’adaptateur tétine garantit également une utilisation hygiénique, puisque la tétine ne rentre pas directement en contact avec le goulot de la bouteille.

Idéal en déplacement !

« L’hygiène pour mon bébé … N’importe où, N’importe quand ! »

– S’adapte sur toutes les bouteilles d’eau minérale
– Pratique lors des déplacements
– Réutilisable
– Hygiénique

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Situation du projet

– Breveté / Dépôt de dessins, modèles et marque
– Fabrication industrielle
– Commercialisé par TANDEM CREATIONS

Apports de Transtech Aquitaine

– Revue des Inventifs® 2013

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Témoignage de l’inventeur : TRIBHOU Denis

« La tétine pour bouteille a été inventée en 2005 et diffusée pour la première fois en parapharmacie. Aujourd’hui la tétine est proposée en grande distribution avec qui j’ai un partenariat : Carrefour. Transtech m’a offert une visibilité supplémentaire en terme de communication grâce à la présentation de mon projet dans sa revue Inventifs »

Focus partenaire I’NOV PRO

Dom Animation Studio est une agence de post-production Bordelaise, spécialisée dans la conception de spots publicitaires, animation et modélisation d’objets et projets en 2D et 3D, de films d’entreprise, et interviews professionnelles.

Une image vaut mille mots, et cela, nous l’avons bien compris à Dom Animation Studio. C’est pour cela que notre agence vous propose de communiquer via un média omniprésent dans la société actuelle : la vidéo. Film en Full HD, Animations 2D et 3D, nous mettons tout en œuvre pour vous proposer une communication efficace et attractive.

Notre objectif est de vous accompagner dans votre communication visuelle vidéo, lors de vos rendez-vous professionnels, vos salons, foires … grâce notamment à la modélisation et animation 3D, pour la présentation de vos créations.

N’hésitez pas à venir les rencontrer lors du forum I’NOV PRO le jeudi 9 octobre 2014. Pour toute question complémentaire ou pour toute inscription au Forum, contactez Transtech Aquitaine au 05.56.51.39.18 ou par mail à contact@transtech.asso.fr.

Foire des Minées 2014

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La Foire des Minées se tiendra du 5 (après-midi) au 9 septembre 2014 inclus.

C’est l’événement commercial, artisanal et industriel majeur du Nord-Ouest Vendée. Chaque année, ce sont plus de 300 exposants et 45 000 visiteurs qui sont accueillis.

Transtech Aquitaine organise à cette occasion un espace salon d’inventeurs au sein de la Foire et propose 10 stands avec participation gratuite.

Alors ne tardez plus et inscrivez-vous vite !

Ce salon sera aussi l’occasion de présenter en avant-première l’exposition itinérante que Transtech Aquitaine réalise actuellement autour d’inventions.

Pour tout renseignement (visite ou inscription pour un stand), n’hésitez pas à contacter Transtech au 05.56.51.39.18 ou par mail à contact@transtech.asso.fr.

TRANSTECH Aquitaine

40 Avenue de la Somme – 33700 MERIGNAC

E-mail : contact@transtech.asso.fr

Tél. : 05 56 51 39 18

Salon des inventeurs – Fête de la Science d’Antony 2014


Les Journées de la Fête de la Science d’Antony sont planifiées les 11 et 12 octobre 2014, au Centre André Malraux.

Cette manifestation, conviviale et gratuite, offre aux entreprises et organismes (public et privés) la possibilité de présenter leur travail et leurs réalisations à un public toujours plus nombreux.

Comme chaque année, la Municipalité y proposera des expositions et des ateliers permettent de s’amuser en découvrant les sciences.

Par ailleurs, comme en 2013, un salon des inventeurs sera mit en place, en partenariat avec l’association « Club invention – Europe ».

Plus de sept mille personnes seront attendues sur le site.

Nous vous proposons d’être présents à nos côtés, à l’occasion de cette nouvelle édition. Si cette proposition retient votre attention, nous vous remercions de bien vouloir nous retourner le bulletin d’inscription ci-joint.

– Le bulletin d’inscription

Olivier DUGENÊT, Responsable des Animations

Service Animations de la Mairie d’Antony

Place de l’Hôtel-de-Ville – BP 600 86

92161 ANTONY Cedex

Tél : 01 40 96 73 67 – Fax : 01 42 37 00 10

Lucibel remporte le trophée Ile-de-France des « Talents de l’innovation 2014 »


Chaque année, l’Institut National de la Propriété Intellectuelle (INPI) récompense les PME-PMI et les laboratoires français qui se distinguent par leur utilisation de la propriété industrielle comme support de leur stratégie de développement. Lucibel, experte en éclairage LED, a été choisie parmi de nombreuses entreprises d’Ile de France pour recevoir ce trophée.

Le 10 juillet dernier, l’INPI a décerné à Lucibel le trophée « Talents de l’innovation 2014 – Ile de France » parmi une sélection d’entreprises régionales. Un prix qui permet à l’entreprise de concourir pour les trophées nationaux des « Talents de l’innovation 2014 » de l’INPI.

L’innovation est véritablement au cœur de la stratégie de Lucibel, qui consacre plus de 5% de son chiffre d’affaires à la R&D et a déjà déposé 22 brevets au cours des trois dernières années. La protection de sa propriété intellectuelle a également été l’une des motivations clés de Lucibel dans sa décision de relocalisation en France, à Barentin (Seine Maritime), d’une partie de ses activités de fabrication.

Lors de la remise du Trophée à Lucibel, Jean Laurent Houot, Directeur Général Délégué en charge de la Recherche et du Développement a indiqué : « L’Innovation, sous toutes ses formes, est vraiment l’ADN de Lucibel. Notre capacité à sortir des sentiers battus pour innover et inventer sans cesse, puis intégrer ces innovations de rupture dans nos solutions d’éclairage LED, est notre force. Je remercie l’INPI de rendre honneur à Lucibel et, par son intermédiaire, à la haute technologie française à la conquête du monde, puisque Lucibel commercialise déjà ses solutions d’éclairage innovantes dans près de 30 pays ».

Source : www.itrmanager.com

La protection des produits artisanaux et industriels par le système des indications géographiques.


La Loi n° 2014-344 en date du 17 mars 2014 relative à la consommation dite loi « Hamon » créée une indication géographique spécifique destinée à protéger des produits artisanaux et industriels.

Avant d’aborder les apports de cette nouvelle loi, il est utile de revenir un instant sur le contexte international et communautaire dans lequel celle-ci intervient.

1. La protection des produits artisanaux et industriels au plan international et communautaire

Si au plan international, la protection des indications géographiques (IG) des produits artisanaux et industriels a été reconnue, telle n’a pas été encore le cas au plan communautaire.

Ainsi, au plan international, la notion d’IG a été reconnue et définie à l’article 22 de l’accord ADPIC (Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce) conclu dans le cadre du GATT (General Agreement Tariffs and Trade) devenu (OMC) Organisation Mondiale du Commerce.

Cette définition de l’IG vise « des produits » sans exclure les produits artisanaux ou industriels et met l’accent sur le lien étroit entre l’origine géographique (territoire d’un Membre, ou d’une région ou localité de ce territoire) et la qualité, la réputation ou une autre caractéristique déterminée dudit produit.

Au plan européen, il est mis en place, depuis 1992, un système de protection, mais uniquement pour les produits alimentaires, et qui reconnaît deux types de signes de qualité : les Appellations d’Origine Protégées (AOP) et les Indications Géographiques Protégées (IGP).

Dans les deux cas, ces signes de qualités désignent le nom d’une région, d’un lieu déterminé ou dans des cas exceptionnels, d’un pays, et sert à désigner un produit agroalimentaire qui en est originaire et dont la qualité ou les caractères sont dus essentiellement ou exclusivement au milieu géographique comprenant les facteurs naturels et les facteurs humains.

Mais dans le cas de l’AOP, toutes les étapes de fabrication (production, transformation et élaboration) ont lieu dans l’aire géographique délimitée alors que dans l’IGP, seulement l’une de ces étapes peut avoir lieu dans cette aire géographique. Le lien avec le terroir est donc moins fort.

Enfin, l’attribution d’une AOP ou d’une IGP se fait non seulement au regard de ces critères géographiques, mais également sur des critères qualitatifs qui figurent dans un cahier des charges, contrôlés par un organisme tiers indépendant.

S’il existe actuellement une volonté de l’Union Européenne d’harmoniser les protections des produits non agricoles, aucun texte n’est encore en préparation.

2. La protection des produits artisanaux et industriels au plan national

Comment étaient protégés produits artisanaux et industriels avant la Loi « Hamon » ?

Historiquement, les produits manufacturés étaient protégés par les appellations d’origine simple visées par la loi du 6 mai 1919 dont les dispositions sont reprises aux articles L. 115-1 et suivants du Code de la consommation et L. 721-1 du Code de la propriété intellectuelle. C’est sous l’empire de cette loi qu’ont été enregistrés quatre appellations d’origine de produits manufacturés : « Poterie de Vallauris », « Dentelle du Puy », « Émail de Limoges » et « Mouchoirs et toiles de Cholets ».

Mais cette loi ne semble plus adaptée du fait de que les matières premières servant à fabriquer les produits manufacturés ne sont plus issue du terroir protégé, mais proviennent de l’importation. L’appellation d’origine simple n’a pas vocation à ne protéger que le savoir-faire (facteur humain), mais aussi le facteur naturel (le terroir). C’est dans ce contexte que la protection de la dénomination « porcelaine de Limoges » n’a pas été acceptée, la matière première (terre à foulon, émail) n’étant pas locale. (Conseil d’État, 31 janvier 1973)

Qu’apporte la loi « Hamon » ?

Cette loi met en place une protection nationale d’indications géographiques dédiées spécifiquement aux produits artisanaux et industriels sous certaines conditions tenant à l’élaboration de zones géographiques limitées et spécifiques et la mise en valeur de qualités ou de caractéristiques du produit liées à cette localisation.

Ainsi, cette loi définit l’indication géographique comme la dénomination d’une zone géographique ou d’un lieu déterminé.

Elle est destinée à désigner un produit, autre qu’agricole, forestier, alimentaire ou de la mer, ce qui sous-entend les produits industriels ou artisanaux dès lors :

– qu’il en est originaire et qu’il possède une qualité déterminée, une réputation ou d’autres caractéristiques qui peuvent être attribuées essentiellement à cette origine géographique ;

– que les conditions de production ou de transformation de ce produit, telles que la découpe, l’extraction ou la fabrication, respectent un cahier des charges homologué.

Cette définition reprend les mêmes dispositions que celles adoptées par l’Union Européenne dans sa définition de l’IGP destinée aux produits agroalimentaires.

Dans la mesure où le législateur européen a pour projet d’instituer une protection européenne des IG des produits non agricoles, il est préférable que la réglementation nationale soit le plus proche de ce que pourrait être la réglementation européenne de demain en la matière.

Les demandes d’homologation et de modification du cahier des charges sont déposées par un organisme de défense et de gestion (ODG) auprès de l’INPI et non pas l’INAO qui pourtant est devenu le seul organe compétent pour les signes officiels d’identification de l’origine et de la qualité.

Dans le cadre de son examen, l’INPI doit s’assurer que les opérations de production ou de transformation décrites dans le cahier des charges, ainsi que le périmètre de la zone ou du lieu, permettent de garantir que le produit concerné présente effectivement une qualité, une réputation ou d’autres caractéristiques qui peuvent être essentiellement attribuées à la zone géographique ou au lieu déterminé associés à l’indication géographique.

Certaines demandes d’homologation s’annoncent compliquées notamment entre les couteliers de Laguiole et ceux de Thiers. Le syndicat des couteliers de Laguiole se préparerait à devenir ODG, et souhaiterait voir reconnaître par l’INPI une IG « coutellerie de Laguiole ». Au contraire, à Thiers, souhaiterait créer une association pour une IG « Couteau de Laguiole Aubrac / Auvergne » qui préfigurait une future ODG et une zone géographique qui engloberait Thiers et Laguiole.

Également, cette loi permettra aux organismes de défense et de gestion dont une indication géographique a été homologuée ou dont la demande d’homologation est en cours d’instruction par l’institut de s’opposer à la demande d’enregistrement d’une marque. Cette procédure permet d’agir en amont et d’obtenir dans le cadre d’une procédure administrative initiée en première instance devant l’INPI, le rejet total ou partiel de cette demande d’enregistrement de marque.

À défaut d’avoir agi au cours de la procédure d’enregistrement de la marque, il est encore possible d’agir dans le cadre d’une procédure contentieuse en contrefaçon.

Par conséquent, non seulement au cours de l’enregistrement d’une marque, mais aussi a posteriori au cours de son exploitation il est possible de protéger son indication géographique contre toute atteinte.

Ne pouvait-on pas protéger ces produits artisanaux et manufacturés par un droit de marque ?

La marque est un signe distinctif destiné à désigner des produits et/ou des services d’une entreprise en vue de les distinguer de ceux de ses concurrents.

La marque peut être française, communautaire ou internationale c’est-à-dire visant des pays de par le monde, sélectionnés par le déposant. La protection de la marque a donc notamment une portée territoriale.

À partir de 1976, la CJUE reconnait expressément à la marque une fonction de garantie d’identité d’origine : «& La fonction essentielle de la marque est de garantir au consommateur ou à l’utilisateur final, l’identité du produit ou du service désigné par la marque, en lui permettant de distinguer sans confusion possible ce produit ou ce service, de ceux qui ont une autre provenance ». (CJCE, 22 juin 1976, aff. 119/75, Terrapin c/ Terranova : Rec. CJCE 1976, I, p. 3711. ; CJCE, 12 nov. 2002, aff. C-206/01, Arsenal : Rec. CJCE 2002, I, p. 10273& ; Prop. Intell. 2003, n° 7, p. 200, obs. Bonet ; D. 2003, p. 755, note de Cande ; RTDE 2004, p. 104, obs. Bonet.)

Mais si une marque à bien cette fonction de garantie d’identité d’origine, elle n’a pas vocation à garantir une qualité aux produits / services qu’elle désigne que ce soit en termes de savoir-faire ou en termes de rattachement à un terroir.

En outre, pour être valable juridique, une marque doit respecter des conditions juridiques et notamment être distinctive, c’est-à-dire ne pas faire référence à une caractéristique du produit, telles sa composition, ses qualités, sa quantité, destination, valeur, provenance, ou encore époque de production. Elle ne doit pas non plus être la désignation nécessaire, générique ou usuelle du produit ou du service. Enfin elle doit être disponible.

Or, contrairement à la marque, l’IG a vocation à valoriser les qualités ou les caractéristiques du produit liées à une zone géographique déterminée et ne peut pas être l’appropriation d’un seul producteur, mais bénéficie à tous les producteurs de l’aire géographique délimitée qui respectent le cahier des charges associé à l’IG.

Ce débat marque / IG n’est pas nouveau. Déjà, dans le secteur des vins et spiritueux, certains pays, issus du « nouveau monde », auraient aimé qu’il soit fait application du régime de la marque collective plutôt que de celui des appellations d’origine et des indications géographiques.

La particularité de la marque collective est d’être utilisée simultanément par différentes entreprises (producteurs et/ou distributeurs) et de servir à distinguer une ou plusieurs caractéristiques communes de leurs produits ou services. Elle est la propriété d’un collectif (association de producteurs, organisme de standardisation ou encore organisme de contrôle de qualité) qui accordera ensuite des licences d’utilisation de la marque aux producteurs répondant aux conditions requises.

Outre les difficultés liées aux conditions juridiques propres au droit des marques (distinctivité, disponibilité), la difficulté liée à ce type de marque collective provient du fait que les caractéristiques puissent autant porter sur les méthodes de production ou la provenance que sur le simple fait d’appartenir à une association professionnelle sans autre considération liée au facteur naturel (terroir) qu’au facteur humain (savoir faire).

Bien évidemment il serait possible d’envisager quelques modifications aux droits des marques pour créer une marque collective destinée à protéger spécifiquement les qualités ou les caractéristiques de certains produits liées à une zone géographique déterminée.

Mais la logique économique, derrière la protection par le droit de marque et la protection par le système des IG semble profondément différente : d’un côté, une logique marchande (vision privatiste du droit) et de l’autre, une logique non marchande, certains diront protectionnistes, dans un monde ultra-concurrentiel, l’IG étant incessible, inaliénable imprescriptible (vision publiciste du droit).

Les sources :

– Étude d’impact du 30 avril 2013 sur le projet de loi relatif à la consommation ;

– Loi « Hamon » n° 2014-344 en date du 17 mars 2014 relative à la consommation ;

– « La consécration d’un nouveau droit de propriété industrielle – Embouteillages à l’INPI », Jérôme FERRANDO, RLDI n° 102, mars 2014 ;

– Observations de l’APRAM (Association des praticiens du droit des marques et des modèles), sur le projet de loi relatif à la consommation, 3 juin 2013 ;

– « En route vers un couteau Laguiole IGP ? » www.aveyron.com ;

– une extension attendue de l’indication géographique protégée aux produits manufacturés, Laurence Bineau, Contrats Concurrence Consommation, n° 2, février 2013, étude 3 ;

– « Le renouveau des indications géographiques, l’évolution corrélative du droit des marques », Communication Commerce Electronique n° 5, mai 2014, alerte 34 ;

– « Les appellations d’origine, nouvel outil d’intelligence économique ? », Anaïs FERRADOU, www.portail-ie.fr ;

– « L’artisanat français : vers une meilleure protection de nos savoir-faire ? », Anaïs FERRADOU, www.portail-ie.fr ;

Auteur : Me Delphine BASTIEN, Avocat au barreau de Paris-Spécialisée en propriété intellectuelle
, Maitre de conférences associé – Université Paris 13

Source : www.village-justice.com

Salon Inventifs de la Foire des Minées 2014


La Foire des Minées se tiendra du vendredi 5 (après-midi) au mardi 9 septembre 2014 inclus.

C’est l’événement commercial, artisanal et industriel majeur du Nord-Ouest Vendée. Chaque année ce sont plus 300 exposants et 45 000 visiteurs qui sont accueillis.

TRANSTECH Aquitaine organise un espace salon d’inventeurs, le salon Inventifs, au sein de la Foire des Minées à Challans (Vendée) cette année.

A ce titre, nous vous proposons de pouvoir y tenir un stand et y présenter votre projet. Les stands sont gratuits et chaque inventeur participant aura la possibilité de vendre sur son stand.

Attention : seulement 10 stands disponibles !

Si vous êtes intéressé n’hésitez pas à vite contacter TRANSTECH Aquitaine par téléphone 05.56.51.39.18 ou par mail contact@transtech.asso.fr et/ou à nous retourner votre bulletin d’inscription et le règlement, que vous trouverez en pièces jointes, dûment remplis et signés.

– Le bulletin d’inscription

– Le règlement

TRANSTECH Aquitaine

40 Avenue de la Somme – 33700 MERIGNAC

E-mail : contact@transtech.asso.fr

Tél. : 05 56 51 39 18

Indice Mondial de l’innovation : Le Maghreb


Indice Mondial de l’innovation : La Tunisie recule, le Maroc gagne des places, l’Algérie reste loin

L’Indice Global de l’Innovation publié chaque année par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) en partenariat avec l’Institut européen d’administration des affaires et l’université américaine Cornell à New York souligne, une nouvelle fois, le retard du Maghreb dans les domaines de la créativité.

Pour sa 7e édition inscrite sous le thème du « facteur humain dans l’innovation », le Maghreb ne brille pas par ses performances. Sur un classement composé de 143 pays, la Tunisie, premier du Maghreb, est à la 78ème place. Le Maroc est classé au 84ème rang alors que l’Algérie n’est qu’à la 133ème place. Par rapport au classement précédent, la Tunisie a perdu 8 places, le Maroc en a gagné huit. L’Algérie a amélioré son classement de cinq places mais reste dans le bas du tableau.

Les trois pays maghrébins se retrouvent ainsi loin derrière l’Île Maurice, premier pays africain à figurer sur le classement 2014 en s’offrant le 40e rang suivi par les Seychelles au 51 rang et l’Afrique du sud au 53e.

Le classement, qui englobe 143 nations, est décliné à partir de 81 indicateurs dont les infrastructures, le capital humain, le niveau de la recherche, le développement des marchés, les résultats technologiques, la propriété industrielle et le niveau de la créativité, la collaboration université/industrie en matière de recherche, les familles de brevets d’invention par habitant et par PIB…

À l’échelle mondiale, la Suisse se maintient en tête du classement de l’Indice mondial de l’innovation pour la quatrième année consécutive, suivie du Royaume-Uni qui gagne une place, devant la Suède, la Finlande, les Pays-Bas, les États-Unis, le Singapour, le Danemark, le Luxembourg et Hong Kong.

« Ces chefs de file du Global Index Indicator (GII) ont créé des écosystèmes de l’innovation bien reliés, dans lesquels l’investissement, dans le capital humain associé à une infrastructure solide, favorise un haut niveau de créativité. Ainsi, les 25 premiers pays de l’indice GII obtiennent systématiquement de bons résultats dans la plupart des indicateurs et excellent dans des domaines comme l’infrastructure d’innovation, notamment les technologies de l’information et de la communication, le perfectionnement des entreprises grâce aux spécialistes du savoir, à l’établissement de liens dans le processus d’innovation et à l’assimilation du savoir; et les résultats de l’innovation tels que les produits et services créatifs ainsi que la créativité en ligne », estiment les auteurs du rapport.

Au niveau arabe, les Émirats Arabes Unies ont un bon classement et se retrouvent à la 36e position, suivis par l’Arabie Saoudite à la 38e place et le Qatar à la 47e.

Auteur : Walid Hamada

Source : www.huffpostmaghreb.com