Après l’annonce cette semaine de la sortie d’une tablette Linux, le constructeur finlandais Nokia, jusqu’ici spécialisé dans la construction de téléphones mobiles, frappe un grand coup médiatique. La firme a en effet décidé de libérer ses technologies brevetées pour qu’elles puissent être intégrées au noyau du système Linux.
Nokia suit, par cette décision, d’autres éditeurs comme SuSE (aujourd’hui dans le giron de Novell), IBM, Red Hat et Sun. Rappelons que c’est précisément cette protection de la propriété intellectuelle qui a conduit l’éditeur SCO (ex Caldera) à poursuivre IBM en justice pour violation de brevet.
La diversification de Nokia avec l’annonce du terminal Linux WiFi de type PDA, dont la commercialisation est annoncée aux États-Unis et en Europe, pour la fin de l’année 2005, semble coincider avec un net recul des bénéfices par terminal, sous pression d’un marché en demande de téléphones moins onéreux et en très forte concurrence. Avec ce nouvel appareil, le constructeur européen mise sur Linux pour concurrencer les ordinateurs de poche PocketPC (Windows Mobile) et PalmOS. Si le prix du Nokia 770 n’a pas encore été fermement révélé, des bruits de couloir citent des sommes inférieures à 280 euros (350 dollars US). Soit un prix inférieurs aux terminaux Palm et Windows Mobile équivalents.
En bourse, Nokia a ces derniers mois regagné quelques couleurs. Le cabinet Fitch Ratings confirmait vendredi sa note sur la dette à long terme non garantie de Nokia à » A+ « , pour une perspective toujours » négative « . Une étude publiée mardi dernier et menée par le cabinet d’études Gartner au cours du premier trimestre 2005 affiche un regain de parts de marché pour Nokia dans le secteur de la téléphonie : le Finlandais reste leader avec 30,4% des ventes mondiales contre 28,8%, il y a un an. Nokia se classe loin devant Motorola (16,8 %) et Samsung (13,3 %), tous deux également en légère hausse.
Source : www.toolinux.com
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