Un inventeur se bat pour commercialiser ses produits


Créateur de matière grise

PORTRAIT

Le canicosi, rehausseur pour chien ? C’est lui. La tondeuse électrique à enrouleur intégré ? Encore lui. Le pinceau à manche réutilisable ? Toujours lui ! Des concepts et des idées, il en a à revendre, Christian Dartevelle. Mais il ne les vend pas. Des années qu’il galère. Ce Carolo aujourd’hui établi à Forrières (Nassogne) vit du chômage. Ses réalisations dorment dans un tiroir ou sur l’écran de son ordinateur. L’homme refuse de baisser les bras. Il a déjà le slogan de son bureau d’étude : « Vous avez un projet, j’ai la solution ».

Christian_Dartevelle

Christian Dartevelle

Un inventeur-né, Christian Dartevelle. « J’ai passé pas mal de temps dans un orphelinat. J’ai appris à me débrouiller », se souvient l’intéressé. Son imagination débordante, il la met très vite au service de la société. « Il m’arrive d’avoir une idée par jour. Je crée surtout dans le but de faciliter la vie d’une entreprise, un ouvrier, une ménagère… » Une approche pragmatique.

Le dernier produit dont il a la paternité s’appelle le Bi-box : un double bac trapézoïdal pour caddie. « Avec la disparition des sacs en plastique, de plus en plus de personnes utilisent des bacs dans les charrettes. Leur forme n’est cependant pas adaptée », explique-t-il, avec enthousiasme. Le Bi-box franchira-t-il le cap de la commercialisation ? Là, le visage du concepteur se ferme. Jusqu’ici, il a souvent dû se contenter d’un « C’est génial ». Des contacts, oui. Même des promesses. Personne, toutefois, pour l’accompagner plus loin…

Le Nassognard a beau frapper aux portes des ministres, exhiber les brevets et les médailles des concours, on le renvoie à ses chères inventions. « Il y a toujours un moment où l’on me bloque. Les gens s’étonnent que nos chercheurs partent à l’étranger… Mon statut de chômeur constitue un frein. » Un vrai parcours du combattant. Il place désormais son espoir dans une couveuse d’entreprise, qui lui permettra peut-être de démarrer son activité de consultant.

« Mon objectif est d’être disponible pour ceux qui ont des problèmes techniques à résoudre, et ce dans tous les domaines. » Son projet se heurte, là encore, à des obstacles, parfois des murs d’incompréhension : « On me parle de rentabilité, de garantie financière… Une idée, vous croyez qu’elle jaillit entre 8 h 30 et 16 heures, interroge Christian Dartevelle qui, aujourd’hui, n’exclut pas de quitter le pays. Moi, je suis créateur de matière grise. Et ça ne se finance pas ! »

Source : www.lesoir.be


En savoir plus sur Invention - Europe

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

C'est à vous !

search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close