Reggie Fils-aimé avait plaisanté sur la manette gyroscopique de Sony en disant que la copie était la forme la plus sincère de flatterie. Je me demande s’il va garder le même argument pendant le procès qu’Interlink veut intenter à Nintendo.
L’entreprise Interlink a en effet déposé un brevet numéroté 6.850.221 pour une télécommande à gâchette, qui ressemble à s’y méprendre à une Wiimote. On pourrait dire que les grands esprits se rencontrent, mais quand on sait à quel point Big N est regardant sur les royalties et sur la propriété intellectuelle, il y a quelque chose qui gratte derrière nos oreilles.
Interlink intente donc un procès, avec avocats et tout l’assortiment juridique pour réclamer à Nintendo des dommages et intérêts, ainsi que l’arrêt de la distribution de la Wiimote. Autant la première requête sera facilement comblée, autant la seconde relève du délire. « Salut, je suis l’inventeur de la roue, je demande à ce que tous les fabricants de CD et de DVD arrêtent sur le champs de presser des galettes. J’aurais aussi un mot à dire au Bibendum Michelin. »

L’entreprise se réveille un peu tard pour une demande formulée le 4 décembre, quand on sait que le gameplay de la Wii et son matériel ont été rendus publics depuis des mois. N’auraient-ils pas plutôt attendu que la console ait du succès, avant de mettre Nintendo devant le fait accompli et décrocher le jackpot ?
Je pencherais pour la seconde hypothèse. Quand on bosse dans l’électronique, il faut avoir vécu dans une caverne scellée au béton armé pour ne pas avoir entrevu une Wiimote en plus d’un an. Ce n’est pas grave, soit Nintendo rachètera le brevet, soit on étouffera la polémique avec quelques zéros sur le chèque. De toutes manières, Big a de grands risques de passer à la caisse.
Auteur : Dereck
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