Emmanuel Gimbaud, inventeur de jeux


emmanuel_gimbaud_2017

Emmanuel Gimbaud, créateur de jeux.

Lors de la fête du jeu de Ramonville, nous avons rencontré Emmanuel Guimbaud, qui crée des jeux de société et met en place des actions pour permettre aux nombreux créateurs «solitaires» de se faire connaître et de se réunir. Échanges.

Vous inventez des jeux pendant vos loisirs ?

Oui, dans le cadre de mes loisirs, je suis auteur de jeux dans la famille de ceux que l’on appelle jeux de plateau même si le plateau n’est pas toujours présent. Je les invente, je les conçois, je réalise le prototype et je suis présent avec mes jeux lors de soirées, nombreuses, autour du jeu ; festivals, associations, rencontres, fête du jeu, bar à jeux…

Vous créez depuis longtemps ?

J’ai toujours été un joueur de jeux traditionnels. Il y a deux ans j’ai découvert les jeux de stratégie et j’ai eu envie d’en créer un. C’est comme cela que «Hack data» est né ; un jeu autour de la collecte de données : constituer son data center et évoluer sur un plateau. Un univers qui n’existe pas encore dans le jeu. Je crée pour le plaisir, je ne cherche pas à être édité. Tous mes jeux sont fabrication système D . Mes connaissances en informatique m’aident pour le graphisme et le rendu final qui doit être irréprochable.

D’autres jeux ?

Trois autres dont un encore en test ; «Royaume» de la stratégie pure, «Immersion» vous partez à la recherche d’un trésor et ««Craie Taie Maux» un jeu de vocabulaire pratiquement finalisé.

Et pour se faire connaître ?

Je fais partie du MALT (Mouvement Auteur Ludique Toulouse). Beaucoup de créateurs de jeux sont parfois isolés. L’idée est de réunir ce petit monde pour échanger, proposer des prototypes, utiliser l’expérience des anciens et de ceux qui sont édités et tester les jeux en situation réelle. J’ai rejoint ce mouvement et j’ai aussi participé au festival du jeu de Toulouse L’Alchimie qui réunit plus de 18 000 visiteurs.

Vous venez de mettre en ligne un site (www.voirmonjeu.fr) quelle est sa finalité ?

La possibilité pour les créateurs de jeux de mettre en ligne leur prototype. De les présenter aux associations, aux joueurs et à terme aux éditeurs qui pourraient venir y faire leur marché. On s’y inscrit, on dépose son prototype ; je leur offre un espace pour valoriser leur création. Le support numérique existe, il faut l’utiliser pour permettre à toutes et à tous de pouvoir y déposer les jeux. J’ai autant de plaisir à créer des jeux qu’à pouvoir aider les autres à se faire connaître.

Recueilli par Pi. D. – Source : www.ladepeche.fr

Plongée en 1947, dans les balbutiements du jeu vidéo


Au sortir de la guerre, Thomas T. Goldsmith et Estle Ray Mann se lancent un défi impossible : concevoir un jeu fonctionnant sur les téléviseurs. Histoire du plus vieux brevet de jeu vidéo connu.

A l’occasion de ses 70 ans, Le Monde retrace le rocambolesque destin du Cathode Ray Tube Amusement Device, ou « périphérique de divertissement pour écran à tube ». Il s’agit du plus vieux brevet de jeu vidéo connu, et sept décennies après son dépôt, le 25 janvier 1947, à l’office des brevets américains, il tient autant de l’OVNI historique que du Saint-Graal pour les historiens du jeu vidéo. (2/3)

Des deux auteurs du Cathode Ray Tube (CRT) Amusement Device, divers degrés d’informations nous sont parvenus. Estle Ray Mann, ingénieur, est cité dans plusieurs autres brevets en électronique, mais on ne sait rien de sa personnalité ni de ses motivations. Si l’on en croit le site de généalogie MyHeritage, il est décédé en 1965.

thomas_toliver_goldsmith

Thomas Toliver Goldsmith (19010-2009) est né à Greenville, en Caroline du Sud.

Il en va autrement de Thomas Toliver Goldsmith, né en 1910, considéré comme une figure majeure de l’histoire de la télévision américaine. Il fut responsable de la recherche au sein de DuMont Laboratories de 1936 à 1966. Fondée en 1931, l’entreprise fut elle-même locomotrice des nouvelles technologies. Parmi ses nombreux produits, des postes de radio, des oscilloscopes, ou encore des écrans à tubes monochromes, souvent réputés pour leur qualité haut de gamme.

Né d’un courtier en assurances et d’une mère pianiste, Thomas T. Goldsmith est celui qui bat la mesure de l’innovation au sein de la jeune pousse de l’époque. « Le docteur Goldsmith était passionné par l’ingénierie et l’électronique », relate au Monde l’un des derniers hommes à l’avoir interviewé sur sa carrière, David Weinstein, auteur de The Forgotten Network : DuMont and the Birth of American Television (2004, non traduit). « Je ne dirais pas qu’il était joueur, mais il était extrêmement excité de pouvoir travailler chez DuMont comme pionnier des tout premiers postes de télévision, y compris les premiers receveurs couleur. »

Celui que les notices biographiques présentent comme « imaginatif » était autant un ingénieur émérite qu’un esprit aventurier, en contraste avec la personnalité du fondateur de la société, l’inventeur Allen DuMont. Une anecdote illustre peut-être son tempérament : lorsque les deux hommes font du bateau ensemble, tandis que DuMont regarde la télévision dans la cabine, Thomas T. Goldsmith, lui, préfère s’intéresser au gouvernail. « Tom était quelqu’un d’extrêmement créatif, très imaginatif, toujours joueur, et en un sens cela se reflète dans cette invention », témoigne William Brantley, qui l’a côtoyé à partir des années 1960 à l’université de Furnam.

Libérer les forces créatives

Nul ne sait à quelle date remontent les prémices du projet. Tout juste peut-on relever que quelque chose est dans l’air. A l’Exposition universelle de New York de 1939-1940, deux produits d’un genre encore nouveau se côtoient. D’un côté, le Nimatron, une machine à jouer au jeu de nim, un jeu mathématique ; de l’autre, les premiers téléviseurs grand public de DuMont. L’un est un jeu sans écran ; l’autre, un écran sans jeu. Les deux gamètes du jeu vidéo sont pour la première fois réunis, mais il faudra sept années – et l’armistice de 1945 – pour que germe le premier embryon.

Quelques mois encore avant de cosigner le brevet du CRT Amusement Device, Thomas T. Goldsmith et les équipes de recherche de DuMont travaillent sur des radars utilisés par l’US Army durant la Seconde guerre mondiale. Les plus grands cerveaux du pays sont alors mobilisés par la recherche militaire. William Higinbotham, le créateur du premier jeu sur oscilloscope en 1958, Tennis for Two, travaille même alors sur l’élaboration de la bombe atomique.

La fin de la guerre relâche les énergies créatives de milliers de scientifiques. Plus qu’une lubie, l’usage ludique de la technologie sert autant à trouver de nouveaux débouchés hors du militaire qu’à réenchanter une science meurtrie par son usage assassin. Thomas T. Goldsmith a 35 ans au moment de la capitulation du Japon. C’est probablement à cette période qu’épaulé d’Estle Ray Mann, il conçoit le Cathode Ray Tube Amusement Device, le premier jeu vidéo de l’histoire.

Un mur d’obstacles pratiques

machines_dumont_laboratories_et_fairchild_camera

Exemple de machines DuMont Laboratories et Fairchild Camera sur lesquels Thomas Goldsmith a travaillé.

Si le jeu vidéo comme objet commercial n’existe pas encore, de nombreux projets témoignent d’un désir de la communauté scientifique de se divertir. « A l’époque, il n’y avait pas de jeu vidéo du tout, mais plein d’électroniciens jouaient avec des oscilloscopes. Certains modèles étaient même livrés avec des plans pour obtenir des effets de rebonds qui pouvaient, déjà, servir à jouer à un jeu de raquette. Tennis for Two, il a été conçu comme ça », resitue David Winter, collectionneur de vieilles consoles et gérant du site Pong-Story.com. Certains, comme Thomas T. Goldsmith et Estle Ray Mann, veulent aller plus loin, en concevant un vrai jeu commercialisable basé sur de l’électronique analogique.

La machine qu’ils construisent n’a jamais été immortalisée, mais elle n’aurait probablement pas juré dans les dyschronies de BioShock ou Fallout 4 : massive, faite de triodes, de tubes et de résistances, elle permet à l’utilisateur de déplacer le signal lumineux à l’écran pour imiter la trajectoire d’un missile. La dissymétrie est totale entre la quantité d’équipement employée et le minimalisme du résultat.

Pourtant, à la différence des nombreux montages purement expérimentaux qui lui succéderont, le CRT Amusement Device semble d’ores et déjà pensé avec une application commerciale en tête – c’est dans l’ordre des choses pour DuMont, entreprise privée qui vit de la vente de ses équipements, analyse David Weinstein.

postes_de_television_dumont_1946

Publicité pour les postes de télévision DuMont, en 1946.

« Je suppose que DuMont a breveté ce jeu en pensant qu’il pourrait avoir une application pour la formation militaire, plutôt que comme divertissement grand public. Peut-être qu’ils espéraient aussi qu’une autre entreprise acquière les droits de ce brevet et le lance sur le marché militaire ou grand public. »

Mais en cette année 1947 les handicaps sont trop nombreux. Commercialement, d’abord. L’armée s’intéresse alors surtout à l’intelligence artificielle, quant aux particuliers, ils ne sont pas assez nombreux à pouvoir être intéressés : le taux d’équipement des ménages en téléviseurs reste infime. Seuls 102 000 Américains en sont équipés en 1948, soit 0,4 % de la population, selon une étude historique de 1993. Les retombées sont donc bien incertaines.

Pour ne rien arranger, les coûts de production sont importants. « Un tube cathodique coûtait cher à l’époque », rappelle David Winter, pour qui, dans le meilleur des cas, un exemplaire aurait coûté environ 80 dollars d’époque, soit l’équivalent de 900 euros aujourd’hui, juste à être fabriqué. Et probablement 20 % à 30 % de plus en prix public pour le consommateur.

« Vous auriez pu vous en servir comme radiateur »

Mais le problème le plus fatidique est probablement ailleurs : techniquement, le jeu est trop exigeant pour pouvoir fonctionner sans danger. « Je me rappelle qu’il m’a indiqué que certains effets étaient incommodes », relate William Brantley. Il évoque des obstacles majeurs pour un produit grand public, comme l’encombrement massif, la surchauffe, voire les risques de court-circuit. Et de préciser : « Je crois me souvenir qu’il utilisait du 110 volts, donc il y aurait eu des soucis de sécurité. »

thomas_t_goldsmith

Thomas T. Goldsmith, lors d’une expérience de physique, dans les années 1960.

Ce ne sera pas le seul projet à l’époque à être avorté pour des raisons similaires. Quatre années plus tard, l’ingénieur américain Ralph Baer ne réussit pas non plus à convaincre son employeur, Loral, de développer un système de jeu sur télévision. « DuMont n’avait pas les épaules pour assumer cet investissement, mais je ne crois pas que qui que ce soit [à l’époque] reconnaissait le potentiel financier des jeux vidéo », explique David Weinstein.

La technologie n’est alors tout simplement pas encore prête, confiait l’inventeur de la première console effectivement commercialisée, Ralph Baer, dans un e-mail à l’auteur de l’article, deux ans avant sa mort, en 2012 : « Les premiers transistors au silicium remontent à 1954… toute console conçue avant aurait dû utiliser de 25 à 30 tubes pour le moindre jeu de raquette… et vous auriez pu vous servir de cette machine comme radiateur l’hiver », au vu de la chaleur produite. Débouchés microscopiques, prix prohibitif, sécurité incertaine, tout était réuni contre un tel projet, qui tombe dans les oubliettes de DuMont.

Resté des décennies dans l’oubli

thomas_t_goldsmith_1950

Thomas T. Goldsmith (à droite), au début des années 1950.

Dans les deux décennies qui suivent sa publication en 1948 au journal de l’office des brevets américains, le brevet « numéro 2 455 992 » ne fait l’objet d’une citation que dans un seul autre brevet, un très technique circuit de commande pour radar, en 1949, avant de disparaître complètement.

Le vénérable aïeul de Pikachu, FIFA, et consorts, est donc tout simplement passé inaperçu de son vivant. « Étonnamment, il n’a pas vraiment eu d’effet sur l’histoire du jeu vidéo », acquiesce Mark Wolf, auteur d’une encyclopédie du jeu vidéo. En plus d’être inexploité, le CRT Amusement Device tombe très rapidement dans l’oubli, au grand dam de son coinventeur. Jusqu’au début des années 2000, le Cathode Ray Tube Amusement Device est même parfaitement inconnu non seulement du grand public, mais également des historiens, et aurait probablement dû le rester. C’était sans compter un « Indiana Jones » français de la manette.

Auteur : William Audureau – Source : www.lemonde.fr

GRAVE AFFAIRE DE PLAGIAT ET DE CONTREFAÇON / Un inventeur algérien plagié


Neuf ans après le dépôt à l’Institut national français de la propriété intellectuelle (Inpi), du jeu de lettres et de stratégie «Le Phénix» (ou El Anka) par son inventeur algérien Abdallah Chabani, un amateur français, en l’occurrence Yves Lesclavec, s’en «empare» et crée, sans pudeur aucune, un clone de ce jeu algérien qu’il dénomme «Takemo».

Spolié de son bien le plus précieux, pour lequel il a investi beaucoup de temps et d’argent, Chabani, qui est venu conter sa mésaventure auprès de L’Expression, s’estime «dépossédé injustement». Il a déposé une plainte contre Lesclavec près le tribunal de grande instance de Paris qui a déterminé que le contrefacteur s’est inspiré du jeu de l’Algérien et l’inculpe officiellement de contrefaçon d’une «œuvre protégée de l’esprit».

Il faut savoir que cette invention a été primée d’une médaille de bronze au concours Lépine de Paris et d’une médaille d’argent au Salon international des inventions de Genève. Ce jeu implique les joueurs malgré eux dans l’esprit du jeu d’échecs pour les verser de plain-pied dans la stratégie du jeu «GO» chinois trois fois millénaire, pratiqué par les moines bouddhistes.

Dans un écrit présenté à notre journal, Chabani qualifie cette dépossession de «vol caractérisé, de hold-up, de flibusterie (…)» indigne de la justice française réputée pour respecter l’État de droit et les droits de l’homme. Chabani fait appel aux Algériens pour «relever le défi face à leur dignité bafouée parce que le jeu spolié charrie un large impact civilisationnel de l’image de marque de l’Algérie au titre d’une invention profitable à la culture, l’éducation et aux loisirs dans le monde».

Nombre de personnalités nationales et internationales, intellectuelles, journalistes, écrivains, avocats de renom, associations… ont réagi contre cette arnaque indigne, qui ne dit pas son nom, en qualifiant cet acte de refus, formulé par les instances juridiques françaises et européennes, de foncièrement «raciste» prononcé en faveur d’un Français de souche contre un «bicot» prénommé Abdallah.

Auteur : Abdelkrim AMARNI

Source : www.lexpressiondz.com

L’inventeur du nouveau jeu à la mode est toulonnais


le_rikudo_2016

On trouve le Rikudo dans les magazines cet été

Il s’appelle Paul Dumont, exactement comme son grand-père, l’ancien maire de Toulon. À 26 ans, ce chercheur de l’Institut d’optique de Palaiseau (Essonne) a, même s’il ne demeure pas dans la commune, des attaches familiales à Toulon. Lorsqu’il était en vacances chez son papy et sa mamie, il a d’ailleurs fréquenté assidûment le centre de loisirs. C’est donc avec fierté que les Toulonnais ont pris connaissance dimanche, dans nos colonnes, de son invention : le Rikudo, un jeu de logique. « Depuis la dernière fois que nous avons parlé du Rikudo, ça a beaucoup bougé. Et maintenant les journalistes commencent à écrire spontanément des articles sans que l’on soit au courant, d’où la surprise de l’article paru dans Le Journal de Saône-et-Loire dimanche (dimanche dernier, dans les pages nationales, Ndlr). » Telle est la missive envoyée lundi par Paul à son homonyme de grand-père.

« Parti d’une plaisanterie entre collègues, ce projet a donné naissance à un jeu de logique qui pourrait bien devenir le phénomène de la rentrée.

Quatre livres à la rentrée

Cet été déjà, le Rikudo est publié dans une dizaine de titres comme Femme Actuelle , La Provence , Le Télégramme … À la rentrée, ce sont quatre livres, publiés aux éditions Marabout, qui envahiront nos librairies. Par ailleurs, le projet commence aussi à faire parler de lui dans les médias avec un article publié dans Le Parisien et un reportage de Fance 3 Ile-de-France diffusé le soir même. Ce reportage a été repris au 19/20 national, le lendemain soir ainsi que le surlendemain midi », a précisé Paul Dumont junior.

Pour tester le jeu en ligne, se rendre sur www.rikudo.fr.

Auteur : Françoise Rat

Source : www.lejsl.com

Avec les  » Géo Trouvetou « 


jesus_lopez_enigmagik_2016

Jésus Lopez, inventeur de « l’Enigmagik ».

Le festival Fêtes vos jeux, organisé par la MJC, a attiré plus de 600 visiteurs. Les inventeurs de jeux étaient de la partie. Rencontres.

Petits et grands joueurs étaient au rendez-vous de la 4e édition du festival du jeu, délocalisé cette année à l’Espace jeunesse en raison de l’indisponibilité du CAR (*). Parmi les stands et animations proposés, le public a eu la chance de pouvoir rencontrer quelques créateurs de jeux. Jésus Tel Lopez vient de Saint Beauzire, une petite ville du Puy-de-Dôme près de Clermont-Ferrand.

«  De 3 à 110 ans  »

« J’étais chercheur chez Michelin, explique-t-il, spécialisé dans les secteurs de haute technologie. J’ai quitté l’entreprise pour me consacrer exclusivement à mes inventions, notamment dans le domaine des micro-magnétismes. »

Jésus est inventeur professionnel depuis 15 ans. La création de jeux lui est venu tout naturellement : « pour la détente, et aussi pour apporter quelque chose de nouveau au public, souligne-t-il. L’ « Enigmagik » est une de ses dernières inventions brevetées. Ce jeu de construction et de réflexion est constitué de sept séries de pièces géométriques aux côtés égaux mais aux angles différents. « Il permet de construire des figures modulables à l’infini, commente-t-il. Il s’adapte à chaque joueur, de 3 à 110 ans, des plus imaginatifs aux plus cartésiens. »

A quelques mètres de là, le stand du jeune poitevin Nicolas Jallais suscite également la curiosité : son entreprise, « Zeplin d’jeux », est une ludothèque itinérante créée en mars 2016. « J’anime des jeux de société dans les écoles, les centres de loisir, les maisons de retraite, les cafés, explique Nicolas. Son secteur s’étend sur Poitiers, Chauvigny, Montmorillon, L’Isle-Jourdain. » J’ai aussi inventé un jeu sur le thème de la boxe française avec une boîte qui fait office de ring, ajoute-t-il. Les joueurs doivent programmer leurs coups derrière un paravent… Ce n’est encore qu’un prototype mais je l’emmène toujours avec moi pour le tester auprès du grand public, l’améliorer, et pouvoir un jour le commercialiser. »

(*) En travaux jusqu’au printemps 2017.

Source : www.lanouvellerepublique.fr

 » Il m’est plus difficile de dormir que d’inventer « 


tomtect_tom_van_der_bruggen_2016

L’inventeur des Kapla était au Flip, mercredi, pour présenter son nouveau jeu de construction : les TomTect, planchettes de bois avec des pinces-charnières en plastique.

Tom Van Der Bruggen, père des Kapla, jeu à construire mondialement célèbre, était au Flip, mercredi. L’occasion de présenter ses nouvelles inventions.

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez forcément eu son invention entre les mains à un moment ou à un autre. Tom Van Der Bruggen est l’inventeur hollandais d’un jeu génialement simple : les Kapla, de fines planches de bois rectangulaires aux proportions bien particulières – trois épaisseurs pour une largeur et cinq largeurs pour une longueur – qui font le bonheur des constructeurs en herbe depuis 1987.

C’est la deuxième fois consécutive que vous venez au Flip, pourquoi ?

« En réalité, je suis venu ici une première fois, il y a 27 ans, avec mes Kapla, d’ailleurs. Je trouve ce festival formidable. Je fais beaucoup de salons professionnels mais je trouve qu’ici, on joue vraiment. Les enfants testent nos jeux en direct, c’est très intéressant pour nous. Il ne faut pas oublier que c’est lui le client final, celui qui décide tout. »

Jouez-vous beaucoup ?

« Je joue aux échecs, aux Kapla et aux TomTect [son nouveau jeu], bien sûr. Mais je ne joue pas comme les enfants : je ne finis pas mes constructions. J’ai un problème architectural en tête et j’essaie de le résoudre. Quand j’ai trouvé la solution, je m’arrête. »

Quand on est l’inventeur du Kapla, qu’est-ce qui motive à continuer à innover ?

« Quand on est inventeur, on est obligé d’inventer, on ne fait rien pour, c’est juste qu’on ne peut pas s’arrêter. De temps en temps, je me couche avec une question et je me réveille avec la réponse. Il m’est souvent plus difficile de dormir que d’inventer, même si je n’ai pas le temps de tout réaliser. »

le chiffre : 9.000

C’est en kilomètres la longueur que mesureraient tous les Kapla vendus dans le monde en 2015 si on les mettait bout à bout, soit près de 80 millions de petites planchettes, fabriquées en bois de pin des Landes. C’est la distance qui sépare Paris de Los Angeles.

Le record du monde de la plus haute tour en Kapla est détenu par des Lyonnais : ils ont atteint une hauteur de 18,4 m, en utilisant près de 10.000 planchettes, pour un poids total de 130 kg environ.

Auteur : Laura Buratti

Source : www.lanouvellerepublique.fr

L’ancêtre du Scrabble inventé à Shediac : des célébrations tout l’été


le_jeu_cross_word_2016

Le jeu «Cross Word» d’Edward R. MacDonald ressemble en tous points au jeu Scrabble, mais a été breveté 22 ans plus tôt.

Shediac est connue comme étant la capitale du homard, mais peu de gens savent qu’elle est aussi le berceau du mot croisé sur table, l’ancêtre du Scrabble. La municipalité célèbre le 90e anniversaire du brevet cette invention ingénieuse par un ancien maire de l’endroit, Edward R. McDonald, en 1926.

Le jeu «Cross Word» a été breveté 22 ans avant celui de Scrabble, une marque détenue par la compagnie Hasbro depuis 1948. Si le nom est différent, le concept, lui, est essentiellement le même. Deux joueurs s’affrontent en formant des mots sur une table avec des lettres sous forme de jetons, selon un système de pointage.

Aujourd’hui, le jeu Scrabble a été vendu à plus de 150 millions d’exemplaires dans 121 pays, et a été traduit dans 29 langues. C’est une famille sur quatre en Amérique du Nord qui possède ce jeu à la maison.

Inventeur, avocat, homme d’affaires, politicien: il faut dire qu’Edward R. McDonald a laissé sa trace. Né en 1870, il a été élu maire de Shediac à trois reprises, en plus d’avoir été le premier à posséder et opérer une voiture dans la municipalité.

Il a navigué en haute mer avec son père, a été chercheur d’or en Ontario, et a également été coauteur d’un livre de science-fiction avec un autre ancien maire de Shediac, Raymond Leger, intitulé The Mad Scientist (Le scientifique fou).

La Chambre de commerce du grand Shediac (CCGS) a tenu à célébrer en grand la vie de cet homme remarquable, intrinsèquement liée à l’histoire de la municipalité. Plusieurs événements et activités prendront place au cours de l’été et de l’automne.

En tête d’affiche, un tournoi de calibre international de Scrabble. Des maîtres joueur de partout au monde convergeront à Shediac pour s’affronter aux mots, du 30 septembre au 2 octobre. Un tournoi amateur aura lieu parallèlement, pour permettre à toute la famille de s’amuser.

John Chew, président de la Ligue nord-américaine des joueurs de Scrabble, était à Shediac mercredi pour en faire l’annonce.

«Voilà depuis très longtemps que j’espère voir ajouter le Canada Atlantique à l’horaire de nos tournois», dit-il.

Qui plus est, la CCGS a commandité la création d’une peinture illustrant l’œuvre d’Edward R. MacDonald. C’est l’artiste de Moncton Alvin Richard qui l’a réalisée.

Pendant tout l’été jusqu’au mois de septembre, les amateurs de Scrabble pourront se donner rendez-vous à la maison Pascal-Poirier chaque lundi et mercredi pour des parties amicales.

Une soirée Gatsby sera également organisée, le 20 août. Les participants défileront sur la rue principale déguisée en costumes du début du 20e siècle, pour honorer l’époque de l’invention du jeu.

La municipalité entend réellement souligner son histoire, indique Pierre Cormier, membre du comité directeur de la CCGS.

«Nous sommes très fiers que tout le monde se soit mis ensemble pour coordonner ses activités. C’est une partie de l’histoire méconnue de notre belle ville, et voulons la mettre en valeur.»

Auteur : Anthony Doiron

Source : www.acadienouvelle.com