La Corée du sud est une puissance montante en matière de dépôts de brevets de portée mondiale (comprendre : dépôts aux États-Unis, dans l’Union européenne et au Japon).
Elle a ravi, l’an dernier, la quatrième place à la France, bousculant une hiérarchie traditionnellement composée des principales puissances industrielles : États-Unis, Allemagne, Japon, France.
Mais la Chine, qui forme 500 000 ingénieurs par an, est en train, elle aussi, de fournir un effort colossal : 210 000 brevets ont été déposés dans le pays l’an dernier (contre 200 000 en Europe chaque année), dont près de 60 % d’origine chinoise et le reste généré par des étrangers.
Commentaire de Benoit Battistilli, directeur général de l’INPI, lors d’une intervention devant le Cercle des entreprises offensives (CEO) : « La Chine présente le paradoxe d’être le paradis de la contrefaçon tout en devenant un acteur majeur de la R&D mondiale ».
Cette poussée chinoise pose bien des soucis aux spécialistes de la veille technologique, confrontés à la difficulté de décrypter des brevets écrits en chinois. Et elle préoccupe le service du Haut responsable à l’intelligence économique (HRIE), car elle pose en des termes nouveaux le problème de la place de la propriété intellectuelle dans la compétition internationale.
Source : Le Moci
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