Article de presse

Pyromaître : des fours de très haute précision


Mario Grenier, le président et propriétaire de la compagnie Pyromaître de Lévis, conçoit et fabrique des fours de grande précision à haute efficacité pour les opérations de détente et de revenu (ressorts, boulonnerie, etc.) Il en exporte à travers le monde. Précisons !

Revenu : traitement thermique consistant à chauffer à une température inférieure à celle de transformation une pièce métallique ayant subi la trempe et à la laisser refroidir en vue de détruire l’état de faux équilibre causé par la trempe.

Détente : diminution de la tension.

Bref, Mario Grenier fabrique des fours industriels qui améliorent la performance des petits ressorts qui font marcher les soupapes dans les moteurs des automobiles. Entre autres. Mais pas n’importe quel four. Le four de Pyromaître « avec un dragon à l’intérieur », comme le souligne sa publicité a permis de faire passer le temps de l’opération de 60 à 3 minutes. C’est la raison pour laquelle M. Grenier en vend partout. Aux États-Unis pour les automobiles américaines, en Allemagne et en Suède pour les Volvo et les Mercedes, en Corée pour les Hyundai et au Japon pour les Toyota et les Honda, puis aux Indes, au Brésil et partout où on fabrique des moteurs pour les automobiles. Un marché mondial mais très, très pointu.

Des fours qui sont souvent gros comme une maison unifamiliale et qui coûtent entre 50 000 $ et 500 000 $. Mais, depuis peu, Mario Grenier a une autre corde à son arc. « Un autre lac où aller pêcher », pour utiliser son langage imagé. Il fabrique aussi des fours performants pour la transformation du verre en cristal. Il a inventé un four pour le traitement de la détente sur le verre qui peut faire en 30 minutes ce que les fours conventionnels mettent deux heures à réaliser. « Je viens tout juste de commencer là-dedans et déjà les commandes affluent de partout », affirme M. Grenier.

Pourtant, rien n’indiquait que Mario Grenier, un fils de cultivateur qui a vu le jour il y a un demi-siècle, à la tête du lac Témiscamingue, en Abitibi, deviendrait un jour un grand spécialiste mondial des fours de haute précision à haute efficacité. On ne connaissait pas ça à Notre-Dame-du-Nord. Ni qu’il décrocherait le brevet d’invention no 5,556,593 des États-Unis, il y a 10 ans, pour une nouvelle method and apparatus for heat treating metal parts. Lui qui a terminé son université en décrochant un baccalauréat en… psychologie. Doublé d’une maîtrise de l’Université McGill en audiologie. Une maîtrise de transposition sensorielle en surdité qui consistait à faire que les déficients auditifs puissent entendre par un autre sens, le toucher. Il a même travaillé là-dessus pendant quelques années à l’Hôtel-Dieu de Québec, en recherche, après ses études.

C’est que, voyez-vous, Mario Grenier appartient à une famille d’artistes et d’artisans qui se spécialisaient dans l’émail sur cuivre. Il fallait donc des fours pour terminer le travail des artisans et ça, c’était sa spécialité. Des petits fours pour les potiers et les émailleurs, Mario Grenier en a fabriqué des dizaines, pendant ses études et même après, durant ses années de recherche à l’Hôtel-Dieu de Québec.

De fil en aiguille, il devait passer des fours à potiers aux fours à peinture pour un émailleur de Montmagny, puis finalement aux fours plus performants « avec un dragon à l’intérieur » Oven with a dragon inside. C’est ce qui est écrit sur tous les fours fabriqués par Pyromaître. D’une part, parce qu’ils sont extrêmement performants et d’autre part parce que l’inventeur a le sens de l’humour.

« Nous n’exportons pas que des fours. Nous exportons des idées. Nous améliorons la performance de nos produits, de nos fours, et ce sont ces idées que nous exportons ensuite aux Indes, au Brésil ou ailleurs. Les fours sont réalisés sur place, avec nos idées, et nous demandons 10 % de profit sur les ventes. C’est tout! » précise M. Grenier.

La démarche est sûrement bonne puisque Pyromaître célèbre cette année son 25e anniversaire, que la compagnie embauche une quinzaine d’employés et qu’elle réalisera cette année un chiffre d’affaires de 4 millions $. Et tout ça sur le petit chemin Industriel, à Saint-Nicolas, sur la rive droite du fleuve.

Auteur : Pierre Champagne

Source : www.cyberpresse.ca

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