Le programme Eco-Patent Commons, lancé à l’initiative d’IBM, permettra aux entreprises participantes de partager un certain nombre de brevets encadrant des technologies vertes. Ce, afin de faciliter la production d’appareils plus respectueux de l’environnement.
Le développement massif de technologies propres dans l’industrie informatique doit passer par la collaboration. C’est la thèse défendue par le programme Eco-Patent Commons, qui propose aux entreprises du secteur de faire tomber dans le domaine public certains brevets dits « écologiques ». L’idée est de permettre aux sociétés partenaires de l’opération de combiner leurs technologies pour favoriser la création d’appareils et de techniques de fabrication moins polluants et moins consommateurs d’énergie. Le tout dans la veine du modèle participatif de l’Open Source, qui permet de partager des programmes et des logiciels librement.
Collaborer pour l’environnement
Trente et un brevets ont déjà été cédés, en grande partie par IBM, principal détenteur de brevets sur le marché de l’informatique – 3 148 enregistrés en 2007 – et à l’origine du projet. Ils concernent des domaines très variés, de techniques de réduction de la consommation d’énergie à d’autres permettant de réduire la diffusion dans l’air de produits polluants. Le fabricant d’électronique Sony, le constructeur Nokia et le groupe spécialisé dans les solutions de traitement du courrier Pitney Bowes font également partie du programme. Les brevets seront gérés par le World Business Council for Sustainable Development, une organisation promouvant le développement durable basée à Genève.
Faciliter le partage de la propriété intellectuelle
L’inscription au programme est ouverte à toutes les compagnies ou professionnels qui souhaitent engager un ou plusieurs brevets. Les critères de sélection de chaque nouveau membre n’ont pas été indiqués. Le projet n’est pas uniquement philanthropique : les entreprises ayant mis leurs brevets dans le domaine public profiteront d’accords croisés jusqu’ici difficiles à obtenir, en raison de clauses relatives à la propriété intellectuelle.
Une attitude pas toujours très « verte »
« L’innovation pour résoudre les problèmes environnementaux exigera à la fois l’utilisation de la technologie mais également la mise en place de nouveaux modèles de partage de la propriété intellectuelle entre compagnies issues de secteurs différents », souligne John E. Kelly, vice-président et directeur d’IBM Research. L’initiative devrait également se révéler très positive pour l’image des entreprises participantes. Mais cet effort ne doit pas masquer d’autres attitudes moins louables attribuées à ces mêmes entreprises : au mois de janvier 2008, IBM a ainsi été accusé d’avoir enfoui pendant près de quatre-vingts ans des déchets toxiques aux alentours d’Endicott, dans l’État de New-York…
Auteur : Mathilde Cristiani
Source : www.notre-planete.info
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