Parler d’avenir malgré tout et malgré la crise


PROJETS DU VALENCIENNOIS

Inconscience… ou lucidité ? Alors que la crise affecte déjà, et pour des mois, notre secteur, que l’automobile, un des poumons du secteur, est en état de choc, que les PME souffrent déjà et souffriront encore plus demain, la chambre de commerce parle d’avenir. Un peu comme on débattrait de lendemains qui chantent en pleine bourrasque.

La soirée Couleurs qui s’est tenue mercredi au Pasino avait pour mission de survoler l’ensemble des projets structurants du secteur. Ceux qui feront l’emploi et le visage du Valenciennois après-demain : l’extension des zones d’activités économiques, le transport fluvial, l’extension du réseau du tram, le quatrième pont sur l’Escaut. Sans oublier les trois dossiers-phare sur le plan économique : le futur technopôle du Mont-Houy, la future zone franche numérique de Valenciennes, le futur pôle image d’Arenberg.

Point commun de ces trois dossiers, que nous présentons aujourd’hui : la matière grise. Avec eux, le Valenciennois (les deux agglos confondues) joue sur les technologies de demain. Énorme symbole que ces cathédrales du futur doivent se réaliser l’une sur les friches de Vallourec et de la métallurgie à Valenciennes, l’autre sur les vestiges de la mine.

Irréaliste ? La soirée du Pasino a réuni 180 décideurs du cru, un record. Personne ne s’est levé dans la salle pour juger ces projets fantaisistes. Et dans son discours de combat pour garder le cap malgré la crise, Francis Aldebert, le patron de la CCI, a trouvé un allié de poids, mais finalement pas si inattendu que ça. Nul autre que le patron de la Porte du Hainaut, Alain Bocquet en personne. On imagine ce que l’élu communiste pense des turpitudes boursières à l’origine de la crise mondiale. Le maire de Saint-Amand l’a pourtant martelé : le Valenciennois n’a pas les moyens d’attendre. Il ne doit pas « rester devant la crise comme une poule devant un couteau  ». Il doit continuer à avoir des projets. Continuer à être ambitieux.

Créer les emplois de demain dans les inventions de laboratoire pour le transport terrestre, dans l’image numérique, une idée folle. Ce n’est pas gagné. Mais jusqu’ici, c’est à chaque fois que le Valenciennois a placé haut la barre de ses ambitions (un poil trop haut même) qu’il a réussi à décrocher la lune.

Après tout, les 2 000 emplois annoncés pour après-demain dans le numérique ne sont pas plus fantasmatiques que ne l’étaient les 2 000 de Toyota aux yeux des observateurs des années 1980…

Auteur : T. T.

Source : www.lavoixdunord.fr


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