Le brevets d’origine africaine se situent à 5% du total déposé à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, a révélé, mercredi à Dakar le président de l’Association des spécialistes en propriété industrielle (ASPI), Sanoussi Diakité.
« La propriété intellectuelle, pour se développer a beaucoup de chemins à faire lorsque l’on sait que seuls 5% des brevets sont d’origine africaine », a indiqué M. Diakité, lors de la célébration de 11ème journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle.
L’édition de cette année porte sur le thème : « Intégration de la propriété intellectuelle dans les politiques et programme de développement des États ».
« Ce thème est d’actualité car la prise en compte de la propriété intellectuelle est largement marginalisée dans nos politiques et il n’y a pas de développement sans propriété intellectuelle », a dit Sanoussi Diakité.
Selon lui, la propriété intellectuelle est le meilleur instrument pour se développer. « Dans tous les pays industrialisés, elle est au cœur de la croissance économique », a-t-il soutenu.
« Mais pour promouvoir cela, a-t-il conseillé, il faudra s’appuyer sur deux leviers que sont le pouvoir politique et les opérateurs économiques. »
Pour sa part, le directeur du Centre régional africain de technologie (CRAT), Dr Ousmane Kane, a estimé que cette journée servira de tribune pour la sensibilisation, l’échange pour la formulation de recommandations en vue de mettre en place un programme partenarial entre les innovateurs et les créateurs.
« La propriété intellectuelle dans les régions doit être relative, pour que les créateurs et les artistes disposent d’une stratégie pertinente pour pouvoir formuler un programme de développement visant la création d’un programme technique », a-t-il notamment dit.
Selon lui, « il y a une place importante de la propriété intellectuelle dans le processus d’innovation technologie ». C’est pour cela que le CRAT entretient depuis juillet 1985 une coopération fructueuse avec l’organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).
Participant à cette journée, le professeur Mamadou Bâ, président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, estime que « la stratégie de la propriété intellectuelle va servir à protéger la diversité culturelle, enrichir et accéder aux solutions ».
Il a ajouté : « Il faut une prise en compte des enjeux des techniques modernes qui aboutira à un profond changement dans les domaines de l’agriculture, de la santé, des sciences et techniques et des sciences économiques et sociales ».
« Cette stratégie se fera grâce aux ressources humaines », a ajouté Ndèye Abibatou Youm Diaby Siby, directrice du Bureau sénégalais du droit d’auteur (BSDA).
Source : www.aps.sn
En savoir plus sur Invention - Europe
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
