Une plate-forme Internet pour le transfert de technologies, un pôle de compétitivité, entre autres : de France en Croatie en passant par l’Allemagne, tour d’horizon des bonnes pratiques des chambres pour favoriser l’innovation.
Encourager le transfert de technologies afin de renforcer le caractère innovant des entreprises allemandes. Tel est l’objectif de l’initiative IHK-Technologiebörse (« Plate-forme de transfert de technologies »), promue et financée par l’Association nationale des chambres de commerce et d’industrie en Allemagne (DIHK) et l’ensemble des chambres du pays.
« C’est avant tout un outil pour communiquer et rassembler les personnes afin de favoriser la mise sur le marché des innovations, indique Anna Maria Heidenreich, directrice des politiques en matière de recherche et de technologie de la DIHK. Cette plate-forme Internet ne constitue qu’une de nos actions en faveur du transfert de technologies. Les chambres apportent aux entreprises des informations, des conseils personnalisés, des formations, de l’intermédiation, et organisent événements, publications et ateliers. »
Concrètement, la plate-forme en ligne vise à mettre en relation le monde de la recherche « universités, centres de recherche mais aussi inventeurs privés » et celui de l’entreprise. Les personnes intéressées peuvent offrir « ou rechercher » des brevets, des licences ou toute connaissance technologique, quel que soit le secteur d’activité.
Une solution bienvenue pour les entreprises, et surtout pour les PME. « Entreprises et chercheurs ne se connaissent pas toujours et parlent deux langues différentes, développe Anna Maria Heidenreich. En outre, les universitaires connaissent généralement les grandes entreprises, mais pas les PME. Cette plate-forme est gratuite « sinon, les PME ne l’utiliseraient pas », mais elle n’est pas totalement libre. En effet, les personnes intéressées remplissent un formulaire sur Internet, puis elles sont contactées par leur chambre. Cela nous permet de nous assurer que les offres sont sérieuses et de maintenir ainsi un niveau de qualité élevé. Et nous mettons ensuite les entreprises en contact avec leur chambre, qui va regarder si et comment elle peut les aider sur d’autres sujets. C’est bien l’implication d’une chambre dans chaque projet qui garantit le succès de l’initiative. » Cette plate-forme enregistre chaque mois entre 8 000 et 10 000 visiteurs, dont 2 500 qui effectuent une recherche. « Il y a actuellement 360 offres pour l’ensemble des 80 chambres allemandes, détaille Anna Maria Heidenreich. Nous avons beaucoup d’inventeurs privés, et nous allons désormais démarcher les universités localement. »
En Croatie, les liens entre la communauté scientifique et les entreprises sont faibles ; beaucoup d’innovations ne répondent pas aux besoins du marché. Sans oublier des problèmes en termes de propriété intellectuelle et une méconnaissance des opportunités de financement communautaire. Afin de remédier à cette situation, la Chambre de commerce et d’industrie croate a lancé, en partenariat avec le Business Innovation Centre, le Business-Science Club. Son objectif : accroître les liens entre les entreprises et les organismes de recherche afin de renforcer la coopération entre les deux parties, de permettre la mise sur le marché de l’innovation, et de développer la participation à des projets de recherche qui bénéficient d’un financement communautaire. La Chambre couvre les coûts liés aux réunions et est en charge du recrutement des entreprises participantes, le Business Innovation Centre invitant quant à lui des membres de la communauté scientifique.
Ces rencontres ont lieu tous les deux mois, et depuis le lancement de l’initiative, 6 clubs regroupant les deux communautés, soit plus de 150 personnes, ont été mis en place.
En France, la CCI de Lyon s’est investie, aux côtés de Renault Trucks, d’Irisbus France, de l’Institut français du pétrole, de l’Institut national pour la recherche dans les transports et leur sécurité, ainsi que du Grand Lyon, dans le lancement, puis le financement du pôle de compétitivité Lyon Urban Truck & Bus (LUTB). Créé en juillet 2005, celui-ci est consacré au transport urbain de personnes et de marchandises. Son objectif : inventer les nouveaux systèmes de transport collectif de personnes et de biens en milieu urbain afin de répondre au besoin croissant de mobilité dans les agglomérations. Le pôle LUTB rassemble acteurs publics et privés, soit 115 adhérents au total (dont la moitié de PME-TPE). Ses cinq programmes de R&D ont contribué à la réalisation de 82 projets labellisés, pour un budget total de 246 millions d’euros. Ont également été mis en place une plate-forme d’essai (Transpolis) ainsi que deux programmes démonstrateurs (CityFret et Modulo-Sys). La création d’un institut de formation dédié au transport est actuellement à l’étude.
GERMANY :
Technology Exchange Platform
German Chambers of Industry and Commerce
www.dihk.de
CROATIA :
Business – Science Club
Croatian Chamber of Commerce
www.hgk.hr
FRANCE :
Lyon Urban Truck & Bus
Lyon Chamber of Commerce and Industry
www.lutb.fr
Auteur : Charles Delaere
Source : www.actu-cci.com
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