Article de presse

Mobilité urbaine : Mobilys valorise 5 années de R&D


Créée il y a tout juste un an à Calais, Mobilys développe des véhicules électriques dotés d’un groupe électrogène à moteur thermique pour le rechargement des batteries. La Little commence à être commercialisée tandis que la jeune entreprise est en train de valoriser les 5 années de R&D ayant précédé sa création et prépare une augmentation de capital avec l’aide du capital investissement régional.

Le véhicule électrique à prolongateur d’autonomie », voilà ce que commence à commercialiser une jeune entreprise de Calais (Nord). Créée il y a un an par Damien Biro, Mobilys a derrière elle cinq années de recherche et développement confiée à un bureau d’études de la région parisienne et financée par des partenariats avec Total, la région Ile-de-France et l’incubateur du plateau de Saclay Incuballiance. L’idée de Damien était simple, « les principaux problèmes pour le développement des véhicules électriques sont l’absence de réseaux de rechargement des batteries et le prix de ces dernières liées notamment au poids des véhicules ». La solution s’impose alors : il suffira de créer des véhicules légers, à faible autonomie pour limiter la puissance de la batterie, mais embarquant un groupe électrogène fonctionnant à l’aide d’un moteur thermique.

Un véhicule léger et une batterie à petit prix

C’est ainsi qu’est née La Little, un véhicule de type Méhari déclinable en 2 ou 4 places, avec diverses options en carrosserie. L’autonomie de sa batterie n’excède pas les 100 kilomètres, mais quand elle est à plat deux options se présentent, la recharger sur une prise de secteur ordinaire ou, mettre en route le groupe qui recharge la batterie et permet à cette dernière de continuer à faire fonctionner la propulsion. Au passage, le coût de cette batterie s’élève à environ 1 500 € l’unité. Le principe a séduit le constructeur italien Piaggio. Du coup, l’entreprise propose également des Piaggio porteurs équipés de son système. Depuis le début de l’année, Mobilys a enregistré dix commandes, dont quatre de la ville de Calais qui a décidé d’en équiper certains de ses services.

Calais, premier test grandeur nature

 » Pour nous il s’agit d’un démarrage, nous souhaitons nous équiper en suivant un planning annuel », précise Natacha Bouchart, la maire de la ville. Ces acquisitions s’inscrivent dans le contexte de la mise en œuvre récente de dispositifs visant à développer une offre de transport alternative à la voiture pour le centre-ville notamment.Cette politique a été déclinées avec Baladine (service de minibus en centre-ville), avec Véline (150 vélos venant d’être mis en libre-service avec Véolia transports) et le projet d’une ligne de transport urbain en bateau pour desservir divers quartiers de cette ville portuaire aux multiples canaux et bassins. Mobilys, pour sa part, affirme avoir en poche une quarantaine de promesses d’achats restant à confirmer. Elle met la dernière main à son projet d’augmentation de capital qui passera de 4 000 € à 475 000 €, 400 000 € provenant de la valorisation des années R&D et 75 000 € étant apportés en fonds propre par le groupe de capital investissement IRD développé par les chambres de commerce de la région, les sociétés d’investissement territoriales et des investisseurs privés.

Auteur : Pierre Magnetto

Source : www.developpementdurablelejournal.com

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