Pierre Rigal et son moteur révolutionnaire


TECHNIQUE

Voilà quinze ans que cet Aveyronnais d’origine, aujourd’hui installé à Clermont- l’Hérault, assure avoir inventé le moteur propre et économique de demain.

« C’est un système de mécanique avancé, basé sur de nouvelles applications physiques et chimiques. » Les passionnés de sciences et de techniques qui s’attendaient à lire ici l’équation miracle, la formule quasi magique du moteur révolutionnaire que Pierre Rigal est convaincu d’avoir mis au point en seront pour leur faim et vont devoir encore patienter.

Mais, pour ce qui est de patienter, notre inventeur en connaît un rayon, lui qui se bat depuis une quinzaine d’années pour faire connaître et reconnaître son «   générateur d’énergie motorique », lequel, il en est persuadé, doit changer la face du monde… Selon lui, ledit générateur, qui peut se passer des énergies fossiles, mais n’a pas plus besoin des énergies renouvelables (solaire, éolienne…) pour tourner, peut rapidement satisfaire les besoins énergétiques planétaires quotidiens, en relançant l’économie et en soutenant les pays en développement, le tout dans le plus grand respect de l’environnement…

Pierre_Rigal_2010

Pierre Rigal

« C’est un concept qui était difficile à concevoir, mais qui peut être fabriqué très vite dès lors que des industriels s’y intéresseront vraiment », assure Pierre Rigal, qui tient à ce que le développement de son moteur et de ses diverses applications (commerciale, industrielle, agricole ; il y a, en tout, douze déclinaisons et variantes) profite d’abord à l’Aveyron, son département d’origine.

Natif de Saint-Geniez-d’Olt, il a fait toute sa carrière professionnelle dans la mécanique, parfois à son compte, à la direction de son propre garage, parfois pour le compte de grands constructeurs automobiles, comme Renault ou Citroën, chez lesquels il a été chef d’équipe et chef d’atelier. «  Je ne suis pas le genre de type qui pouvait passer toute sa vie derrière la même caisse à outils et le même tiroir à boulons. J’ai toujours pris des initiatives pour progresser », précise le ‘Marmot’, passé durant sa carrière par Montpellier, Rodez, Mende, Ussel…, avant de prendre sa retraite à Clermont-l’Hérault. S’il a eu l’intuition de ce moteur révolutionnaire lors d’un apprentissage dans le cadre de son CAP, c’est durant sa retraite qu’il a enfin pu le mettre au point. « Jusque-là, je n’avais jamais eu vraiment le temps, trop de travail, raconte-t-il. Mais dès que j’ai cessé mon activité, je me suis plongé dans les livres des grands anciens, Carnot, Lavoisier, et j’ai réussi à faire ce que j’avais pressenti. »

Pour protéger cette invention et maîtriser son développement, Pierre Rigal s’est refusé jusqu’à présent à déposer les brevets afférents, appelant plutôt de ses vœux un audit qualité, une labellisation par un organisme certificateur. « Cette nouvelle technologie énergétique nécessite, pour être développée, la coopération de tous et un partenariat public-privé, un mélange de volonté politique et de simplification administrative », insiste ce scientifique quasi autodidacte qui a déjà frappé à de nombreuses portes pour demander du soutien, mais sans grand succès encore. « Et pourtant, elle tourne », semble dire, à l’instar de Galilée, le site internet qu’il a ouvert au nom de son organisation, DMSR Technologies (acronyme de développement motorique synchronique par réactivance), pour promouvoir son générateur et convaincre des partenaires potentiels de le rejoindre pour faire sa révolution. Einstien tire la langue sur la page d’accueil, c’est plutôt engageant…

Auteur : Hugues CAYRADE

Source : www.midilibre.com

Liban / Et si l’on investissait dans l’économie créative ?


Selon un rapport de 2008 de la Cnuced, l’économie créative représente quelque 4,8 % du PIB national, contre une moyenne globale de près de 7 %. Cette économie fait, depuis peu, parler d’elle, et les investisseurs, comme les adeptes du développement, se penchent de plus près sur les actifs créatifs capables de dynamiser la croissance, notamment en temps de crise.

Le British Council et le Lebanon Creative Cluster (LCC), en collaboration avec les sociétés Cisco et Gaia Heritage, ont organisé au cours des deux derniers jours à l’hôtel Riviera un colloque autour du thème « L’investissement dans l’économie créative libanaise ». Le colloque a été animé par des experts britanniques et libanais, et les intervenants ont évoqué le potentiel encore sous-exploité des secteurs créatifs au sein de l’économie locale, préconisant le recours à ce nouveau modèle économique basé sur la créativité, le savoir et l’accès à l’information dans la croissance économique. Les participants au colloque ont également souligné les nombreux obstacles qui restreignent les élans des créateurs/trices.

Mais d’abord, qu’est-ce que l’économie créative ?

Une définition ambiguë

Même s’il n’existe pas de définition universelle à l’économie créative, celle-ci étant une notion subjective en constante évolution, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) définit l’économie créative comme étant une économie fondée sur des avoirs créatifs capables de produire un effet sur la croissance et le développement. Elle peut être une source de revenus, créer des emplois et produire des recettes d’exportation tout en favorisant l’inclusion sociale, la diversité culturelle et le développement humain.

À titre illustratif, le Royaume-Uni a inclus dans sa définition d’économie créative 13 industries, dont le développement de logiciels, l’édition, la musique, la mode, les métiers artisanaux, etc. Au Liban, comme dans d’autres pays, l’économie créative a connu une « expansion extraordinaire », selon Barbara Hewitt, la directrice du British Council, qui estime que l’économie créative libanaise devrait occuper une place plus importante. Un avis partagé par Désirée Chbeir, la directrice des opérations du LCC, une initiative qui promeut et soutien les industries créatives libanaises. « Nous avons beaucoup à apprendre du modèle britannique, pionnier dans le domaine », a-t-elle souligné durant son intervention.

Des lacunes institutionnelles malgré un potentiel de créativité

Tous les intervenants se sont accordés pour indiquer que le Liban ne manquait pas d’innovation et de créativité, et que les médias internationaux s’étaient passé le mot pour qualifier Beyrouth de It City, ou la ville la plus tendance du moment. De la mode aux jeux vidéo, en passant par la joaillerie et l’industrie des films indépendants, le talent des Libanais a fait l’unanimité des participants au séminaire. Un avis que ne partage cependant pas Nadine Touma, cofondatrice de Dar Onboz, maison d’édition principalement dédiée aux livres, à la musique et aux animations pour enfants et adolescents. « On ne peut se flatter du talent des Libanais dans l’absolu, même si il est vrai qu’il existe des success stories. Il n’est pas facile de trouver de bons graphistes, par exemple », a-t-elle indiqué à L’Orient-Le Jour. Une situation jugée évidente par le consultant culturel de la société GAIA Heritage, Georges Zouein, qui déplore le fait que « l’on n’enseigne malheureusement pas l’art et la musique dans les écoles publiques ».

Parallèlement, les experts britanniques et libanais ont souligné le manque d’engagement en faveur de la propriété intellectuelle, l’absence de données fiables ainsi que les failles de l’infrastructure digitale jugée « honteuse » par le directeur associé de la société Middle East Venture Partners, Tarek Saïd. Ils ont aussi et surtout relevé l’existence de nombreux obstacles, en termes d’accès au financement d’initiatives créatrices, considérées hautement risquées par la majorité des investisseurs et des établissements de crédit.

En dépit de toutes ces embûches, une prise de conscience de la capacité des industries créatives à produire des richesses commence à prendre forme auprès de certaines institutions.

Ainsi, selon le directeur du programme des jeunes entrepreneurs Bader, Antoine Abou Samra, Kafalat, qui fournit des prêts aux petites et moyennes entreprises (PME), a fourni, le 31 octobre 2010, des garanties financières pour 1 127 prêts d’une valeur totale de 128 millions de dollars octroyés à des industries créatives. Le nombre de ces prêts représente 15,5 % du total des prêts octroyés pour cette période.

Selon M. Abou Samra, cette prise de conscience a été favorisée par une tendance intrinsèque au pays du Cèdre à exporter des idées novatrices malgré les difficultés auxquelles fait face le Liban depuis plusieurs décennies maintenant ; une tendance amplifiée par l’existence d’une importante diaspora étendue sur tous les continents.

« Il est important de soutenir les idées innovatrices financièrement, mais aussi techniquement », a-t-il souligné à cet égard, d’autant que l’environnement sur le plan local n’est pas encore propice à l’envol de l’économie créative et que la concurrence internationale est féroce sur ce créneau.

Le Liban devra en outre se doter d’une infrastructure digitale en mesure de connecter les industries créatives locales aux marchés mondiaux, de renforcer son appui financier à ce volet de l’économie encore sous-exploité et d’élaborer des lois plus strictes à l’égard du respect des droits de la propriété intellectuelle, ont souligné à l’unisson les participants au colloque.

Auteur : Rana ANDRAOS

Source : www.lorientlejour.com

Système améliorant la visibilité des leds


Le « Système améliorant la visibilité des leds » est un système composé d’une languette de matière souple, plus ou moins réfléchissante dont une partie est enduite d’adhésif.

Une pliure permet d’orienter la partie réfléchissante vers l’utilisateur.

Cette innovation permet de renvoyer totalement un partiellement une source lumineuse sous un angle différent.

Ce système est notamment utile pour rendre plus visibles les leds qui ont un champs de vision restreint.

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Exemple :

Sur les ordinateurs portables, il peut être utile de mieux voir une led de fonctionnement, hors, l’angle d’émission lumineuse de cette dernière est très étroit, et l’utilisateur ne voit celle-ci que latéralement, de ce fait, la source lumineuse émise ne lui parvient que très partiellement. Le « Système améliorant la visibilité des leds » sera collé derrière la led, et orienté sous un angle renvoyant la lumière émise vers l’utilisateur.

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La souplesse de la matière utilisée, fait que lorsque l’on referme l’ordinateur, la languette se plie en même temps et ne gêne d’aucune façon le fonctionnement d’icelui.

Tous les appareils utilisant une source lumineuse à angle restreint qui seront dotés de cette invention en retireront une meilleure visibilité de fonctionnement.

Le « Système améliorant la visibilité des leds » peut être composé de toute matière souple, plus ou moins réfléchissante (il peut être utile que cette matière laisse passer une part de luminosité), il peut être de n’importe quelle couleur ou noir ou blanc.

L’adhésif peut être à collage définitif ou repositionnable.

La languette composant l’appareil peut être plus ou moins épaisse selon l’utilisation désirée.

Prototype

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Site Web de l’invention : inventions.a.verna.free.fr/visibiliteleds.htm

Copyright enregistré le 23/11/2010 à 09:35, sous le n° 00049360 : www.copyrightdepot.com/cd16/00049360.htm

Pour prendre contacte avec l’inventeur : Monsieur Christophe Verna

E-mail : verna@free.fr

Site Web : inventions.a.verna.free.fr

Brevets : le Québec en mode rattrapage


Les entrepreneurs québécois passent à côté de belles occasions d’affaires en accouchant d’ingénieuses inventions… mais en omettant de les breveter.

C’est le message lancé par Mireille Jean, ex-entrepreneure qui parcourt maintenant la province pour inciter les dirigeants de PME à utiliser les brevets à leur avantage.

«On le sait : au Québec, nos entrepreneurs sont inventifs. On le voit dans le monde artistique et on a la même énergie créatrice dans le monde entrepreneurial. Mais actuellement, ces gens-là passent à côté de quelque chose d’important qui s’appelle les brevets», a-t-elle dit à La Presse Affaires en marge d’une conférence intitulée Innover c’est bien… breveter c’est mieux !

L’allocution fait partie d’une tournée provinciale qui s’arrêtait à Laval mercredi avant de passer par Montréal à la mi-décembre.

Mme Jean n’est pas la seule à sonner l’alarme. Hier, l’Institut de la statistique du Québec a justement publié de nouvelles statistiques sur l’innovation, affirmant que le Québec est en mode «rattrapage» quand il s’agit de protéger sa propriété intellectuelle.

On y apprend que la province a déposé 99 brevets par million d’habitants en 2008. C’est presque deux fois moins que la moyenne des pays du G7 (182 brevets par million d’habitants) et significativement moins que la moyenne canadienne (119).

Des pays comme le Japon et les États-Unis, qui déposent respectivement 268 et 263 brevets par million d’habitants, sont loin devant.

Mince consolation: depuis 1993, le taux de brevets croit de 4,1% par année au Québec – une croissance moindre qu’en Ontario, mais supérieure à celle de tous les autres pays du G7.

Une vente payante

Selon Mme Jean, le manque d’intérêt des entrepreneurs québécois envers les brevets a une conséquence : il prive les entreprises de revenus.

«Les brevets, ça peut être très payant», dit-elle. Et elle est bien placée pour le savoir.

En 2007, elle-même a vendu à la multinationale IBM le portefeuille d’une vingtaine de brevets de Trioniq, boîte de fabrication de produits de haute technologie qu’elle avait fondée avec deux copains quelque 20 ans plus tôt.

«Les entrepreneurs ont des préjugés envers les brevets. Et je les comprends : j’avais les mêmes ! Moi non plus, je n’en voulais pas de brevets. Par un concours de circonstances, je suis embarquée là-dedans. Et j’ai fini par faire des affaires avec les brevets. J’ai fait de l’argent avec les licences, et j’en ai fait encore plus quand je les ai vendues», dit Mme Jean.

La vente de ses brevets lui permettant justement de se payer une pause professionnelle, Mireille Jean a décidé d’écrire un livre (Innover c’est bien… breveter c’est mieux !) et de donner des conférences sur le sujet.

«J’ai écrit le livre que j’aurais voulu avoir moi-même 10 ans plus tôt», dit celle qui dit avoir pris son «bâton de pèlerin» pour apporter sa contribution à l’économie du Québec.

Mercredi, ils étaient une vingtaine d’entrepreneurs et agents de brevets à être venus l’entendre. Trop cher, toujours copié, impossible à défendre de toute façon contre les multinationales : le brevet est entouré de mythes qui doivent tomber pour que les entrepreneurs s’y intéressent, martèle Mme Jean.

Dans sa bouche, un brevet devient un actif comme un autre qui sert à faire de l’argent, la conférencière allant même jusqu’à le comparer… à un immeuble !

«Qu’est-ce que vous faites avec un immeuble ? Vous l’utilisez pour votre usage exclusif, vous le louez en totalité ou en partie, ou vous le vendez. Vous pouvez faire la même chose avec un brevet», a-t-elle lancé à son auditoire, expliquant que si le brevet peut servir à fabriquer un produit exclusif, on peut aussi en céder les droits sous forme de licence pour tirer des redevances ou même le vendre.

«J’aurais dû entendre ça il y a 20 ans», n’a pu s’empêcher de lancer Guy Guillemet, directeur des services techniques pour une entreprise qui fabrique des systèmes de verrouillage pour les portes et les fenêtres.

Auteur : Philippe Mercure

Source : lapresseaffaires.cyberpresse.ca

Thomson Reuters lance une fonction de recherche de Propriété Intellectuelle


Thomson Reuters lance une fonction de recherche de propriété intellectuelle révolutionnaire permettant aux professionnels des brevets de rechercher les droits de propriété intellectuelle selon leurs propres termes.

La nouvelle fonction Custom Fields permet aux sociétés d’intégrer leurs données aux informations mondiales sur les brevets pour prendre des décisions éclairées en matière de propriété intellectuelle et pour améliorer les flux.

La branche IP Solutions de Thomson Reuters a annoncé aujourd’hui qu’elle redéfinissait la recherche en matière de brevets et de prise de décision dans le domaine de la propriété intellectuelle (PI) avec le lancement de sa fonction unique Custom Fields de Thomson Innovation(R), la plate-forme d’analyse et de recherche en matière de PI la plus complète au monde. Les professionnels, inventeurs, chercheurs, avocats et gestionnaires de portefeuilles de brevet de la PI peuvent désormais créer des champs personnalisés dans Thomson Innovation, étiqueter des dépôts de brevet avec leurs propres données internes, puis effectuer une recherche, analyser et faire des rapports sur les relations entre les informations spécifiques à l’entreprise et celles du monde entier en matière de brevets. Les résultats et les analyses peuvent également être partagés avec d’autres personnes afin d’améliorer la collaboration et de rationaliser les flux organisationnels.

« Les informations en matière de propriété intellectuelle deviennent de plus en plus cruciales dans les décisions commerciales car les actifs intangibles sont reconnus pour la valeur qu’ils fournissent à la société », explique David Brown, président de la branche IP Solutions de Thomson Reuters. « Avec la grande souplesse de Custom Fields dans Thomson Innovation, nos clients disposent désormais d’un moyen unique de prendre des décisions en matière de PI selon le contexte organisationnel pertinent pour un avantage compétitif plus important ».

Custom Fields dans Thomson Innovation permet aux professionnels engagés dans le cycle de vie de la PI d’ajouter leur propre contexte interne aux informations mondiales sur les brevets. Ainsi, ils peuvent :

– appliquer des classifications technologiques internes aux dépôts de brevets pour les affecter à des portefeuilles ou services particuliers – associer l’utilisation de produit ou les informations sur une marque à des dépôts de brevet pour aider les estimations – organiser les alertes de flux de résultats en liant une étape d’un processus à des dépôts de brevet, en indiquant quand ils sont prêts à passer au prochain participant dans le processus, ainsi que la mesure à prendre – étiqueter des dépôts avec des indicateurs de pertinence pour aider les confrères de la R&D à évaluer des technologies ou pour identifier l’art antérieur à des fins d’analyse juridique – importer des données de portefeuilles de brevets de Thomson IP Manager(R), la solution de gestion intellectuelle de Thomson Reuters, afin d’exécuter des analyses détaillées et de prendre des décisions de maintenance.

« Nous sommes heureux d’offrir à nos clients Custom Fields dans Thomson Innovation, une nouvelle fonctionnalité exclusive sur le marché », affirme Cindy Poulos, vice-présidente de la gestion produit pour IP Solutions business de Thomson Reuters. « Les données fournies par nos clients constituent un moteur essentiel à notre développement produit. Depuis son lancement en décembre 2007, nous avons continuellement amélioré Thomson Innovation pour nous retrouver sur le devant du marché avec des caractéristiques orientées sur le client, telles que cette interopérabilité, unique en son genre dans le secteur, entre la recherche PI de pointe sur le marché et les plates-formes de gestion d’actifs intellectuels ».

Après avoir remporté les victoires R&D 100 et InfoWorld 100, Thomson Innovation est la seule plate-forme de recherche PI permettant aux utilisateurs de faire des recherches parmi les données mondiales en matière de brevet, de littérature scientifique, d’activité commerciale et de nouveautés en une seule fois. Associé à Derwent World Patents Index(R) (DWPI(SM)), la source de données mondiales de PI la plus fiable du secteur, et couplé à la totalité des textes des brevets d’Asie orientale en Anglais, les utilisateurs peuvent s’appuyer sur de grandes capacités d’analyse de pointe pour transformer d’importants volumes de données en renseignements exploitables.

Pour plus de détails sur Custom Fields dans Thomson Innovation, consulter : www.thomsoninnovation.com

À propos de Thomson Reuters

Thomson Reuters est la plus grande source mondiale d’informations intelligentes pour les sociétés comme pour les professionnels. Nous associons l’expertise de l’industrie à l’innovation technologique pour offrir des informations cruciales aux grands décideurs des marchés financiers, juridiques, fiscaux et comptables, ainsi que dans les domaines de la santé, de la science et des médias, alimentées par la plus fiable des organisations d’informations dans le monde. Avec un siège social à New York et de grands bureaux à London et Eagan, Minnesota, Thomson Reuters emploie 55 000 personnes dans plus de 100 pays. Pour plus d’informations, consulter : www.thomsonreuters.com

Source : www.lelezard.com

Accord anti-contrefaçon : les députés définissent leurs conditions


Accord anti-contrefaçon : les députés définissent leurs conditions en vue de ratifier l’accord

Séance plénière

L’accord international finalisé visant à lutter contre la contrefaçon a subi un premier test ce mercredi. Une majorité de députés a, en effet, adopté une résolution commune saluant l’accord qui constitue « un pas dans la bonne direction ». Cependant, ils demandent à la Commission de confirmer que celui-ci n’aura aucun impact sur les libertés fondamentales et la législation européenne existante.

La résolution, déposée par les groupes PPE et ECR, a été adoptée par 331 voix pour, 294 contre et 11 abstentions.

Les députés, disposant dorénavant d’un droit de véto sur les accords internationaux conclus par l’Union européenne, « sont pleinement conscients que l’accord négocié ne résoudra pas le problème complexe et multidimensionnel de la contrefaçon ».

« Le texte négocié reflète les principales inquiétudes exprimées par le Parlement ces derniers mois », indique le texte adopté. Le Parlement se félicite des déclarations répétées de la Commission, selon lesquelles l’accord anti-contre-façon (ACAC, plus connu sous le nom d’ACTA) « ne modifiera pas l’acquis communautaire en termes d’application des droits de propriété intellectuelle parce que le droit de l’Union européenne est déjà plus pointu que les normes internationales en vigueur ».

Cependant, les députés demandent à la Commission « de confirmer que la mise en œuvre de l’ACAC n’aura aucune incidence sur les droits fondamentaux et la protection des données, sur les efforts que l’UE déploie actuellement pour harmoniser les mesures d’applications des droits de propriété intellectuelle ou sur le commerce électronique ».

Dans la résolution adoptée, le Parlement rappelle qu’en vertu du Traité de Lisbonne, les pouvoirs du Parlement ont été largement étendus et que son accord est nécessaire pour permettre à l’ACAC d’entrer en vigueur dans l’UE.

Le nouvel accord multilatéral entre l’Union européenne, les États-Unis, l’Australie, le Canada, le Japon, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Corée du Sud et la Suisse vise à renforcer la protection des droits de propriété intellectuelle, à lutter contre la contrefaçon et le piratage de produits tels que les vêtements de marque, la musique et les films.

Le Parlement se réjouit du fait « que l’adhésion à l’ACAC ne soit pas exclusive et que d’autres pays en développement ou émergents pourront y adhérer ».

Une amélioration de la transparence des négociations

Les députés se félicitent du fait que suite aux « protestations du Parlement, le degré de transparence des négociations ACAC ait été sensiblement amélioré et que depuis le cycle de négociations en Nouvelle-Zélande, le Parlement ait été pleinement informé de l’évolution des négociations ».

Les indications géographiques demeurent non protégées

Reconnaissant les efforts de la Commission pour inclure la protection des indications géographiques dans le cadre d’ACTA, les députés regrettent toutefois que « l’accord ne contienne pas de définition des « contrefaçons d’indications géographiques » car cette omission pourrait créer une confusion ».

Pas de fouille corporelle ni de « riposte graduée ».

De plus, les parlementaires se félicitent des déclarations de la Commission selon lesquelles « l’accord n’introduira ni fouilles corporelles, ni la procédure dite de « riposte graduée en trois temps ». Aucune partie signataire, et en particulier l’UE, ne peut être mandaté pour imposer une procédure « de riposte graduée en trois temps » ou un régime similaire pour privés les utilisateurs d’accès à Internet à la suite de trois infractions en ligne au droit d’auteur, soulignent les députés.

Enfin, le Parlement souligne que, sur insistance de l’UE, les pays signataires ne devraient pas être obligés de faire de l’enregistrement par caméscope (« camcording ») une infraction pénale. Il se félicite du fait que « la pénalisation de l’enregistrement par caméscope soit simplement facultative ».

Étapes suivantes

Le onzième et dernier round de négociations s’est tenu à Tokyo du 23 septembre au 2 octobre. Cependant, « l’accord n’est pas encore adopté et il appartient à la Commission, en tant que négociatrice, de déterminer à quel moment les négociations sont techniquement finalisées et l’accord peut être adopté », a déclaré Karel de Gucht aux députés lors du débat le 20 octobre à Strasbourg. La réunion technique visant à finaliser la rédaction juridique se tiendra à Sydney du 30 novembre au 3 décembre.

Source : www.europarl.europa.eu

Un brevet qui vaut un joli bouquet de millions


90 % des fleurs sont hollandaises. L’alternative ? L’accessoire innovant ou le produit de niche.

Au départ, c’est une simple idée. Elle a d’abord germé dans la tête de Gilles Cardoso, ancien commercial dans une société d’accessoires pour fleurs. Né d’un problème simple lui aussi mais spécifique aux fleuristes : comment accélérer la réalisation d’un bouquet à réserve d’eau ?

Ce nouveau type de bouquet, de plus en plus prisé aujourd’hui pour sa commodité et sa simplicité, permet de se passer de l’utilisation d’un vase. Il a toutefois pour inconvénient d’être relativement long à fabriquer.

« J’avais une masse importante à réaliser et j’ai donc cherché un moyen d’accélérer le système », se rappelle le directeur des ventes de la nouvelle société floreINNOV’. Il réalise un prototype sur le modèle de la bourse à lacet… et constate que le procédé fonctionne avec une efficacité redoutable : « Là où il était nécessaire de consacrer trois minutes, il suffit de dix secondes pour former ce réservoir à eau qui fait office de vase ».

L’inventeur flaire alors que son innovation peut être exploitée et commercialisée notamment à destination des fleuristes grossistes ou détaillants. Il rencontre Thierry Delatour, ancien employé chez Faurécia, avec lequel il dépose un brevet pour protéger cette innovation.

Puis, ils lancent en janvier 2009 des études sur la viabilité du produit et des études du marché. « Nous avons listé les problèmes que rencontraient les fleuristes et réfléchi aux techniques d’industrialisation et aux éventuels partenaires industriels. » La rencontre avec Yves Carcenac, PDG de la Sarthec et de Ard Invest, holding spécialisée dans l’injection plastique, est décisive.

L’homme s’associe à hauteur d’un tiers dans le capital social de la toute nouvelle entreprise et engage aussitôt une étude de prototypage. Suivie d’une levée de fonds : le conseil général des Ardennes offre un prêt de 100 000 euros, la Région apporte 60 000 euros, suivie d’Oseo qui devrait intervenir pour un prêt d’un montant identique. Les banques accordent au total un peu plus de 200 000 euros.

Installée dans les locaux de l’entreprise Sartech sur la zone industrielle de Bazeilles, Flore iNNOV a noué un partenariat avec Innov-Tech, société partenaire présente sur place et qui fournit les presses d’injection ainsi que les machines d’assemblages. Au mois de mai 2009, tout est prêt et les premières livraisons sont effectuées.

Le groupe Carrefour mais aussi le groupe Monceau fleurs absorbent déjà 50 % de leur production. « A ce jour, nous avons vendu près de 200 000 pièces », estime le PDG. Avec une capacité de production de 7 000 pièces/jour, les possibilités sont importantes. Les deux responsables comptent bien ne pas s’en tenir là et s’apprêtent à « attaquer le marché européen ».

Une licence est déjà vendue pour son exploitation en Europe centrale. Ils prévoient déjà près de 3 millions de CA pour 2011. Et l’entreprise, qui compte à ce jour un magasinier et trois commerciaux, devrait voir arriver l’année prochaine deux commerciaux supplémentaires et une personne en charge de l’administration des ventes. « D’ici 3 à 4 ans, on pense atteindre les 10 millions de pièces par an. »

Auteur : Carl Hocquart

Source : www.lunion.presse.fr