Article de presse

Un brevet qui vaut un joli bouquet de millions


90 % des fleurs sont hollandaises. L’alternative ? L’accessoire innovant ou le produit de niche.

Au départ, c’est une simple idée. Elle a d’abord germé dans la tête de Gilles Cardoso, ancien commercial dans une société d’accessoires pour fleurs. Né d’un problème simple lui aussi mais spécifique aux fleuristes : comment accélérer la réalisation d’un bouquet à réserve d’eau ?

Ce nouveau type de bouquet, de plus en plus prisé aujourd’hui pour sa commodité et sa simplicité, permet de se passer de l’utilisation d’un vase. Il a toutefois pour inconvénient d’être relativement long à fabriquer.

« J’avais une masse importante à réaliser et j’ai donc cherché un moyen d’accélérer le système », se rappelle le directeur des ventes de la nouvelle société floreINNOV’. Il réalise un prototype sur le modèle de la bourse à lacet… et constate que le procédé fonctionne avec une efficacité redoutable : « Là où il était nécessaire de consacrer trois minutes, il suffit de dix secondes pour former ce réservoir à eau qui fait office de vase ».

L’inventeur flaire alors que son innovation peut être exploitée et commercialisée notamment à destination des fleuristes grossistes ou détaillants. Il rencontre Thierry Delatour, ancien employé chez Faurécia, avec lequel il dépose un brevet pour protéger cette innovation.

Puis, ils lancent en janvier 2009 des études sur la viabilité du produit et des études du marché. « Nous avons listé les problèmes que rencontraient les fleuristes et réfléchi aux techniques d’industrialisation et aux éventuels partenaires industriels. » La rencontre avec Yves Carcenac, PDG de la Sarthec et de Ard Invest, holding spécialisée dans l’injection plastique, est décisive.

L’homme s’associe à hauteur d’un tiers dans le capital social de la toute nouvelle entreprise et engage aussitôt une étude de prototypage. Suivie d’une levée de fonds : le conseil général des Ardennes offre un prêt de 100 000 euros, la Région apporte 60 000 euros, suivie d’Oseo qui devrait intervenir pour un prêt d’un montant identique. Les banques accordent au total un peu plus de 200 000 euros.

Installée dans les locaux de l’entreprise Sartech sur la zone industrielle de Bazeilles, Flore iNNOV a noué un partenariat avec Innov-Tech, société partenaire présente sur place et qui fournit les presses d’injection ainsi que les machines d’assemblages. Au mois de mai 2009, tout est prêt et les premières livraisons sont effectuées.

Le groupe Carrefour mais aussi le groupe Monceau fleurs absorbent déjà 50 % de leur production. « A ce jour, nous avons vendu près de 200 000 pièces », estime le PDG. Avec une capacité de production de 7 000 pièces/jour, les possibilités sont importantes. Les deux responsables comptent bien ne pas s’en tenir là et s’apprêtent à « attaquer le marché européen ».

Une licence est déjà vendue pour son exploitation en Europe centrale. Ils prévoient déjà près de 3 millions de CA pour 2011. Et l’entreprise, qui compte à ce jour un magasinier et trois commerciaux, devrait voir arriver l’année prochaine deux commerciaux supplémentaires et une personne en charge de l’administration des ventes. « D’ici 3 à 4 ans, on pense atteindre les 10 millions de pièces par an. »

Auteur : Carl Hocquart

Source : www.lunion.presse.fr

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