Cet après-midi à la libraire Doucet, il sera question de l’histoire de la famille Bollée, DL ; une famille d’industriels mais surtout d’inventeurs.
Questions – réponses
Gérard Bollée, arrière-petit-fils d’Amédée et Michel Bonté, journaliste, viennent de publier un très bel ouvrage avec des illustrations parfois surprenantes intitulé Il était une fois… les Bollée dans lequel ils retracent la saga de cette famille. Michel Bonté nous répond.
C’est surprenant tous ces inventeurs, au fil des générations, dans une même famille ?
Dans cette famille née d’un milieu de compagnons nomades, cela se transmet de père en fils. Aujourd’hui, le petit Marcel qui a 10 ans parle anglais et espagnol et est très calé en informatique.

Michel Bonté et Gérard Bollée (de gauche à droite) travaillant sur leur ouvrage Il était une fois… les Bollée dont ils parleront samedi après-midi à la librairie Doucet.
Comment avaient-ils les moyens de faire connaître autant d’inventions ?
Ils avaient imaginé un système très astucieux : ils ne commercialisaient pas leurs inventions, ils les brevetaient puis vendaient les brevets. Et il existait un pacte familial faisant que toute invention tombait dans un pot commun. Cela profitait d’abord à l’entreprise et ensuite une quote-part était versée à chacun.
Ils avaient déjà une « règle d’or » très moderne dans leurs fonderies ?
La prise en compte dans la fonderie de la pénibilité du travail et de l’âge des employés. Quand ceux-ci sont plus âgés, ils deviennent les maîtres-apprentis des plus jeunes.
Vous montrez un timbre-poste cambodgien à la gloire de la voiture appelée Liliput ?
Cela s’explique par la renommée internationale des Bollée. Il y a des cloches Bollée sur tous les continents dont une à Nagasaki dont le clocher est le seul qui ait résisté au souffle atomique.
Et, comme dans toutes les grandes familles, il y a un original, tel Camille ?
Camille est aussi un touche-à-tout. La première motopompe, c’est son invention. Il a créé des fontaines lumineuses dont l’une ornait jadis l’entrée de la gare du Mans. Et, en plus, il a un hobby : sauver les autres. À ce titre, il a reçu la médaille des sauveteurs.
En plus de la vie d’une famille, le livre est aussi la vie d’une époque au Mans ?
Oui, parce que nous avons voulu reconstituer Le Mans pendant cette époque Bollée, une période de référence. Nous avons choisi de montrer de nombreuses cartes postales évoquant la vie mancelle et appartenant à des collectionneurs privés.
DL ; Samedi 22 octobre, à 16 h 30, rencontre-dédicaces avec Gérard Bollée et Michel Bonté pour l’ouvrage Il était une fois… les Bollée à la librairie Doucet, 66, avenue de Gaulle. Entrée libre.
Source : www.ouest-france.fr
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