Certains le prennent pour un fou, d’autres pour quelqu’un de malin. À 28 ans, il s’efforce de faciliter le quotidien des gens grâce à ses inventions.
« Petit, on me disait, il a de l’idée le gamin », se souvient Jean-François Baudet. À 28 ans, il a déjà breveté trois de ses inventions. « À chaque problème, je trouve une solution, sourit le jeune homme installé à Villaines-la-Juhel (Nord-Mayenne).
En 2012, il dépose à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) son premier projet. « Tous les matins, mon amie se plaignait de devoir faire des ourlets aux pantalons de ses enfants, alors j’ai eu l’idée de créer un objet en forme de « S ». Accroché à la chaussure, il maintient le pantalon et l’empêche de s’abîmer en traînant par terre. »

« Un calepin rempli d’idées »
Agile de ses mains, il fabrique des objets et réfléchit aux moyens de faciliter le quotidien des autres. « Je suis de près les informations. Quand je vois une catastrophe quelque part, je pense à ce qui aurait pu permettre de l’éviter. » Pour lutter contre les inondations, Jean-François a pensé à un système de digue gonflable, il a aussi réfléchi à une maison anti-tornade, un plateau aimanté…
Des idées, Jean-François Baudet en a plein la tête. « J’ai un calepin rempli d’idées. À chaque fois que j’en ai une, je la note. Des fois, je vois les gens pester, j’observe et je réfléchis à la manière de régler le problème. »
La même année, il a déposé deux autres brevets. « En suivant les faits divers, je me suis aperçu que les vols à l’arraché de sac à main se multipliaient, alors, j’ai créé « un sac à main Taser ». Si quelqu’un vole le sac, la personne peut lui délivrer une décharge à l’aide d’une télécommande. Je peux vous assurer qu’il va lâcher le sac après. »
Jean-François a également inventé un nouveau système d’alarme, destiné aux chauffeurs routiers. « Grâce à un faisceau lumineux, fixé au rétro d’un camion et qui se reflète sur un panneau à l’arrière de celui-ci, le chauffeur peut être averti si quelqu’un s’approche de son véhicule. En effet, une alarme se déclenche si une personne obstrue le faisceau. »
En manque d’argent pour concrétiser ses projets
Ce qui manque, aujourd’hui, à Jean-François Baudet, c’est l’argent pour financer ses projets. « J’ai fait des démarches pour lancer la production en série de mon « clip mania ». J’ai contacté un industriel qui m’a demandé 15 000 €. C’est la confection du moule qui coûte cher. Je ne peux pas le financer.»
Et puis, les démarches sont lourdes. « J’ai été noyé sous les paperasses. » Aujourd’hui, Jean-François Baudet cherche quelqu’un pour financer son projet. « J’aimerais un coup de pouce pour lancer mes idées, y consacrer ma vie. J’espère que ça va marcher ! »
Auteur : Caroline LELIÈVRE
Source : www.entreprises.ouest-france.fr
En savoir plus sur Invention - Europe
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
