Le musée des innovations ratées


Dans 3 jours ouvrira un musée original à Helsingborg (Suède) bien que ce soit un psychologue américain, Samuel West, qui ait lancé cette initiative. Le «Museum of failure» («Musée de l’échec») ouvrira donc le 7 juin prochain. Le but, selon ce docteur en psychologie du travail, est de convertir les foules aux vertus de l’échec en exposant les produits ayant fait les pires flops lors de leur mise sur le marché.

L’histoire ne retient que les vainqueurs. L’adage est connu, et vaut d’autant plus lorsqu’il s’agit d’innovation. Si la machine à vapeur, l’avion, le microprocesseur ou le smartphone figurent désormais au panthéon des grandes inventions, l’irrésistible marche en avant du progrès fait aussi de nombreux perdants. À tous ces oubliés de l‘histoire, un musée devrait bientôt rendre hommage.

Dans ce lieu pour le moins singulier seront exposés quelques-uns des «bides» commerciaux les plus retentissants du XXe siècle. De l’Apple Newton à la Kodak Digital Camera en passant par les lasagnes surgelées Colgate, la «collection» réunie par Samuel West embrasse tous les secteurs de la production. Et promet de s’assimiler à un joyeux bric-à-brac.

L’affaire est pourtant très sérieuse. En exposant au public ces différents fiascos, le psychologue espère «positiver» l’expérience de l’échec auprès du grand public. «L’échec fait partie de l’innovation, confie-t-il à la chaîne américaine CNN. «Il est indispensable que nous acceptions l’échec comme un passage obligé dans la création de produits révolutionnaires.» «Certains produits frôlent tout de même le ridicule, reconnaît tout de même Samuel West, le stylo Bic pour les femmes, c’était vraiment une idée stupide.»

Parmi la cinquantaine d’objets bientôt exposés à Helsingborg figure également une invention de Donald Trump ! Avant de devenir, le 20 janvier dernier, le 45e président des États-Unis, le milliardaire américain s’était notamment lancé dans le business du jeu de plateau. Sorti en 1989, le jeu «Trump the game» s’assimilait à une sorte de Monopoly, en beaucoup plus complexe. Comme le rapporte BFM TV, 800.000 exemplaires furent vendus entre 1989 et 1990, très loin de l’objectif d’Hasbro (2 millions). Un échec cuisant qui n’empêcha pas le milliardaire américain de retenter l’aventure, en 2004, en commercialisant un nouveau jeu basé sur le télé-crochet dont il est la star, The Apprentice. Cette fois, le succès fut au rendez-vous.

Pour ceux que cet exemple n’aurait pas tout à fait convaincus, Samuel West cite également l’exemple du Newton d’Apple. Lancé en 1993, l’ancêtre de l’Ipad et de l’Iphone , en plus de faire fonction d’agenda, permettait d’envoyer des mails électroniques. Sauf que la première version du Newton souffrait de nombreux défauts: un prix exorbitant, une reconnaissance de caractères laborieuse et un stylet qui ne séduisait guère Steve Jobs. En 1997, le patron d’Apple décida de mettre fin à la commercialisation de l’appareil. Le Newton n’obtiendra sa revanche que dix ans plus tard, avec la mise sur le marché du premier IPhone.

Dans la video suivante (en anglais, désolé, mais elle mérite d’être visionnée), le créateur du concept montre quelques-uns de ces exemples:

(basé sur un article original du Figaro)

 

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