Cinq inventions de Léonard de Vinci qui auraient pu révolutionner l’histoire de la technologie


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Croquis de Léonard de Vinci d’une arbalète géante.

Léonard de Vinci est l’un des artistes les plus célèbres de l’histoire. Son génie ne se limitait cependant pas à l’art ; Léonard de Vinci était aussi un inventeur brillant dans les domaines de l’ingénierie civile, la chimie, l’hydrodynamique, l’optique, l’ingénierie mécanique, la pyrotechnique, l’anatomie et la physique.

Il a envisagé  de nombreuses inventions bien avant que la technologie ne les créent réellement. Nombre de ses conceptions allant de l’hélicoptère aux véhicules blindés, calculateurs, combinaisons de plongée et aux robots ne sont jamais arrivées au bout, de son vivant.  Si elles avaient été construites à son époque elles auraient pu révolutionner l’histoire de la technologie, mais il est clair que le monde n’était pas prêt pour Vinci.

Léonard de Vinci est né le 15 avril 1452 du notaire Piero de Vinci et de la paysanne Caterina à Vinci dans la région de Florence, en Italie. Léonard reçut son éducation dans le studio du célèbre peintre florentin Verrocchio. Dans sa jeunesse, beaucoup de sa vie active fut consacrée au service de Ludovico il Moro à Milan. Il a plus tard travaillé à Rome, à Bologne et à Venise, et il passa ses dernières années au service de François 1er en France dans la maison que ce dernier lui avait offert. Léonard fut de son vivant un peintre renommé. Parmi ses œuvres la Mona Lisa est son portrait le plus célèbre, et sa peinture murale de La Cène est la peinture religieuse la plus reproduite de tous les temps. Néanmoins, Léonard consacra au cours de sa vie bien plus d’heures à ses inventions, enregistra plus de 13 000 pages de notes et de croquis, dont une grande partie était inconnue avant sa mort le 2 mai 1519.

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Buste de Léonard de Vinci à l’âge mûr.

La machine volante

L’une des inventions les plus fameuses de Vinci est la machine volante, bien qu’elle consistait en fait en différents modèles, principalement basés sur le vol des chauves-souris, des cerfs-volants et des oiseaux. Ses dessins reflètent ses capacités d’observation et d’imagination, aussi bien que son désir profond de pouvoir s’envoler comme un oiseau.

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Croquis d’une machine volante envisagée par de Vinci.

L’un des dessins de Vinci consiste en un cadre en bois d’une envergure dépassant 10 mètres. Les « ailes » devaient être couvertes de soie fine pour créer une membrane légère mais robuste, comme les ailes d’une chauve-souris. Le pilote devait se plaquer contre un tableau au centre. Pour déplacer les ailes, le pilote devait tourner une manivelle déplaçant une série de nœuds et de poulies, amenant les ailes à battre. Les ailes étaient également modelées pour tourner alors qu’elles battent, démontrant l’inspiration venant de la nature chez Vinci.

Une légende rapporte que Léonard de Vinci aurait essayé la machine volante avec l’un de ses apprentis, et que l’apprenti serait tombé et se serait cassé la jambe. Il n’y a cependant pas de preuve d’un tel essai, et les experts indiquent que tandis que la machine volante aurait pu volé une fois dans les airs, une personne n’aurait jamais pu créer assez de puissance pour amener l’engin à décoller du sol.

« Le monde devrait attendre encore près de 400 ans pour qu’une machine puisse vraiment voler », indique LiveScience. « Ce n’est qu’en 1903 que les frères Wilbur et Orvilles Wright effectuèrent le premier vol réussi d’un avion motorisé. »

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L’un des croquis de machine volante de Vinci montre une ressemblance proche aux ailes d’une chauve-souris.

Le véhicule blindé

Beaucoup des inventions de Vinci tournaient autour de l’armurerie et des machines de guerre, probablement du fait qu’il recevait ses fonds du duc de Milan, responsable de la défense de Milan contre les Français. L’un des dessins de Vinci représente un véhicule blindé équipé d’armes et capable de se déplacer dans toutes les directions, que beaucoup ont qualifié de précurseur du char moderne.

« Le véhicule de Vinci a de nombreux canons légers arrangés sur une plate-forme circulaire avec des roues, lui permettant un déplacement à 360 degrés », écrit Da Vinci Inventions. « La plate-forme est couverte par une large plaque protectrice (à la manière d’une carapace de tortue), renforcée avec des plaquettes en métal, qui étaient inclinées afin de mieux dévier le feu ennemi. Il y a une tourelle de vision sur le dessus pour coordonner le feu des canons et le pilotage du véhicule. Le déplacement de la machine serait alimenté par huit hommes à l’intérieur du char qui tourneraient constamment des manivelles pour alimenter les roues. »

« Comme sa machine volante, la voiture blindée de Vinci n’a jamais été construite. Et ce n’est que 400 ans plus tard, durant la Première Guerre Mondiale, que les chars blindés sont devenus une composante des champs de bataille européens. »

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Modèle du véhicule blindé de Vinci basé sur ses croquis.

La mitrailleuse

Une autre des armes de guerre de Vinci était le pistolet à 33 canons, qui était destiné à dépasser le problème du temps de recharge trop long des canons de l’époque. Sa conception tient en trois rangées de 11 canons chacun, tous connectés à une seule plate-forme tournante. Les canons pouvaient être chargés en même temps et tirer en roulement, éliminant le délai.

« Le modèle de l’engin à 33 canons de Léonard de Vinci est généralement vu comme la base de la mitrailleuse moderne », indique Da Vinci Inventions, « Une arme n’ayant pas vraiment été développée pour un usage commercial avant le XIXe siècle. »

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Croquis du modèle du fusil à canons multiples de Vinci.

La combinaison de plongée

Alors que Léonard de Vinci travaillait à Venise, il a conçu le modèle d’une combinaison de plongée primitive, destinée à être utilisée pour détruire les vaisseaux ennemis entrant dans les eaux vénitiennes. La combinaison devait être faite en  cuir de porc traité avec de l’huile de poisson pour qu’elle soit hydrophobe. Le casque a une paire de lunettes en verre incrustée et un tube en bambou pour respirer avec des joints en cuir de porc attachés à l’arrière, connecté à un flotteur en liège et en bois. Recevant de l’air de la surface, la combinaison était conçue pour conserver de l’air dans une poche intérieure.

Une réplique a été construite pour un documentaire de la BBC se basant sur les dessins et les notes de Vinci. Lorsque les plongeurs ont essayé la combinaison, ils l’ont trouvé être un précurseur réussi à la combinaison de plongée moderne, le flotteur en liège agissant comme une chambre d’air comprimé lorsqu’il est submergé.

Ce ne sera que quelques 500 ans plus tard que le célèbre inventeur Jacques Cousteau et l’ingénieur Émile Gagnan ont inventé la combinaison de plongée moderne.

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Réplique de la combinaison de plongée de Vinci.

Le robot humanoïde

L’étude de l’anatomie humaine de Léonard de Vinci l’a mené à la conception de l’un des premiers robots humanoïdes connus de l’histoire. Ce robot, habillé dans une armure médiévale allemano-italienne, aurait été conçu vers 1495 et présentation à une fête organisée par le duc de Milan. Il a été redécouvert sous la forme de croquis dans les années 1950.

Le chevalier robotique peut se tenir debout, s’asseoir, lever sa visière, ouvrir et fermer la bouche, et manœuvrer indépendamment ses bras. Le système robotique entier était dirigé par une série de poulies, de câbles, d’engrenages internes et de manivelles à main.

En 2002, le spécialiste en robotique Mark Rosheim a construit un modèle fonctionnel du chevalier robotique de Vinci. Il s’est montré être pleinement opérationnel, comme Léonard de Vinci l’avait prédit.

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Modèle d’un robot basé sur les dessins de Léonard de Vinci.

Léonard n’a pas eu d’éducation formelle en latin, en mathématiques et en science et n’a jamais été à l’université. Cela veut dire que ses inventions ont été largement ignorées par les universitaires et les riches mécènes, et son génie est resté enfermé dans de simples croquis de ses carnets. Lorsque ces journaux ont été découverts, des analyses ont révélé que l’approche de la science de Léonard de Vinci consistait en une observation intense et en un enregistrement détaillé, ses outils d’investigation étant principalement ses yeux. De Vinci était un type de scientifique fondamentalement différent pour son temps, intégrant les arts dans sa théorisation et dans son hypothèse, amenant une approche intégrée et holistique unique de la science.

Courtoisie d’Ancient Origins : Five da Vinci inventions that could have revolutionized the history of technology

Auteur : April Holloway, Ancient Origins – Source : www.epochtimes.fr

Les inventions oubliées de Léonard de Vinci


Encore une exposition consacrée au génial Léonard de Vinci qui s’ouvre à la Pinacothèque de Paris ? Oui mais le 29 octobre le musée a choisi de s’intéresser à sa facette d’inventeur prolifique, à ce visionnaire aux mille projets… dont certains n’ont jamais vu le jour.

Après avoir étudié les Beaux-Arts, Léonard de Vinci a reçu une formation à l’atelier polytechnique de Verrochio où il apprît les mathématiques et l’architecture. Adepte de l’empirisme, le maître de la Renaissance estimait que « les choses de l’esprit qui ne sont pas passées par les sens sont vaines ». Le parcours de l’exposition met l’accent sur les secrets contenus dans les codex, ces recueils encyclopédiques dans lesquels le célèbre Florentin a consigné des milliers de schémas et de messages cryptés (dont certains, écrits de gauche à droite, ne peuvent être déchiffrés qu’à l’aide d’un miroir). Au détour des pages, on découvre des machines qui préfigurent l’hélicoptère, le sous-marin, la bicyclette, le bateau à aubes ou l’automobile. Si ces inventions sont passées à la postérité, d’autres, étonnantes et fantaisistes, en sont restées au stade de rêves de papier.

  • La plus ingénieuse : les écuries automatisées (1498)

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Léonard de Vinci avait imaginé des écuries automatisées qui pouvaient se passer de palefreniers.

A la demande du duc Ludovic Sforza qui souhaitait remédier à la crasse et à l’exiguïté des ses écuries, Léonard de Vinci plancha sur un projet de rénovation. Ce travail de titan évoque l’un des douze travaux d’Hercule: les écuries d’Augias. L’ingénieur florentin décida de créer un bâtiment formant trois arches dans lesquelles venaient s’encastrer les boxes des animaux. L’idée de l’architecte était d’automatiser l’ensemble de la structure afin qu’elle soit autogérée. Grâce à un système de poulies, le fourrage stocké au grenier se déverserait dans les mangeoires. Les abreuvoirs seraient quant à eux irrigués au moyen de pompes à eau drainant une rivière voisine. Enfin, le purin serait évacué par des plans inclinés conduisant à des canalisations.

  • La plus loufoque : les chaussures flottantes

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Au même titre que voler dans les airs, marcher sur l’eau était un rêve poursuivi par le génie de la Renaissance.

Les mouvements de l’eau exerçaient une véritable fascination chez Léonard de Vinci. On retrouve dans ses notes, de nombreuses considérations sur le mouvement des ondes: «  Observe le mouvement de l’eau à sa surface, comme il ressemble à celui d’une chevelure dont un mouvement du poids du cheveu et l’autre l’orientation des boucles ; ainsi, l’eau forme des tourbillons dus, en partie, à l’impulsion du courant principal et en partie aux mouvements incidents du retour » Il avait longuement étudié les travaux du savant grec Archimède avant de se lancer dans ce projet fantasque de chaussures flottantes. A l’image de Jésus marchant sur les eaux, chaque mortel pourrait dorénavant évoluer sur les flots à l’aide de plate-formes étanches placées sous les pieds et de bâtons pour maintenir l’équilibre. En-dehors de cette simple esquisse, rien ne permet de dire que son auteur ait testé le projet.

  • La plus écologique : le palais sur l’eau (1506)

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Léonard de Vinci entendait mettre à profit l’énergie hydraulique pour actionner divers mécanismes à l’intérieur du palais.

Le gouverneur de Milan, Charles II d’Amboise, désirait habiter dans un palais digne des plus beaux châteaux de conte de fées. Pour la conception de sa demeure, il fit appel à Léonard de Vinci, alors peintre à Milan. Ce dernier imagine un palace d’une superficie de 400 m² s’élevant au-dessus des eaux. Sur les plans, la bâtisse est composée de loggias et de portiques symétriques. Elle baigne dans un cours d’eau, la Fontelunga, « où l’on mettra du vin à rafraîchir », écrit l’architecte. Mais la véritable innovation de cet ensemble est le moulin à eau qui remplira diverse fonctions : ventilateur, horloge et boîte à musique. Léonard de Vinci imagine une mécanique complexe où les engrenages sont en mesure d’engrenger différentes dynamiques : des pales dont le mouvement « produit de l’air à toute saison », une clé permettant de faire jouer divers instruments de musiques et  une mécanique d’horlogerie. Sans doute trop coûteux, le projet resta lettre morte.

  • La plus mégalomane : une nouvelle capitale pour le royaume de France (1516)

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Léonard de Vinci souhaitait faire de la ville de Romorantin une cité idéale.

Impressionné par les prouesses de l’artiste italien, François Ier décide de s’attacher ses services en France. Il offre à Léonard de Vinci 1000 écus d’or par an et l’installe dans le château de Clos Lucé, près d’Amboise. C’est dans ce lieu que l’inventeur passera les trois dernières années de sa vie et qu’il concevra un projet d’une envergure sans précédent. François Ier veut faire de Romorantin, la ville de résidence de sa mère Louise de Savoie, la capitale du royaume de France. A l’image de Platon dans la République, de Vinci tente de définir les composantes de sa cité idéale. Sa ville comptera deux étages. Sur le niveau supérieur s’aligneront les riches villas le longs de larges rues pavées reservées à la promenade des gentilhommes. Le niveau inférieur sera reservé à la circulation des bêtes transportant des marchandises et au peuple. L’architecte veut même installer des maisons à colombages démontables et transportables sur des péniches pour accueillir les membres de la Cour en déplacement. Mais cette utopie fait long feu. En 1519, la mort de Léonard de Vinci vient couper court au chantier entrepris.

Auteur : Maïté Hellio

Source : culturebox.francetvinfo.fr

Léonard de Vinci : Les leçons d’un maître de l’innovation


Alliant esprit artistique et rigueur scientifique, Léonard de Vinci incarne le génie humaniste de la Renaissance. Sa créativité protéiforme a été nourrie par une insatiable curiosité et une sensibilité hors pair. Leçons d’un maître de l’innovation.

Léonard de Vinci est un personnage atypique, souvent décrit comme l’homme de la Renaissance par excellence. Aucune discipline ne l’effraie : ingénierie militaire, musique, anatomie, peinture, génie civil, sculpture représentent autant de domaines dans lesquels sa créativité s’est exprimée sans jamais s’essouffler. Si les méandres de sa pensée restent impénétrables, les principes créatifs de l’artiste ont, eux, été analysés par l’écrivain Paul Valéry en 1894 (Introduction à la méthode de Léonard de Vinci, Folio Essais) et, plus récemment, par le consultant en innovation Michael J. Gelb (Pensez comme Léonard de Vinci. Soyez créatif et imaginatif, Editions de l’Homme). Mais pour mieux comprendre les ressorts de son génie créatif, commençons par nous imprégner de sa vie et de son univers.

UNE INTELLIGENCE PRÉCOCE QUI OBSERVE ET EXPÉRIMENTE

Fils illégitime d’un notaire et d’une paysanne, Léonard de Vinci naît en 1452. Il reçoit un enseignement rudimentaire, apprenant les bases de la lecture, de l’écriture et de l’arithmétique. Son ignorance du grec et du latin lui ferme les portes de l’Université. Libre de tout carcan social et scolaire, le jeune Léonard va donc faire seul son instruction. Personne ne lui «apprend à apprendre» : il se forme sans aucun a priori, en dehors des idées établies et des doctrines.

Très doué pour le dessin, il intègre à 16 ans l’atelier renommé de l’artiste florentin Andrea del Verrocchio. Ce dernier va tester la motivation de son apprenti en lui confiant, la première année, le nettoyage des pinceaux et autres petits travaux. Qu’importe l’ingratitude de ces tâches, Léonard en profite pour observer ses aînés, leur savoir-faire et leurs gestes. Il s’exerce ensuite à toutes les techniques employées dans l’atelier – orfèvrerie, ferronnerie, fonderie, peinture, sculpture – sans se spécialiser dans aucune d’entre elles.

Son talent précoce attire bientôt l’attention du plus important mécène de Verrocchio, Laurent de Médicis, dit Laurent le Magnifique, dont il commence à fréquenter l’entourage composé d’artistes, de philosophes et de mathématiciens. A 26 ans, ce jeune homme gracieux, aux longs cheveux blonds et bouclés, a surpassé son maître Verrocchio : il quitte l’atelier. Peintre surdoué (même s’il échoue lors de l’appel d’offres pour la décoration de la chapelle Sixtine du Vatican) et grand ingénieur, Léonard de Vinci est aussi un courtisan habile, à la fois humoriste, illusionniste, conteur et musicien. Les commandes pleuvent mais elles sont rarement achevées car l’artiste se sent bridé par les contraintes religieuses.

A 30 ans, il cherche à quitter Florence pour Milan. Il envoie au duc Ludovic Sforza une sorte de lettre de motivation (figurant dans le Codex atlanticus, recueil de ses notes et de ses dessins techniques et scientifiques) dans laquelle il postule comme ingénieur militaire. «Ayant, très illustre Seigneur, vu et étudié les expériences de tous ceux qui se prétendent maîtres en l’art d’inventer des machines de guerre et constaté que leurs machines ne diffèrent en rien de celles communément en usage, je m’appliquerai, sans vouloir faire injure à aucun, à révéler à Votre Excellence certains secrets qui me sont personnels, brièvement énumérés ici.» Il se propose de réaliser des ponts, des échelles d’escalade, des matières inflammables, des «voitures couver tes et indestructibles», des canons… Il conclut sa missive en énumérant les (nombreuses) compétences qu’il peut mettre au service du duc en temps de paix. Séduit par tant d’audace, Ludovic Sforza l’embauche. Il lui confie d’abord l’organisation de ses fêtes et spectacles puis la réalisation de plusieurs portraits de la cour milanaise. Vinci travaille aussi à perfectionner les fortifications existantes et participe à la construction du dôme de Milan. Le duc va surtout lui commander l’élaboration d’une statue équestre en l’honneur de son père. L’objectif : réaliser la plus grande statue du monde. Léonard de Vinci, en grand procrastinateur, va travailler plus de quinze ans sur le projet sans que celui-ci voie le jour.

LIBÉRÉ DES CONTRAINTES, IL TROUVE UN SECOND SOUFFLE

En 1499, à 47 ans, l’artiste accompli doit de nouveau bouger. Il est obligé de quitter Milan envahi par les troupes du roi de France. Les Vénitiens récupèrent le génial ingénieur et le chargent de défendre la ville d’une attaque navale turque. C’est d’ailleurs à cette période qu’il met au point un scaphandre.

Dès lors, Léonard de Vinci vit là où les projets le portent : Florence, Venise, Mantoue, Rome. On fait appel à lui pour édifier des forteresses, créer des canaux, élaborer des machines de guerre… Ses carnets (codex) se remplissent. L’artiste se passionne notamment pour l’étude du vol des oiseaux, qui le fascine depuis l’enfance. Il alterne plus que jamais observations, expériences et constructions de prototypes. En revanche, sa peinture n’est plus en vogue. Sollicité par Julien de Médicis, le frère du pape, il rejoint Raphaël et Michel-Ange à Rome, où ne lui sont confiés que des chantiers mineurs et des missions subalternes. «Les Médicis m’ont créé, les Médicis m’ont détruit», souligne-t-il amèrement. A 64 ans, Léonard de Vinci se rend bien compte qu’il n’a plus rien à faire en Italie.

Plutôt que de se retirer, le maître ose une ultime aventure. Invité en 1516 par François Ier à le rejoindre en France, il y voit l’occasion de trouver de nouvelles sources d’inspiration, de stimuler sa créativité et de finir sa vie libre de toute contrainte. Il franchit les Alpes à dos de mulet, emportant avec lui ses précieux carnets et trois de ses plus belles œuvres, dont La Joconde. Le roi de France lui offre une pension confortable et un logis, le château du Clos-Lucé, à Amboise, où il sera «libre de penser, de rêver et de travailler». Léonard de Vinci devient «premier peintre, premier ingénieur et premier architecte du roi». Les recherches effectuées tout au long de sa vie constituent alors le socle de nouvelles créations. Ainsi, pour réaliser l’extraordinaire escalier en spirale du château de Blois, l’artiste se souvient de la forme particulière d’un coquillage ramassé des années auparavant…

Mais les génies sont, eux aussi, mortels. Léonard de Vinci décède en 1519, à 67 ans. Il est enterré à Amboise. Son disciple, Francesco Melzi, écrit : «Nous pleurons tous la mort de cet homme, car la Nature ne saurait recréer son pareil.»

INSPIREZ-VOUS DE LÉONARD DE VINCI POUR DOPER VOTRE CRÉATIVITÉ

Clarifiez des idées complexes en vous posant des questions simples. Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ? Ces interrogations permettent à Léonard de déployer son formidable esprit analytique. Comme lui, ayez toujours un carnet sous la main pour noter vos interrogations et vos réflexions pendant la journée ou la nuit, après un réveil prématuré.

Stimulez votre intelligence affective. Léonard de Vinci ne fait pas qu’observer ou analyser: il sait que «toute connaissance commence par les sentiments». Les hémisphères cérébraux droit et gauche doivent être mis à contribution en permanence : «Les choses de l’esprit qui ne sont pas passées par les sens sont vaines.» N’hésitez pas à vous nourrir d’éléments qui vont stimuler votre cerveau droit: un parfum, une image…

Fonctionnez par analogie. Léonard établit constamment des passerelles entre la nature et l’homme, entre ses observations et ses raisonnements.

Osez retrouver une curiosité d’enfant. Toute sa vie, Léonard n’a jamais cessé d’être étonné et d’apprendre du monde qui l’entourait.

Auteurs : Anne Vermès, avec Yann Harlaut

Anne Vermès dirige Traits d’unions, un cabinet qui propose aux dirigeants de s’inspirer des leçons du passé. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages publiés chez Eyrolles (Entreprendre comme les frères lumière, Motiver comme Nicolas Fouquet, Piloter un projet comme Gustave Eiffel, Convaincre comme Jean Jaurès, etc).

Source : www.capital.fr

Profession : ingénieur


Avant d’être le peintre que l’on sait, Léonard fut d’abord et surtout un inventeur de génie à l’œuvre protéiforme et visionnaire. Son meilleur biographe français nous rappelle ce que le monde lui doit.

A la cour de François Ier où il finit ses jours, messer Lyenard de Vince, comme on écrivait alors, jouissait d’une triple réputation d’artiste, d’ingénieur et d’homme de savoir. Nous avons là-dessus le témoignage de Benvenuto Cellini, ainsi que celui de l’imprimeur Geofroy Tory qui affirma, en 1530, que Léonard n’était «pas seulement un excellent peintre, mais un véri table Archimède» et que c’était également «un grand philosophe».

La postérité juge d’après ce qu’elle connaît. Un siècle après la mort de Léonard, ses réalisations techniques ayant disparu et ses notes sommeillant à l’état de manuscrits, on avait oublié l’ingénieur, l’architecte, l’homme de sciences, le sculpteur même, pour ne plus considérer que le peintre.

La redécouverte s’effectua lentement. Soucieux de l’expression des passions, le XVIIIe siècle s’attacha aux caricatures de Léonard, sans égard pour ses travaux technologiques : des marchands indélicats n’hésitaient pas à amputer ses carnets pour fournir les collectionneurs. Puis Napoléon razzia l’Italie et l’on emporta en France tous les écrits de Léonard que conservait la bibliothèque Ambrosienne. La Restauration restitua le Codex Atlanticus, en 1815, mais le reste demeura à l’Institut, où Venturi et Ravaisson-Mollien en entreprirent la difficile transcription. L’impulsion était donnée : dans le dernier tiers du XIXe siècle, l’essentiel de ses notes était enfin accessible. Ce qu’on y découvrit, en ces temps de révolution industrielle, suscita un mélange de stupeur, d’émerveillement et presque d’effroi : comment un artiste avait-il pu inventer, à la Renaissance, la machine volante, le sous-marin, le char d’assaut ? Comment un autodidacte avait-il réussi à innover dans des domaines aussi variés que l’optique, la géologie, l’acoustique, l’hydraulique, la balistique, la mécanique, l’anatomie humaine et animale, etc. ? Comment était-il possible qu’un seul individu eût devancé Newton, Cuvier, Kepler, Huygens ? Le mythe du surhomme, du sorcier («un frère italien de Faust», écrivait Michelet), du mage inspiré, naquit ainsi, dont le Da Vinci Code n’est au fond qu’un des derniers avatars.

Toute la problématique des historiens a consisté depuis à s’affranchir du mythe du vision naire isolé et à réévaluer ses travaux en les replaçant dans leur contexte. Les engins de guerre qui avaient tellement impressionné existaient déjà, sous une forme rudimentaire, chez Konrad Keyser. Ses navires et son véhicule automobile se trouvaient chez Francesco di Giorgio Martini, dont Léonard annota les écrits ; son scaphandre, chez Taccola. Un inventaire des sources ferait remonter à Roger Bacon – le doctor mirabilis du Moyen Age -, à Pline l’Ancien, publié en 1476, à Philon de Byzance… Il apparut, par ailleurs, conclusion qui mit longtemps à s’imposer, que Léonard avait suivi, au cours de son existence, une carrière d’ingénieur quasiment ininterrompue – à la cour de Milan, au service de César Borgia, à celui de Julien de Médicis. La peinture n’occupe qu’une petite place dans ses écrits ; tout au long de sa vie, ses activités picturales ne représentèrent, de même, qu’une faible partie de ses revenus ; de sorte qu’il faudrait aujourd’hui renverser l’image que l’on a d’un artiste touche-à-tout, pour retenir plutôt celle d’un ingénieur à plein temps qui fut aussi un peintre de génie. N’étaient-ce pas ses capacités techniques que Léonard mit en avant, à l’âge de 30 ans, dans sa lettre d’offre de services à Francesco Sforza ? N’est-ce pas pour cela, entre autres, que nous ne possédons qu’une douzaine de tableaux de sa main ?

Sa formation d’ingénieur – de constructeur d’engins les plus variés -, Léonard la reçut dans l’atelier de son maître, Andrea Verrocchio. La réalisation et la mise en place, au sommet de la lanterne duDuomo, de la boule dorée, lourde de 2 tonnes, destinée à parachever l’édifice, fut l’occasion pour lui d’étudier de près les machines de Brunelleschi, car de même que le peintre fabriquait lui-même ses couleurs, qui ne s’achetaient pas en tubes, l’architecte concevait les treuils, les grues, les vérins, tout l’arsenal nécessaire à son chantier. Léonard devait se rappeler cette expérience, des années plus tard, à Rome, quand il envisageait d’assécher les marais Pontins à l’aide de miroirs paraboliques géants.

Au Quattrocento, la charge d’ingénieur s’accompagnait d’une élévation sociale et de gains en rapport. Elle comprenait le génie militaire et civil : la construction de fortifications, d’armes offensives, de ponts, de canaux, de villas ou d’édifices religieux, ainsi que cent tâches plus modestes : en 1499, à l’époque où il préparait la fonte de sa grande statue équestre et qu’il achevait La Cène, Léonard planchait sur la plomberie d’une baignoire, où l’eau chaude coulerait à volonté, pour Isabelle d’Aragon. La fonction incluait aussi l’organisation des fêtes et spectacles dont se régalait la cour : à Milan, comme plus tard à Amboise, Léonard émerveilla ses contemporains par ses machineries théâtrales et son talent de metteur en scène.

Dans les 6 000 pages de lui qui nous sont parvenues, on voit ainsi Léonard s’atteler aux nombreuses commandes qu’on lui passait ou qu’il désirait obtenir, ainsi qu’à ces «inventions utiles» grâce auxquelles il espérait se mettre à l’abri du besoin : une matière plastique imitant l’ivoire, une machine à fabriquer des aiguilles, une pompe centrifuge. Ce champ s’élargit cependant, à partir des années 1490, lorsqu’il commença à établir des principes généraux d’où sortiraient des applications particulières, de systématiser et d’étendre ses recherches en les appuyant sur la science, de fonder enfin des lois pour comprendre la nature, qui lui serviraient aussi bien dans son métier de peintre. Il discutait métier avec des hommes de terrain, maçons ou fondeurs ; il interrogeait les universitaires et reprenait les travaux de ses prédécesseurs pour les vérifier par l’expérience et y apporter des améliorations ; il faisait des maquettes et se servait de la plume comme outil d’investigation, inventant un système de représentation qu’on nomme aujourd’hui « vue en éclaté » qui lui permettait de réaliser sur le papier de véritables simulations ; il questionnait inlassablement la nature, au moyen de dons d’observation hors du commun ; le reste se déduisait aisément, selon lui, par analogie : «Il est facile de devenir universel…» Ses ambitions étaient alors si démesurées qu’il pouvait noter : «Ecris ce qu’est l’âme.»

Ce n’est qu’au crépuscule de sa vie qu’il décida d’abandonner le sujet aux prêtres ; Dieu, admettait-il alors, non sans regret, était bien meilleur ingénieur que lui.

Auteur : SERGE BRAMLY

Source : www.lefigaro.fr

Le « Da Vinci Code » original exposé à Milan


Le Codex Atlanticus de Léonard de Vinci sera exposé à partir du mois de septembre à Milan. Une mise en bouche pour cet événement exceptionnel a été organisée vendredi à l’hôtel de ville de Milan, avec seulement 2 pages de cette œuvre méconnue du génie de la Renaissance, mais remise en mémoire par le thriller de Dan Brown, Da Vinci Code. L’accrochage de tous les dessins du maître est prévu jusqu’à l’exposition internationale de Milan en 2015.

Cette œuvre, constituée par 1.119 pages de dessins représentant les idées d’inventions de Léonard de Vinci, a été emmenée en France au moment des campagnes napoléoniennes, mais rendue à la Bibliothèque Ambrosienne de Milan. « Il y a un peu de tout », explique le conservateur Don Francesco Braschi, en comparaison avec les documents similaires au château de Windsor en l’Angleterre. « Il y a différents types de pages, certaines sont simplement manuscrites, où l’auteur raconte des fables et des histoires drôles, comme des croquis de machines et des recettes de cuisine ».

Pour la plupart des gens, Léonard de Vinci est surtout connu pour la Joconde, ou Mona Lisa, mais il a aussi étudié et écrit toute sa vie. Les deux pages actuellement exposées jusqu’à la fin août à l’hôtel de ville de Milan montrent le schéma d’un système de boussole sans pivot, et qui s’ouvre au moyen d’un anneau. La deuxième page traite des tactiques navales à utiliser contre une flotte ennemie. Un grand nombre de conceptions innovatrices de l’artiste ingénieur ont traité de machines de guerre ou de construction. Il existe beaucoup de dessins de grues, de machines prévues pour voler, pour naviguer sur ou sous l’eau. Les pages sont en « très bon » état, selon le conservateur, exempt de bactéries et de moisissures.

Jusqu’à l’exposition totale du Codex Atlanticus en 2015, la Bibliothèque Ambrosienne affichera 25 nouvelles pages tous les 3 mois, ce qui prendra 6 ans pour accrocher la totalité de l’œuvre, a indiqué Don Francesco Braschi.

Source : www.lemague.net

Léonard de Vinci et la turbulence


Peintre, sculpteur, architecte, physicien, ingénieur, anatomiste italien, 1452-1519

Le sourire de la Joconde évoque une sérénité indéfinissable. Pourtant, sous le crâne de son auteur les idées bouillonnaient en tous sens.

Léonard ne fut pas seulement l’un des maîtres de la peinture de la Renaissance italienne, créateur notamment de la technique du sfumato qui donne aux objets un contour vaporeux. Il est aussi connu comme l’un des inventeurs les plus prolifiques de l’Histoire, concevant des engins de guerre aussi bien que des machines volantes, des ponts, un chauffage solaire et peut-être même une calculatrice… même si la plupart de ses inventions ne furent jamais réalisées. Il contribua également au progrès des connaissances scientifiques, particulièrement en anatomie grâce à de nombreuses dissections.

Est-ce à cause de ce flot tumultueux de pensées qu’il s’est intéressé aux mouvements des fluides ? En tout cas, il fut le premier à étudier précisément la formation de tourbillons dans l’eau ou l’air qui s’écoule autour d’un obstacle, phénomène auquel il donna son nom actuel de « turbulence ». Fidèle à son habitude, il n’en chercha pas d’explication théorique mais en donna d’excellentes descriptions et des dessins d’une grande finesse.

La compréhension de la turbulence ne progressa guère ensuite pendant près de 400 ans.

Il faut attendre 1883 pour que l’ingénieur irlandais Osborne Reynolds, après avoir étudié systématiquement l’écoulement de différents fluides dans des tuyaux, établisse une règle pour prédire si un écoulement sera « laminaire » (toutes les parties du fluide se déplacent dans la même direction) ou « turbulent » (avec des tourbillons dans lesquels la direction du mouvement change sans cesse). En combinant la vitesse de l’écoulement, la dimension des obstacles qui le limitent – par exemple le diamètre du tuyau – et une propriété du fluide appelée « viscosité cinématique » qui mesure sa résistance au mouvement, Reynolds définit un nombre caractéristique de l’écoulement : si le nombre de Reynolds est petit, l’écoulement sera laminaire, si le nombre est grand, il sera turbulent. Ce résultat est encore employé quotidiennement par les ingénieurs qui conçoivent des tuyauteries aussi bien que des carrosseries de voitures, des coques de navires ou des ailes d’avions.

Une étape importante est franchie en 1941 par le mathématicien russe Andreï Kolmogorov. Celui-ci ne se contente plus de décrire globalement un écoulement turbulent mais s’intéresse aux caractéristiques des différents tourbillons qui le composent, comme leur taille et leur énergie. Sa théorie explique assez bien comment les plus gros tourbillons se divisent en plus petits, qui se divisent à leur tour et ainsi de suite, et comment leur vitesse évolue au cours de cette « cascade turbulente ».

Malgré ces avancées successives, la turbulence garde encore aujourd’hui une grande partie de son mystère.

Si les physiciens en comprennent les principes généraux, ils sont bien incapables de prédire dans le détail où et quand un tourbillon va se former.

Même la théorie de Kolmogorov est remise en question. On savait déjà qu’elle est tenue en échec aux très petites échelles, en raison de structures très agitées que l’on ne sait pas prévoir. Récemment, des chercheurs du CNRS sont allés plus loin. Ils ont observé des écoulements turbulents dont le nombre de Reynolds est extrêmement grand, en remplaçant l’eau par de l’hélium à très basse température (-270°C) dont la viscosité est pratiquement nulle. Ils y ont ensuite envoyé des ultrasons de différentes fréquences : la propagation de chaque fréquence dans l’hélium liquide est perturbée par un type de tourbillon d’une certaine dimension, et l’on peut donc observer directement la répartition de la taille des tourbillons. Les chercheurs ont ainsi montré que, contrairement à ce que prévoyait Kolmogorov, les gros tourbillons peuvent transmettre leur énergie directement aux petits sans passer par toutes les étapes de la cascade. Il leur reste maintenant à expliquer comment…

La turbulence joue un rôle capital dans d’innombrables domaines, de la météo à la circulation sanguine en passant par l’astrophysique et la natation.

Pourtant, cinq cents ans après les observations de Léonard, elle résiste toujours à l’analyse des physiciens. Serait-ce pour cela que le sourire de Mona Lisa nous semble parfois un peu moqueur ?

Source : www.aloufok.net

Un tour d’hélicoptère à Vinci pour honorer Léonard et son invention


Un vol du plus petit hélicoptère du monde est organisé dans la ville d’origine de Léonard de Vinci pour honorer l’inventeur de génie, concepteur d’un aéronef à décollage vertical dès le XVe siècle.

Un vol de démonstration est prévu le 25 mai à Vinci, près de Florence (Italie), a annoncé le développeur japonais de cet hélicoptère à une place, Gennai Yanagisawa.

«Le concept de notre hélicoptère étant né en Italie, je voulais organiser un vol au-dessus du lieu de naissance de Léonard de Vinci», a expliqué M. Yanagisawa à l’AFP.

«J’aurai l’impression de saluer un ancêtre. J’espère que de Vinci aurait été content», a-t-il ajouté.

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Comme la «vis aérienne» de Léonard de Vinci, l’hélicoptère de Gennai Yanagisawa ne possède pas de queue. Il ne pèse que 75 kilogrammes et peut voler à une vitesse maximale de 50 km/h.

M. Yanagisawa a expliqué s’être rendu en début d’année à Vinci pour faire part de son projet au maire de la ville qui lui a donné sa bénédiction.

Célèbre peintre de la Renaissance et auteur de La Joconde, Léonard de Vinci (1452-1519) est aussi reconnu comme un inventeur de génie qui a conçu des plans d’automobile, de bicyclette ou de sous-marin il y a plus de cinq cents ans.

Son plan d’une machine volante à envol vertical, la «vis aérienne», est considérée comme les prémisses de l’hélicoptère.

Comme la «vis aérienne», l’hélicoptère de M. Yanagisawa ne possède pas de queue. Il ne pèse que 75 kilogrammes et peut voler à une vitesse maximale de 50 km/h. Le livre Guinness des records lui a décerné en février le titre de plus petit hélicoptère du monde pouvant transporter une personne.

Source : AFP