Histoires et Passés

Bateau à moteur réalisé d’un élément flottant et d’un véhicule motorisé.


BREVET D’INVENTION N° 1.174.554

Inventeur : Jules – Lucien DURAND, résidant en France.

Demandé le 6 mai 1957, à 14H26, à Paris.

Délivré le 3 novembre 1958 – Publié le 12 mars 1959.

Résumé :

La réalisation d’un bateau à moteur par l’association d’un élément flottant et d’un véhicule motorisé fait l’objet de la présente invention. Elle permet l’évolution de l’embarcation dans des conditions particulièrement satisfaisantes.

brevet-durand

L’embarcation spécialement aménagée n’est cependant qu’un flotteur. Elle reçoit le véhicule moteur qui lui transmet propulsion et direction.

Le véhicule moteur qu’il soit automobile ou motocycle, se présente sous un aspect normal n’ayant subi aucune modification ni préparation.

Il prend place en marche avant sur le châssis de l’embarcation présentée au quai par l’arrière.

Deux fers à U parallèlement assemblés et d’une longueur correspondant à celle du véhicule moteur constitue le châssis. L’écartement entre ces deux fers sera déterminé par la voie du véhicule.

L’arrière du châssis, mobile dans le sens ascendant, se trouve pour les manœuvres d’embarquement à hauteur du pont. Il est relié dans sa partie avant par un dispositif articulé prenant point sur le fond du bateau.

Le véhicule moteur ayant pris place sur le châssis à l’extrémité duquel il s’appuiera, repose alors sur un plan incliné de l’ordre de 10°.

La descente de la partie arrière du châssis sera assurée par un système fixé à fond de cale analogue au cric de levage utilisé dans l’automobilisme. La manœuvre s’effectuant du pont, le même dispositif permettra la remontée lors du débarquement. Ce principe est appliqué ici afin d’obtenir, le châssis en position de marche, la stabilité optima de l’embarcation, abaissant par ce procédé le centre de gravité d’environ 50 centimètres. La position de marche s’entend horizontalement.

Un évidement dans le châssis à la hauteur des roues motrices, permet à celles-ci l’entrainement dans leur rotation de plusieurs cylindres, parallèlement disposés entre eux, sur lesquels elles reposent.

Le système de transmission comporte sur les cylindres un stiage limitant les risques de « patinage ». Leur longueur sera établie en rapport de la largeur hors-tout du véhicule moteur.

Un système de blocage, ou l’obturation des parties évidées dans le châssis est prévu, permettant les manœuvres de mise en place.

Un seul cylindre transmettra le mouvement.

A cet effet, il comportera à chacune de ses extrémités un pignon d’angle.

Deux pignons d’angle récepteurs, identiques aux pignons précités et d’un nombre de dents supérieur à ceux-ci, seront placés perpendiculairement et transmettront le mouvement aux flexibles désignés ci-après.

Le tout constituant le renvoi d’angle démultiplié, adapté ici afin d’éviter les allures trop élevées des hélices, les vibrations et les commodités d’aménagement. En partant du même principe, l’adaptation, le cas échéant d’un renvoi d’angle par friction pourra être appliqué.

Il se compose d’une roue adhérente solidaire du cylindre transmetteur, prenant contact sur un plateau perpendiculairement disposé. Ce plateau, rotatif par son axe, en bout duquel il est fixé, permettra par ses déplacements latéraux, des variations de régime favorisant le réglage de vitesse des hélices. La propulsion est assurée par deux hélices aquatiques disposées chacune d’un coté, coulissant sur un socle vertical solidaire du bateau.

Le relevage des hélices évite la détérioration possible des pales au moment de l’abaissement du niveau de flottaison provoqué par l’adjonction du véhicule moteur à bord.

Bloquées sur le socle dans la position « immergé », les hélices sont mues chacune par un câble flexible fonctionnant sous gaine, réceptionnant par leur extrémité supérieure le mouvement rotatif des renvois d’angle.

La direction de l’élément ainsi constitué sera obtenu par les roues avant du véhicule venant se loger chacune dans un guide pivotant qui transmettra par câble au gouvernail les impulsions du volant.

L’arrimage du véhicule moteur est prévu dans le sens de la marche par le butoir avant du châssis sur lequel il est fixé. Latéralement, la fixation par des guides à vis sans fin permettra, avant blocage, un réglage éventuel du véhicule moteur sur les cylindres.

Un prolongateur d’échappement d’un coté immergé, évacuera les gaz brulés.

Comme il ressort de ce qui a été exposé ci-avant, serait du domaine de la présente invention, toute construction flottante propulsée par un véhicule terrestre à moteur, à partir du moyen de système rotatif et de transmission souple. serait considéré comme tel, tout système comprenant roues à gorge ou cylindriques, petits cylindres accouplés, rouleaux et autre appellation.

En substance, il résulte du présent mémoire que, sans démontage aucun, un véhicule automobile, motocyclette ou motocycle peut, par ses moyens, transmettre à un élément à lui associé, les possibilités mouvantes et directrices qui lui sont propres.

D’une réalisation simple, l’application de l’invention permettra à tout bâtiment, aux dimensions se rapportant à son cas selon qu’il recevra automobile ou motocycle, l’évolution, le confort et les avantages du bateau à moteur.

L’embarcation pourra affecter tous les profils et dimensions désirables à partir du moment où elle permettra le logement du véhicule moteur dans les conditions indiquées ci-dessus.

Le transport sur route du bateau peut être envisagé par le véhicule moteur au moyen d’un chariot prévu à cet usage.

Pour assurer la remontée de l’embarcation et sa mise en place sur le chariot attelé au véhicule, un treuil sera improvisé par la levée d’une roue motrice.

A cet effet, l’adaptation circonstancielle sur cette roue d’un mandrin cylindrique permettra l’enroulement d’un câble accroché au bateau. Un bras amovible fixé temporairement en équerre en bout du timon du chariot et supportant une roulette de renvoi à chacune de ses extrémités, guidera le câble de traction.

Sans énoncer toutes les possibilités que présente l’association ainsi réalisée, tant sur le plan de diffusion automobile commercial et touristique qu’au service de la navigation, il importe de mentionner les ressources indubitables de la présente découverte.

Transports de voyageurs individuels ou collectifs. Transports de marchandises. Excursions fluviales. Agréments balnéaires et nautiques.

Enfin le système de transmission par câble flexible adapté ici, constitue une innovation permettant sans découpe ni perforation, l’utilisation de l’hélice aquatique.

Prendre contact avec Monsieur Michel DURAND

Par E-mail : cadsy@aol.com

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