L’ancêtre des condensateurs, la bouteille de Leyde


L’article nous explique le fonctionnement de l’ancêtre des condensateurs, encore utilisé dans les années 1920.

Avertissement : Cet article retranscrit des connaissances scientifiques de 1922, et contient donc volontairement les incertitudes et erreurs d’époque.

La capacité électrique des corps est proportionnelle à leur volume. C’est ainsi qu’on fut amené à rechercher des appareils susceptibles d’emmagasiner sous un volume restreint des quantités d’électricité statique importantes. On appelle ces appareils des condensateurs. L’ancêtre des condensateurs est un appareil qui fut inventé à Leyde par le physicien hollandais Muschenbroek. Il se présente sous la forme d’une simple bouteille de verre dont les deux faces externe et interne sont recouvertes jusqu’à une certaine distance du goulot d’une feuille d’étain. Pour plus de commodité, la feuille intérieure peut être remplacée par de la limaille de fer. Une tige de cuivre recourbée en crochet à l’extrémité communique à travers le bouchon avec l’armature intérieure.

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Les éléments d’une bouteille de Leyde

On charge la bouteille en faisant communiquer le crochet avec une machine productrice d’électricité. La quantité d’électricité emmagasinée par la bouteille de Leyde est très supérieure à la quantité afférente à son volume. Si l’on détache la bouteille de la machine et si l’on touche l’armature externe d’une tige de métal, on provoque de violentes décharges avec accompagnement de fortes étincelles.

L’invention de Muschenbroek fut perfectionnée par la suite. Aujourd’hui (1922), on obtient des condensateurs en batterie qui ne sont que des associations de bouteilles de Leyde. Ils peuvent ainsi atteindre des puissances formidables, la capacité de la batterie étant la somme de celle des bouteilles.

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Batterie de bouteilles de Leyde

La décharge des batteries s’opère comme pour la bouteille de Leyde, et l’énergie électrique ainsi libérée peut se transformer soit en chaleur, soit en travail. La décharge se produit sous la forme d’étincelles soit brusquement, soit par quantités partielles. L’étincelle est rectiligne et blanche quand la distance qui sépare le condensateur à l’éclateur est courte (4 à 5 centimètres au plus). Elle est ramifiée ou brisée et bleuâtre pour de plus grandes distances. Les éclairs atmosphériques en zigzags sont de cette dernière catégorie.

Source et illustrations : Almanach Hachette 1922

Source : www.techno-science.net

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