Pour la treizième année d’affilée, IBM se place largement en tête des entreprises détentrices de brevets aux États-Unis, loin devant ses concurrents immédiats, qui appartiennent tous au secteur des nouvelles technologies. Le géant de l’informatique s’est en effet vu délivrer la paternité de 2.941 brevets par le bureau fédéral des marques et brevets – US Patent and Trademark Office (USPTO) – durant l’année fiscale 2005 – achevée le 30 septembre. Ce chiffre, bien qu’en baisse de 9 % par rapport à l’année précédente, place « Big Blue » parmi les plus gros détenteurs de brevets dans le monde avec plus de 40.000 sur le seul territoire américain. Selon les derniers chiffres disponibles, le groupe d’Armonk avait consacré pas moins de 5,7 milliards de dollars à son budget de recherche en 2004.

Cinq groupes japonais figurent au « Top 10 », contre quatre américains et un sud-coréen.
« Silicon valley »
Derrière IBM, c’est une société japonaise, en l’occurrence Canon, qui se place au deuxième rang avec 1.828 brevets accordés par l’Office. La société nippone est elle-même suivie de près par Hewlett-Packard, Matsushita et Samsung Electronics. Au « Top 10 » des brevets délivrés aux États-Unis figurent cinq japonais contre quatre américains et un sud-coréen.
A ce jour – en l’occurrence, depuis… 1790 -, les États-Unis ont délivré pas moins de 7 millions de brevets et leur nombre atteint 165.485 sur la seule année 2005. Hébergeant la plus forte concentration d’entreprises de haute technologie au sein de la « Silicon valley », c’est la Californie qui se place en tête avec 23 % de brevets délivrés aux inventeurs résidant aux États-Unis et domiciliés dans cet État. Loin derrière (7 %) suivent l’État de New-York, où se trouve le siège d’IBM, et le Texas, qui héberge notamment des sociétés telles que Dell ou encore Texas Instruments.
Engorgement
Au-delà des chiffres, le bilan des attributions de brevets délivrées au titre de l’année 2005 met en évidence l’état d’engorgement du bureau fédéral en charge de la gestion des brevets, des inventions et des marques. En effet, alors que les demandes continuent d’affluer (406.302 demandes ont été déposées durant l’exercice, soit 8 % de plus qu’en 2004), le nombre de brevets effectivement validés décroît (- 12 %) et les délais s’allongent. De deux ans et demi en moyenne, la durée d’instruction et de délivrance d’un brevet peut en effet atteindre trois ans dans certains secteurs, dont l’informatique – où, précisément, les technologies évoluent particulièrement vite. Autre motif de préoccupation pour l’USPTO, la volonté du Congrès de modifier la législation américaine en matière d’examen et d’attribution des brevets, qui pourrait alourdir sa tâche à l’avenir.
Auteur : R. M.
Source : www.lesechos.fr
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