Article de presse

Cameroun : Les inventeurs étalent leur génie


Les journées technologiques nationales sont ouvertes depuis hier à Yaoundé. Un donné à voir qui va durer trois jours.

Un éclair radieux illumine le regard d’Ambassa Bougong, lorsqu’il explique le fonctionnement du moteur hydro-électrique, dont il expose fièrement la maquette à tout venant. C’est une des inventions qu’il a apportées aux journées technologiques nationales, qui se tiennent depuis hier au hall de l’Hôtel de Ville de Yaoundé. Autour de lui, 80 autres inventeurs et innovateurs y vont, chacun de son génie et de sa verve. C’est à qui retiendra le mieux l’attention des visiteurs. Ici, c’est une unité de fonderie montée avec des matériaux de récupération ; là des vermifuges et d’autres médicaments jusque-là considérés comme  » traditionnels « , aujourd’hui conditionnés selon des procédés modernes ; plus loin, des liqueurs à base de canne à sucre et des produits textiles locaux Tout ce bazar côtoyant les installations physiquement plus impressionnantes des élèves de l’ENSET de Douala, celles des étudiants de Polytechnique, des UIT de Douala et Ngaoundéré. Un mélange qui rappelle vaguemen t la cave aux mille trésors d’Ali Baba. Un aperçu du génie des scientifiques et des inventeurs camerounais.

Bien malheureusement, selon Richard Elek, sous-directeur du développement technologique au ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique (Minimidt), ce potentiel créatif est jusque-là très peu, ou mal utilisé. Les créations intellectuelles locales étant peu connues des opérateurs économiques et des promoteurs nationaux et internationaux. C’est donc dans le but de sortir ce domaine de la création des biens et richesses de l’ombre que le Minimidt initie, depuis deux ans, ces rencontres destinées à mettre en valeur les inventions, innovations et autres produits industriels locaux. Pour plus de retentissement, des entreprises et des opérateurs privés sont mis à contribution. Fort à propos, le thème des journées technologiques, cette année, tourne autour de la « propriété intellectuelle, moteur du développement technologique ». Un libellé qui, selon Richard Elek, traduit la volonté du Cameroun à faire le pas décisif vers l’industrialisation de la production locale.

Dans le hall de l’Hôtel de Ville, l’entrain d’Ambassa Bougong et ses congénères est une réplique à la mesure de ces attentes. L’inventeur retient l’attention de quelques ménagères, avec sa machine à découper les vivres. Un mécanisme tout à fait simple à première vue, mais qui a pourtant requis le génie et, surtout, la volonté à toute épreuve du technicien. Le résultat est encore quelque peu grossier, mal fini – comme la majorité des inventions exposées – et, il faudra certainement bien plus que la simple volonté individuelle des penseurs pour que ces prémices de la création industrielle soient compétitifs. Une véritable volonté politique, qui doit se traduire en actes concrets.

Auteur : Serges Olivier Okole

Source : fr.allafrica.com

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