Histoires et Passés

Le télégraphe électrique et à ses extensions en 1922


Avertissement : Cette news rétro retranscrit des connaissances scientifiques, techniques ou autres de 1922, et contient donc volontairement les arguments, incertitudes ou erreurs d’époque.

Le télégraphe Morse

Dès 1840, le savant américain Morse réussissait à transmettre des dépêches par le moyen de l’électricité. Et, fait peut-être unique dans l’histoire des inventions, Morse donna à son appareil et à ses procédés de transmission un tel degré de perfectionnement qu’après quatre-vingt ans rien ou presque rien n’y a été changé.

Le principe du télégraphe électrique est simple. Un courant fourni par une batterie de piles passe au poste de départ par un petit appareil à main nommé manipulateur, lequel a pour fonction d’interrompre le courant à volonté. Ce manipulateur, qui est l’organe essentiel du poste transmetteur, laisse passer à chaque pression de la main une certaine quantité de courant qui détermine au poste d’arrivée une modification égale de l’électro-aimant récepteur. Celui-ci actionne à son tour un style garni d’encre qui trace automatiquement sur une bande de papier les signaux convenus.

Morse

Morse imagina des combinaisons ingénieuses de points et de traits pour figurer les vingt-cinq lettres de l’alphabet et les chiffres.

Les deux postes de départ et d’arrivée sont reliés entre eux par un fil de fer galvanisé appelé fil de ligne et qui est supporté au sommet de poteaux par des isolants de porcelaine ou de verre. L’installation ne nécessite qu’un seul fil de ligne. En effet, le courant communique au départ et à l’arrivée avec la terre et c’est la terre qui joue le rôle de fil de retour. Le fil de ligne unique suffit pour le télégraphe, le téléphone, l’éclairage domestique, mais serait inopérant pour tout transport d’énergie de quelque importance.

Les systèmes Hughes, Bréguet, Baudot

Le système Morse, qui est le plus employé, n’est cependant pas le seul. Nos gares de chemins de fer et un grand nombre de petites lignes locales lui préfèrent le télégraphe Bréguet. Il offre cet avantage, qui est aussi par certains côtés une réelle complication, de présenter au poste transmetteur un cadran fixe sur lequel sont inscrits les vingt-cinq lettres de l’alphabet et les chiffres. Une manette mobile actionnée par l’employé vient alternativement se poser devant les lettres selon le texte à transmettre. On peut donc manier le Bréguet sans connaissance spéciale, mais outre que sa construction est plus compliquée que le Morse, son emploi est moins rapide.

Breguet

Un autre système qui est très employé, au moins sur les grandes lignes, est le télégraphe Hughes. Le transmetteur se compose d’un clavier rappelant celui du piano et comprenant 26 touches (25 pour les lettres de l’alphabet et une touche blanche pour marquer la séparation des mots). Chaque touche correspond par un levier à une tige métallique qui se soulève et qui est reliée au courant. Cet appareil offre deux avantages considérables :

– Ne nécessitant qu’un seul signe pour chaque lettre, il est d’environ trois fois plus rapide que le Morse et quatre fois plus rapide que le Bréguet.

– Il évite l’ennui des signes conventionnels, le récepteur imprimant la dépêche.

Enfin, signalons un dernier perfectionnement apporté par le télégraphe multiple de Baudot. Ce n’est pas à proprement parlé un télégraphe, mais plutôt un dispositif permettant d’utiliser le temps qui s’écoule entre chaque communication et pendant lequel la ligne est au repos. Il se compose essentiellement d’un distributeur qui commande jusqu’à six appareils Hughes fonctionnant simultanément. Chacun d’eux ne dispose de la ligne que pendant un sixième de tour du distributeur, mais ce temps très court est suffisant pour que la transmission de la dépêche se fasse correctement. Le même dispositif existe au poste d’arrivée et le synchronisme des deux distributeurs est assuré d’une manière parfaite.

Alors que le télégraphe Morse unique atteint à peine la vitesse de 8 mots à la minute, le dispositif de Baudot permet d’expédier par la même ligne dans une minute 6 dépêches de 14 mots chacune, soit 84 mots. C’est le dernier cri du télégraphe électrique.

Source : www.techno-science.net

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