Dopage à l’eau : une réalité face à la théori


C’est par l’intermédiaire d’un site internet dédié aux technologies et carburants alternatifs qu’un jeune Alsacien et ingénieur en herbe, Christophe Martz, est tombé sur le principe du «moteur» Pantone.

Intrigué, il est passé par l’engrenage administratif, guère enthousiaste lors des premiers contacts, de l’École nationale supérieure des arts en industries de Strasbourg (ENSAIS), où, contre vents et marées, son projet de thèse a quand même fini par être accepté.

Il faut dire que très vite, l’image de l’inventeur du processeur multi-carburants (PMC), Paul Pantone, a été ternie. Après lui avoir rendu visite dans l’Utah, l’étudiant est vite désenchanté. Lui qui était venu pour apprendre et non pour vénérer un quelconque maître spirituel, doit vite conclure qu’il n’y a rien à attendre de Pantone.

L’individu est douteux, très penché sur les dollars issus de la vente de kits et de séminaires, et surtout incapable de fournir les preuves scientifiques de son système. Ce qui est d’autant plus grave que c’est un système qui marche.

Le «moteur» Pantone n’est pas, en effet, un moteur stricto sensu, mais plutôt un «kit» qui se greffe sur un moteur thermique existant, qu’il soit diesel ou essence.

L’idée principale est de récupérer une partie de la chaleur des gaz d’échappement afin de pré-traiter le carburant et l’air d’admission, cassant les molécules des hydrocarbures en molécules plus petites. Ce qui se traduit par une réduction des émissions nocives et de la consommation. C’est cette dépollution en amont qui en constitue le phénomène le plus spectaculaire.

Étape suivante

Depuis qu’il a quitté les bancs de la fac, Christophe Martz a fait du chemin, pour finir de s’installer dans le petit village de Plainevaux près de Bouillon.

Il s’est aussi orienté vers un autre projet, le procédé amélioré Gillier-Pantone (GP), testé par et donc nommé d’après l’agriculteur Antoine Gillier en 2001. Ce montage basé sur une idée initiale de Michel David, s’avère particulièrement efficace sur les moteurs diesel. Une moyenne de 30 à 40% de réduction de la consommation serait la règle.

La clé du mystère serait alors celui de l’électrisation-ionisation de la vapeur d’eau qui met en relation la baisse de consommation avec le taux d’acidité de l’eau injecté dans le carburant.

Même s’il y a tellement d’inertie dans le monde scientifique, même si l’industrie préfère quelque peu perdre son temps avec des recherches comme celles sur les piles à combustible qui ne font que décaler le problème de la pollution vu que l’hydrogène ne se trouve pas dans la nature et doit, donc être produit à grand coût énergétique, et même si le jeune ingénieur qui postule pour un job dans le métier fait mieux de ne pas dévoiler son côté écolo, l’idée du dopage à l’eau commence à circuler. Lentement, mais tout de même.

En pratique

Le diesel est plus cher que l’essence à la sortie de la raffinerie, son prix inférieur est seulement dû à un jeu de taxes, raconte Christophe Martz. Du coup, ce n’est pas le carburant préféré aux États-Unis. Ce procédé GP pour abaisser la consommation des moteurs diesel est de surcroît du domaine public et donc sans brevet. Ce qui paradoxalement n’intéresse pas les constructeurs. Ni l’OPEP, ni les pays industrialisés d’ailleurs.

Imaginez que du jour au lendemain, le tourisme à la pompe rapportait 20% ou 25% de moins au trésor d’un Grand-Duché où d’ailleurs le Service national de contrôle technique ne risquerait pas de tolérer qu’un privé bidouille son moteur sans être passé par le TÜV. Par conséquent, les témoignages qui abondent sur les sites spécialisés* se font souvent sous couvert de l’anonymat.

On veut aider la planète sans nécessairement s’attirer les foudres des autorités.

Plus concrètement, les résultats prennent le devant sur les bases théoriques chaudement débattues. «Ce qui importe, dit Martz, est la facture que doit payer l’agriculteur ou le pêcheur en fin d’année.»

A Boulogne-sur-Mer, deux chalutiers ont été équipés du système. Résultat des courses : une économie de 10% assurée. Pas négligeable pour des embarcations qui consomment 4.000 litres de gasoil par semaine et qui poussent leurs propriétaires à manifester leur colère quand le prix du carburant est à la hausse.

Références, explications et plans : www.econologie.comwww.lapierreangulaire.free.frwww.quanthomme.free.fr

Auteur : Eric Netgen

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