2,6 milliards d’euros investis dans les pôles de compétitivité


En attendant les résultats de leur évaluation, le secrétaire d’État à l’Industrie a salué le « succès » des pôles dans lesquels 2,6 milliards d’euros ont été investis, dont 887 millions de la part de L’État.

A l’occasion de la journée « Capital-pôles », organisée par Bercy et destinée à promouvoir le financement privé des entreprises des pôles de compétitivité, Luc Chatel a rappelé la « prépondérance des pôles dans la politique industrielle du gouvernement et dans l’avenir de l’industrie en France ». Dans l’attente du bouclage de l’audit des 71 clusters à la française, qui devrait être publié cet été, le secrétaire d’État à l’Industrie et à la Consommation n’a pas annoncé de nouvelles mesures.

Qualifiant le dispositif (qui associe entreprises, organismes de recherche et de formation, pouvoirs publics, investisseurs publics et privés) de « succès » après bientôt trois années d’existence, Luc Chatel a indiqué que l’État y avait investi 887 millions d’euros. Au total, avec les autres contributeurs (entreprises, collectivités locales, agences de développement…), 2,6 milliards d’euros ont été injectés dans les pôles de compétitivité et leurs divers projets. Quant au Fonds de compétitivité des entreprises (FCE), dépendant de l’État et aussi nommé Fonds unique interministériel (FUI), il a retenu et financé 436 projets sur les 927 qui lui ont été présentés lors des différents appels à projets. Aujourd’hui, le ministère de l’Économie estime qu’1 salarié de l’industrie sur 10 travaille dans une entreprise membre d’un pôle et qu’entre 3000 et 5000 chercheurs sont impliqués dans les programmes des pôles.

Quelles mesures après l’audit ?

Luc Chatel a également insisté sur l’enjeu de l’investissement privé (capital-risque, business angels…) dans les pôles pour prendre la « relève » de l’initiative des pouvoirs publics. « L’argent étant le nerf de la guerre pour assurer la compétitivité et l’innovation de l’industrie française. » Répondant aux craintes de certaines PME, le secrétaire d’État a précisé que le gouvernement ne se désengagerait pas financièrement des pôles.

Il est pourtant resté évasif sur les conclusions qui seront tirées de l’évaluation des 71 pôles de compétitivité et de la politique gouvernementale de soutien, mené par deux cabinets « indépendants », Boston Consulting Group et CM International. S’il a déclaré hier que « rien n’est prévu à ce jour » quant à la perte du label pour les pôles les moins performants, il a tout de même parlé aujourd’hui de « recentrage » sur les projets les plus porteurs. « Il ne s’agit pas de faire un classement, mais d’analyser les facteurs de réussite – l’organisation, la gouvernance, la collaboration entre les membres – dans l’optique de pérenniser et renforcer les pôles ». Pour le moment, il n’est pas envisagé de labelliser de nouveaux pôles.

« Un tremplin pour les PME »

De son côté, Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé notamment des PME, a qualifié les clusters français de « tremplin pour que la France génère d’ici à 2012 plus de 2000 nouvelles entreprises de taille intermédiaire et que ses PME innovantes deviennent les leaders mondiaux de demain. » Lors du discours d’ouverture de la journée « Capital-pôles », il a appelé les pôles de compétitivité à ne plus se limiter à la production de projets, mais à se structurer autour des enjeux cruciaux que constituent l’export, le financement, les ressources humaines ou encore les réserves foncières.

Auteur : Matthieu Maury

Source : www.usinenouvelle.com


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