Roger Barascut – 85 ans – est un homme heureux. Cinquante ans après il retrouve ses scopitones : l’ancêtre du clip vidéo qui emballa la génération des sixties. Il vient de récupérer six de ces appareils qu’il restaure dans son atelier biotois.
C’est en 1955 que Roger Barascut eut l’idée de faire se rencontrer l’image, la couleur et la musique. Il crée ainsi le « ciné Robot sonore ».
Père de ce que d’autres appelleront plus tard le « Scopitone ».
En 1958, il dépose son invention à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle).
« En 1960, j’ai remis le brevet à une firme française qui s’était engagée à le fabriquer à mon nom en m’assurant un succès commercial et une richesse hypothétique, explique l’inventeur. Cette société développa alors l’appareil sous le nom de scopitone qui fit fureur entre 1960 et 1966 en Europe et aux États-Unis. »

Roger Barascut a retrouvé six Scopitones, l’ancêtre du clip vidéo, qu’il avait inventé en 1955.
Père aussi du magnétoscope
Notre inventeur ne tira pourtant aucun bénéfice pécuniaire de cette affaire et dut se résoudre à regarder ses « petits » évoluer loin de son atelier, sur fond de confiance bafouée.
Mais l’ingénieux Roger ne baisse pas les bras. Il récidive en 1963 en déposant un nouveau brevet ; le Télé-BB (Brevet Barascut).
Cet appareil qui s’adapte sur un ou plusieurs téléviseurs projette n’importe quel film sur l’écran. L’ancêtre du magnétoscope était né.
Invention qui fut présentée lors du 16e Festival du Film de Cannes en 1963, et tombera rapidement dans le domaine public
En retrouvant six scopitones qui dormaient dans un hangar, Roger Barascut a rajeuni. Il a retroussé ses manches et a promis de les remettre en marche avec les films musicaux de l’époque qui ont marqué la période yéyé.
Auteur : Serge Jausas
Source : www.nicematin.com
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