Depuis presque vingt ans, un habitant de Villars, Salavatore Messina, tamponne ses chéquiers à son effigie. « Un moyen fiable pour éviter le vol », affirme-t-il.
L’invention n’est pas nouvelle et nous en avons déjà parlé par le passé. Salvatore Messina, un Villardaire de 59 ans, a déposé un brevet permettant d’éviter les fraudes avec des chèques volés.
Brevet déposé en 1991, et qu’il utilise donc quotidiennement depuis près de vingt ans. L’invention ? Le « tampon chèque » comme il l’appelle. En quoi consiste-t-elle ? Tout simplement à tamponner, sur ses chèques, sa photo d’identité.
Le but ? Éviter de se faire voler ses chéquiers. « Quand je présente mon chèque avec ma photo à un commerçant, il sait qu’il m’appartient bien. Pas besoin de papiers d’identité ».
Pour lui, pas de doute, son invention représente « un gage de confiance et de sécurité : si un de mes chèques est volé, il ne peut pas être utilisé puisque le commerçant verra que le visage de l’utilisateur ne correspond pas à celui qui figure sur le chèque ».
Condition pour que ça marche, bien sûr : prendre soin de tamponner ses chéquiers dès réception.
Quelqu’un lui a-t-il déjà refusé un chèque ? « Jamais » affirme-t-il. « Et lorsqu’un commerçant est sceptique, dès que je lui explique le principe, il est emballé ».
Selon lui, « tout le monde y gagne : le payeur, qui ne craint plus de se faire voler ; les commerçants, qui peuvent avoir confiance ; les banques, qui pourraient prélever une commission pour les clients qui adoptent ce système ; et même l’État, qui n’aura plus de frais de justice pour traiter les affaires de chèques volés ».
Alors que manque-t-il aujourd’hui ? Un distributeur, qui prenne en charge la fabrication à grande échelle de son invention. Salvatore Messina a, plusieurs fois, entamé des démarches auprès de banques ou de grandes surfaces, qui auraient fort à gagner dans l’opération. Sans résultat pour l’instant.
« Ce qui est paradoxal, c’est que tout le monde me dit : c’est génial, mais personne ne veut me suivre dans l’aventure ».
Pourtant, à l’entendre, cela ne coûterait pas cher : « Je fais refaire mon tampon tous les quatre-cinq ans, ça me revient à une trentaine d’euros ». Bien moins cher qu’une assurance contre le vol, en effet.
« Et à une époque où l’on parle de restaurer la confiance dans le monde de la finance, mon invention peut apporter sa petite pierre à l’édifice ».
Auteur : Jean-Hugues Allard
> Si vous êtes intéressés par cette invention, prendre contact avec le journal, qui transmettra à l’intéressé (04 77 91 47 27).
Source : www.leprogres.fr
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