La recherche et l’innovation dans le Monde arabe souffrent d’un manque de ressources financières et de fructification des résultats de la recherche scientifique, a souligné, vendredi à Marrakech, M. Ahmed Akhchichine, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique.
Dans une allocution lue en son nom, à l’ouverture des travaux d’un colloque international (26/28 juin) sur » la recherche scientifique et le développement technologique dans le Monde arabe et ses perspectives au service du développement durable », M. Akhchichine a ajouté que les fonds alloués à la recherche demeurent faibles dans l’ensemble des pays arabes et ne dépassent guère le taux de 1 pc du PIB recommandé par les organisations internationales.
Concernant la promotion de la recherche scientifique, le ministre a fait remarquer que cette action nécessite le déploiement d’efforts supplémentaires aussi bien au niveau organisationnel, juridique que financier, appelant à la considérer comme composante essentielle des systèmes nationaux de recherche et d’innovation.
Il a fait observer que les propres efforts des universités et des centres de recherche ne peuvent à eux seuls consacrer cette culture dans les systèmes nationaux, mais cela requiert l’implication des divers opérateurs du secteur privé, à la lumière de politiques nationales « claires » et « précises » scellant un partenariat entre les différents acteurs.
M. Akhchichine a, d’autre part, rappelé que la recherche scientifique au Maroc a connu un saut qualitatif et quantitatif depuis la fin des années 1990, faisant part de la poursuite de la politique gouvernementale visant la promotion de ce secteur pour qu’il puisse occuper une place de choix, non seulement en tant qu’outil du savoir et de la connaissance et levier de développement.
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies M. Ahmed Réda Chami, a, pour sa part, souligné que le Maroc a connu, ces dernières années, un développement indéniable dans le domaine des télécommunications et des technologies de l’information, notant qu’en dépit de ces progrès, les résultats restent en deçà des attentes.
M. Chami a relevé, dans une allocution lue en son nom, la nécessité d’une nouvelle orientation de la stratégie gouvernementale dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, en vue de son adaptation aux nouvelles exigences.
Le Monde arabe a besoin de la conjugaison des efforts dans le domaine de la recherche scientifique et technologique pour pouvoir fédérer les énergies et, partant, mettre un terme au phénomène de la fuite des cerveaux et des compétences arabes.
Le président de l’Union des ingénieurs marocains, M. Abdellah Essaidi, a estimé que les pays arabes se doivent de redoubler d’effort en matière de recherche scientifique et d’innovations technologiques, afin de permettre aux peuples arabes de se hisser au rang des nations développées et de ne plus être dépendants de l’extérieur dans ce domaine.
Le secrétaire général de l’Union des ingénieurs arabes, M. Adil Adham El Haditi, a estimé que le progrès des nations ou leur sous-développement se mesure en fonction de leur développement technologique, invitant les chercheurs arabes à joindre leurs efforts en vue de réduire le fossé qui ne cesse de se creuser avec les pays développés.
Initiée par l’Union des ingénieurs marocains en partenariat avec l’Union des ingénieurs arabes, ce colloque qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs du 25ème congrès arabe de l’ingénierie prévu fin 2009 en Libye, se penche sur l’examen des entraves à la renaissance scientifique dans le Monde arabe et les moyens d’y parvenir.
Auteur : Toma
Source : www.biladi.ma
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