Du high-tech pour gérer son champ à distance


Guillaume Fernandez a inventé l’agri-base

Deux ans de recherche, de développement puis de prospection ont été nécessaires. Le temps pour Guillaume Fernandez de mettre au point son invention : l’agri-base. Un système permettant, à partir d’un boîtier en plein champ, de relever tous les paramètres agricoles et environnementaux.

Et ce, à distance et en temps réel. Le nec plus ultra pour rationaliser ses choix en matière d’irrigation ou de traitement de cultures.

« Il fallait aussi confronter le produit avec la réalité, le développer au plus près du marché », précise Guillaume Fernandez, le créateur d’Agriscope. L’entreprise voit finalement le jour en mars 2008.

Tout en décrochant un premier client d’importance dans la Beauce : la Fédération nationale des producteurs de pommes de terre. « On a installé des réseaux de capteurs. » Ces derniers permettent de relever des données telles que la température et l’humidité de l’air comme du sol, la pluviométrie, la vitesse du vent ou encore l’ensoleillement. Des capteurs spécifiques à certaines cultures peuvent être ajoutés. Pour mesurer, par exemple, la croissance des fruits, le nombre d’insectes ou les variations du diamètre du tronc. « On a souhaité un produit qui puisse évoluer à partir du même matériel », ajoute Guillaume Fernandez.

Toutes ces données sont disponibles, en temps réel, sur l’ordinateur de l’agriculteur. Dans une coopérative, elles peuvent être mises en commun afin de faciliter le travail des agronomes. « Nous avons un client exploitant qui, en se connectant à internet sur son iPhone, peut consulter ces éléments et prendre une décision immédiate sur l’irrigation ou la protection phytosanitaire de ses cultures. » Un système qui devrait être amené à connaître un beau succès. D’autant que l’État, longtemps impliqué par le biais des Draf dans ce travail prévisionnel, devrait se désengager progressivement.

Hébergé à Lunel par Via Innova, la pépinière d’entreprises de la communauté de communes, Guillaume Fernandez n’oublie pas ce qu’il lui doit. « Une pépinière, ce n’est pas un bureau mais des compétences. Elle m’a tout apporté. J’étais un technicien seul. Aujourd’hui, nous sommes une entreprise qui a des clients. » Il peut s’installer dans les ateliers relais de la pépinière et changer, à tous les niveaux, de statut. « D’autant que nous avons pu lever des fonds grâce à l’association Méliès. »

Également sur internet : www.agriscope.fr.

Auteur : Frédéric AMADON

Source : www.midilibre.com


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