Article de presse

Larry Page, CEO de Google : « Je voulais devenir inventeur »


Larry Page, le CEO de Google, a accordé une interview à Wired où il aborde la mission qu’il donne à son entreprise, les clés pour réussir et la concurrence. En préambule de l’interview, Wired dépeint le chef d’entreprise comme un homme qui a soif d’innovation. Il a notamment participé activement à la création de Google X, le laboratoire de recherche et développement avancés de Google. C’est de ce laboratoire que sont sorties les Google Glass, les lunettes informatisées qui doivent être commercialisées cette année.

Larry Page n’a qu’un mot à la bouche : innovation. C’est à cause de ce manque d’innovation que de nombreuses entreprises sont sur le déclin ces dernières années estime-t-il :

« Elles ont tendance à faire à peu près ce qu’elles ont déjà fait par le passé, avec quelques modifications mineures. C’est naturel pour les gens de vouloir travailler sur des choses qu’ils savent qu’ils ne vont pas rater. Mais une amélioration incrémentale est la garantie d’être obsolète au fil du temps. En particulier dans la technologie, où vous savez qu’il y aura des changements non incrémentaux. »

Page explique alors que Google fait partie des entreprises qui prennent des risques. Il cite Gmail comme exemple :

« Quand nous l’avons lancé, nous étions un moteur de recherche — ça a été un bon en avant pour nous de sortir un service d’email, sans parler de l’espace de stockage pour les utilisateurs 100 fois plus important que ce que l’on pouvait trouver ailleurs. »

Le dirigeant reconnait néanmois que des mises à jour incrémentales sont inévitables. Mais il insiste sur le fait qu’il faut sortir périodiquement quelque chose de « nouveau » et « incroyable ». Le CEO précise ensuite ce qui différencie Google d’Apple, une dose de folie et l’accès à tous :

« On peut dire qu’Apple réalise seulement un tout petit nombre de choses, et ça marche très bien pour elles. Mais je trouve cela insatisfaisant. Je vois toutes ces opportunités dans le monde où la technologie peut rendre la vie des gens meilleure. Avec Google nous nous attaquons peut-être à 0,1 % de cet espace. Et toutes les entreprises high-tech combinées touchent seulement 1 %. Ce qui signifie qu’il y a 99 % de territoire vierge. Les investisseurs sont toujours inquiets, « Oh, les gars vous dépensez trop d’argent dans ces trucs fous. » Mais ces « trucs fous » ce sont maintenant les choses les plus passionantes — YouTube, Chrome, Android. Si vous ne faites pas des choses folles, alors c’est que vous ne faites pas les bonnes choses. »

La Google Car, une voiture autonome, et les Google Glass sont les archétypes de ces « choses folles » dont Page fait l’éloge. Cependant, d’après lui, l’innovation seule ne suffit pas, il faut aussi se concentrer sur la commercialisation. « Quand j’étais jeune, je voulais devenir inventeur. Ensuite j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup d’histoires tristes à propos d’inventeurs, comme Nikola Tesla, des personnes incroyables qui n’ont pas eu beaucoup d’impact car ils n’ont jamais fait de leur inventions des business. »

Alors, logiquement, le dirigeant indique que Google oeuvre à rendre disponible ses produits au plus de monde possible. Une mission qui serait devenue plus difficile avec l’avènement des plateformes mobiles. Larry Page dit regretter que les entreprises ferment leur écosystème, alors que le web permettait de toucher tout le monde rapidement et facilement : « Je pense que cela freine l’innovation. »

Concernant les produits déjà sur le marché, Page dit travailler à une meilleure intégration de tous les services Google, avec comme point d’ancrage Google+. « Beaucoup de choses ont été copiées par nos concurrents, donc je pense que nous faisons du bon travail », juge-t-il à propos de Google+. Sur les litiges judiciaires qui se multiplient, et la fameuse « guerre thermonucléaire » de Steve Jobs, Larry Page se montre confiant :

– Ce n’est bien sûr pas plaisant. Mais montrez moi une entreprise qui a fermé à cause d’un litige. Je n’en vois juste pas. Les entreprises échouent parce qu’elles font des mauvais choix ou parce qu’elles ne sont pas ambitieuses, pas à cause de litiges ou de la concurrence.

– Steve Jobs était assez concurrentiel pour déclarer qu’il voulait « entrer en guerre thermonucléaire » contre Android, fait remarquer Wired

– Dans quelle mesure cela fontionne ?, répond Page

– Vous pensez que l’énorme avance d’Android en terme de parts de marché est décisive ?

– Android est très populaire, et nous sommes vraiment enthousiaste à son sujet.

Interrogé sur Motorola, acquis en 2011 avec son lot de poursuites judiciaires, Page réaffirme que le constructeur restera indépendant. Et de conclure l’interview par son credo, l’innovation : « Nous sommes une des plus grosses entreprises mondiales, et j’aimerais nous voire faire plus de choses — pas juste ce que quelqu’un a déjà réalisé, mais quelque chose de nouveau. »

Auteur : Stéphane Moussie

Source : www.macg.co

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