Ce Liégeois a-t-il inventé la solution anti-ronflement ?


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Tony Cavaleri multiplie les inventions depuis une vingtaine d’années. Il mise beaucoup sur la dernière en date : un dispositif anti-ronflement.

Tony Cavaleri est un inventeur bien connu de la région liégeoise. Sa dernière création s’appelle «Soft-Night». Il promet d’aider les ronfleurs à résoudre leur problème…

«Souvent, on en rigole. On parle du ronflement sur le ton de la moquerie, de la blague. Mais il s’agit d’un problème de société majeur, qui fait souffrir les gens», considère Tony Cavaleri. Cet inventeur de Grâce-Hollogne, connu comme Barabbas dans la Passion en région liégeoise, vient d e mettre au point «Soft-Night», un dispositif anti-ronflement qu’il espère voir débarquer dans le lit de bien des ronfleurs.

L’idée est née d’une rencontre. Elle lui a été suggérée par Chuck Ungerman, un Texan vivant à Tongres, grâce à l’entremise d’un ami commun, Ernest Trovo, en novembre 2014. Les trois ont planché sur le projet et ont désormais mis au point cet écran qui se veut discret et pratique, se plaçant la nuit dans la bouche.

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Le Soft-Night est déjà sous emballage : Tony Cavaleri est ses deux collaborateurs aimeraient venir en aide aux ronfleurs à l’aide de cet ustensile.

Le principe de base est assez simple: cet ustensile freine la respiration buccale pour favoriser la respiration nasale. Un petit clapet de sécurité se débloque, tel une soupape, lorsque la respiration nasale est entravée. La respiration buccale prend alors le relais. «Ne pensez pas que le miracle se produira en quelques minutes», prévient Tony Cavaler. «Il faut un peu de temps pour s’adapter. Mais une fois qu’on l’a adopté, les ronflements disparaissent.»

Vers une certification médicale? Pas au CHU…

Le «Soft-Night» a pour le moment été testé par une poignée de personnes. Une commercialisation pourrait arriver dès la fin des vacances d’été, selon les objectifs de l’inventeur. Un plan de commercialisation est déjà en cours d’élaboration, dans le but de le diffuser dans les magasins et pharmacies de Belgique et d’Europe.

Une procédure de demande de brevet est en cours, par ailleurs.

Tony Cavaleri promet que son produit sera testé médicalement. S’il a annoncé à l’occasion de la présentation de son produit à la presse que les services du Docteur Julien Fanielle, spécialiste du sommeil au CHU, se chargeraient des tests médicaux, ce dernier a par la suite démenti toute intervention ou toute approbation scientifique du « Soft-Night » de sa part.

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Chuck Ungerman, qui a soufflé l’idée à Tony Cavaleri, avec un écran «Soft-Night» en bouche.

Bien entendu, les chercheurs sont des milliers à s’être déjà penchés sur la problématique. Les appareils promettant d’atténuer les ronflements sont innombrables, mais n’offrent que trop peu de résultats, d’après Tony Cavaleri.

Ce dernier défend dont une innovation, notamment le caractère ergonomique et peu invasif du «Soft-Night», «composé de polymères biocompatibles, avec la plus grande rigueur». «Ce produit sera très accessible: maximum 35 ou 40 euros», promet-il. Et il s’avère particulièrement novateur d’un autre point de vue: «Il règle à la fois le problème du ronflement et celui de l’apnée du sommeil», annonce l’inventeur.

Tony Cavaleri a tout inventé

Discuter avec Tony Cavaleri permet de se rendre compte, d’emblée, que les idées foisonnent dans sa tête. Ce Liégeois, qui revendique volontiers ses origines siciliennes, est aujourd’hui âgé de 66 ans. Il invente depuis une vingtaine d’années, dans tous les domaines. Certains sont chercheurs, lui est inventeur.

Il collectionne les médailles dans les salons de l’invention. Il sera par exemple présent au salon Namur Innovation le 13 mars prochain (il donne une conférence de 11 h à 12 h). Incontestablement, Tony Cavaleri est un touche-à-tout, dont certaines inventions ont connu leur petit succès, mais d’autres n’ont jamais décollé. Il le reconnaît lui-même, «l’utilité de certaines inventions est parfois remise en cause. Mais je suis persuadé qu’elles ont du sens».

Voici quelques années, il a lancé son projet «MEMA». Il s’agit de maisons écologiques modulaires autonomes, accessibles au prix de 45 000 euros. «Je pense que ce projet va rencontrer un énorme succès», promet-il.

Il est aussi l’auteur de contes, les Contes Cava. «C’est mon plus beau succès à cette heure, parce qu’ils sont édités, même si j’aimerais que le tirage soit plus important».

Un système de ramassage des déjections canines, un dispositif de récupération des eaux de bains pour les WC, un passage pour piétons avec illumination dynamique, un panneau de coffrage, etc.

Le principe de cet ancien travailleur de la construction est simple: une solution existe pour tout problème. Il a le mérite de les chercher et, parfois, de les trouver à l’aide de son imagination débordante.

Auteur : Benjamin HERMANN

Source : www.lavenir.net

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