Cinq inventions ultra-populaires créées par des Russes


La Russie a vu naître un grand nombre d’inventeurs et de personnes pleines d’idées. Cependant, beaucoup d’entre eux, faute de pouvoir réaliser leurs rêves dans leur pays, ont émigré – c’est pourquoi ont considère souvent que leurs inventions sont nées ailleurs. Les origines de ces génies modernes sont pourtant bien ancrées en Russie.

1. Google

sergey_brin_2016

Sergey Brin

L’un des fondateurs du plus célèbre moteur de recherche au monde, Google, est d’origine russe. Sergey Brin, né en 1973 à Moscou, a rejoint les États-Unis en 1979 avec ses parents qui avaient décidé de quitter l’URSS. Il obtiendra sa licence à l’Université du Maryland où son père, Mikhaïl Brin, travaillait comme professeur après l’émigration, avant de terminer l’Université de Stanford.

Sergey a visiblement hérité des points forts de ses parents : avant de quitter l’URSS, sa mère Evguenia travaillait comme ingénieure et son père en tant qu’économiste au sein d’une institution d’élite dans le domaine intellectuel – l’Institut de recherche économique auprès du Comité étatique pour la planification (Gosplan). Malgré tout, il sentait qu’il ne pouvait pas réaliser son potentiel et voulait se consacrer aux mathématiques – ce qu’il a pu faire aux États-Unis.

2. Tetris

tetris_2016

Alexeï Pajitnov a inventé le jeu Tetris en 1984, alors qu’il travaillait pour le Centre de calcul de l’Académie des sciences de l’URSS. Il s’intéressait alors aux questions d’intelligence artificielle et de reconnaissance vocale. Tetris est rapidement devenu très populaire à Moscou et a suscité l’intérêt d’hommes d’affaires étrangers.

Une certaine confusion ayant régné au départ autour des droits et des licences, Pajitnov n’a commencé à recevoir des dividendes que quelques années plus tard – mais le jeu avait déjà conquis les fans du monde entier.

En 1988, Alekseï Pajitnov montait la compagnie AnimaTek, spécialisée dans le développement de logiciels de jeu, avant d’émigrer aux États-Unis en 1991. Aujourd’hui il conçoit toujours des jeux vidéo.

3. Les smileys

vladimir_nabokov_1969

On attribue habituellement le premier smiley au programmeur américain Scott Fahlman, qui voulait l’utiliser pour séparer, sur le panneau d’affichage de l’Université Carnegie-Mellon, les messages sérieux des blagues. Son premier message contenant un smiley remonte au 19 septembre 1982.

Cependant, on peut considérer qu’en mai 1969, l’écrivain russe Vladimir Nabokov avait déjà inventé de facto ce symbole. Le magazine Time lui avait demandé à quelle place il se trouverait s’il existait un classement des écrivains contemporains. Réponse : « Il me vient souvent à l’esprit qu’il faudrait inventer un signe typographique en forme de sourire – vers le haut ou vers le bas – avec lequel je pourrai accompagner ma réponse à votre question ».

4. L’hélicoptère

igor_sikorsky_1910

Entre 1908 et 1911, l’inventeur russe Igor Sikorsky a construit deux modèles d’hélicoptères et en 1910, il parvenait à s’élever dans les airs avec un avion construit selon ses plans. En 1912, il devient le concepteur en chef du département de l’aviation de l’usine russo-baltique de Riga (qui faisait alors partie de l’Empire russe), où plusieurs aéronefs ont été conçus sous sa direction.

En 1918, Igor Sikorsky émigre vers la France, d’où il partira en 1919 aux États-Unis. C’est là qu’en 1923 qu’il crée la firme d’aviation Sikorsky Aircraft Corporation, qui deviendra plus tard une filiale d’United Technologies Corporation.

En 1939, la compagnie avait créé environ 15 avions et c’est à partir de cette date qu’elle a commencé la conception et la construction d’hélicoptères. En 1967, un hélicoptère S-61 de sa conception traversait l’océan Altantique par les airs.

5. Le corps « 90 – 60 -90 »

roman_tirtoff

La rose et le papillon par Roman Tyrtov

Beaucoup associent le standard contemporain de la beauté au nom du couturier français Christian Lacroix. Cependant, certains estiment que l’étalon a été fixé par le peintre russe Roman Tyrtov (qui signait de son pseudonyme Erté – d’après ses initiales). En particulier, c’est le point de vue que défend Andreï Khazine dans son livre Icons of Russia. Russia’s brand book.

Roman Tyrtov est né à Saint-Pétersbourg le 23 novembre 1892 d’un père officier de la marine. Ne voulant pas devenir militaire, il est parti vivre à Paris, où il est devenu le correspondant du journal pétersbourgeois Les modes des dames. En 1913-1914, il commence à travailler comme modéliste pour le célèbre couturier français Paul Poiret, et en tant que décorateur.

Il rêvait alors d’ouvrir son propre atelier mais à cause d’un conflit avec Poiret, le projet échoua. En 1915,  il parvient à signer un contrat avec le magazine américain Harper’s Bazaar pour lequel il dessinera plus de cent couvertures. Erté travaillera aussi pour d’autres publications importantes des États-Unis, d’Angleterre et de France. C’est grâce à lui que s’est imposée la silhouette de la femme affûtée et à la taille fine en première page des magazines en papier glacé et dans l’esprit des fans de mode.

Auteur : Maria Bounina

Source : fr.rbth.com

Ses ailes de géant l’empêchent de marcher, ou cinq inventions russes rendues à César


Notre époque aime dater et personnifier les inventions, parce que les chronologies et les figures nous rassurent, plus compréhensibles à nos pauvres esprits bornés. En réalité, les inventions scientifiques surgissent souvent à la même période à plusieurs endroits du globe, sont le fait de plusieurs chercheurs pas nécessairement en lien les uns avec les autres. Le génie créatif semble relever de l’air du temps ; c’est un souffle, comme venu d’en haut, dont les esprits brillants sont au mieux les dépositaires éphémères, jamais les auteurs, encore moins les propriétaires. Pourtant, s’il faut des dates et des personnes, prêtons-nous au jeu. Il se trouve que l’histoire russe regorge d’inventeurs de tout poil, de génies ayant tout sacrifié à leur quête, leur idée. Mais le vaste pays est piètre vendeur, désespérément nul en marketing – et n’a jamais tellement su exploiter ses trouvailles. Les cas d’inventions russes brevetées et commercialisées par des ingénieurs étrangers, voire tombées dans l’oubli pour des décennies sont légion. Le Courrier de Russie vous a déniché cinq cas d’école.

Pour un oublié

Fedor Pirotski : Le tramway électrique

tramway_de_pirotsk

Tramway de Pirotsk

Fedor Pirotski incarne sans pareil cet éternel paradoxe d’une Russie qui excelle dans la pensée théorique mais n’est pas foutue de vendre ses idées. Pirotski, serviteur loyal de l’armée impériale, n’a jamais cessé de rêver d’électricité, enchaînant les articles théoriques et expériences visionnaires. C’est en 1875 qu’il fait exploser son génie, installant sur des rails de chemin de fer un wagon équipé d’un moteur électrique et d’un réducteur entraînant les roues. Pourtant, si la presse d’alors s’est extasiée sur la découverte, les autorités de la capitale ont haussé les épaules et refusé de débloquer des fonds pour poursuivre l’expérience. C’était sans compter sur le regard aiguisé de l’ingénieur Carl Siemens, Allemand rusé et plein de relations haut placées, qui exécutait alors un juteux contrat pour la création du réseau télégraphique russe. Dès 1881, l’entreprise des frères Siemens produisait des wagons électriques rappelant étrangement l’invention du soldat-ingénieur Pirotski. Et un an plus tard, l’Empire russe achetait à ces Allemands, à prix d’or, ses premiers tramways. Pirotski, de son côté, à force de harceler ses chefs avec ses recherches, a été remercié et doté d’une maigre pension. Il est mort en 1898 dans la région de Kherson, actuelle Ukraine, seul et anonyme, le peu qu’il possédait devant être vendu aux enchères pour payer son enterrement.

Pour un constant

Vladimir Zvorykine : La télévision

vladimir_zvorykine_tv

Vladimir Zvorykine

Vladimir Zvorykine est un persévérant, un qui a pressenti avec une rare acuité l’avenir de son présent et, au nom de la tâche dont il se savait investi, s’est toujours poliment contrefiché de toutes les contraintes de circonstance. Fils d’un marchand aisé de Mourom, l’ingénieur fait les premières expériences qui le conduiront à inventer la télévision moderne dès l’université, à Saint-Pétersbourg, dans les années 1910. Il participe à la Première Guerre mondiale puis s’engage auprès des armées blanches dans la guerre civile contraint et forcé – la période le persuadant d’émigrer aux États-Unis pour enfin travailler, en s’engageant chez Westinghouse Electric, à Pittsburgh, en 1921. Zvorykine y est d’abord prié par sa direction de s’occuper de travaux « plus sérieux » – et plus immédiatement rentables – que ses recherches sur la transmission de l’image à distance. C’est un autre émigré de l’Empire russe, David Sarnoff, président de la Radio Corporation of America, qui investira finalement les moyens nécessaires à la transformation de cette idée folle en réalité concrète, bientôt massive. Et – ironie du sort – le TK-1, premier téléviseur soviétique, est produit à la fin des années 1930 sous une licence achetée à la RCA : une copie de l’invention de l’exilé Zvorykine. L’ingénieur, sans jamais avoir réussi à se débarrasser du fort accent russe qui rendait son anglais à peine compréhensible, s’est éteint à l’hôpital de Princeton, en 1982.

Pour un domestique

Iossif Timtchenko : Le cinéma

gravure_de_lossif_timtchenko

Gravure de Iossif Timtchenko

Le fils de serf Iossif Timtchenko, né en 1852 dans l’actuelle Ukraine, a travaillé sans relâche à exaucer ses rêves. Après des études de mécanique à Kharkov, Iossif décide, avec une poignée d’amis, de partir en Océanie, inspiré par les fabuleux voyages de l’ethnologue-aventurier Mikloukho-Maklaï. Si cette conquête du monde s’arrête au bord de la mer Noire, à Odessa, Timtchenko y décroche sa lune à lui – le poste de mécanicien en chef des laboratoires scientifiques de l’université de la ville. Il y donnera tranquillement libre cours à son génie, entouré de sa femme et de leurs huit enfants, jusqu’à sa belle mort en 1924. C’est là que Iossif créera en 1892, à la demande d’un professeur, un mécanisme « en escargot » capable de faire défiler à vitesse régulière des images éclairées au stroboscope. Un an plus tard, les Odessites étaient invités à venir contempler la première « exposition de photographies vivantes » au monde. Ainsi le cinéma – car c’était lui – doit-il sa création à un petit fils de serf de l’Empire russe et non aux célèbres Louis et Auguste Lumière, qui ne montrèrent leur premier film au public que deux ans plus tard. Les deux frères français sont incontestablement les premiers, en revanche, à avoir commercialisé leur « invention ».

Pour un pionnier

Nikolaï Pirogov : L’anesthésie et le plâtre

extrait_du_film_sovietique_sur_nikolai_pirogov_1947

Extrait du film soviétique sur Nikolaï Pirogov (1947)

Nikolaï Pirogov, né en 1810 à Moscou, d’un père officier et d’une mère issue d’une vieille dynastie de marchands, est de la race des fous de travail, chercheurs passionnés, humbles et braves. Dès ses études de médecine, il se distingue en chirurgie et s’oriente rapidement vers la médecine militaire. Pirogov est un concret, un expérimentateur, il essaie ses techniques novatrices sur tout ce qui bouge et respire – les chiens, les veaux, jusqu’à lui-même et ses assistants. Pour pratiquer et servir, il arpente les zones de combat, et les plus brûlantes : le Caucase dans les années 1840, la Crimée dès 1853. Le docteur Pirogov met au point un masque permettant de doser l’éther donné à respirer au patient avant d’inventer la technique même de l’anesthésie intraveineuse ; il est le premier, dans l’histoire de la médecine, à opérer directement sur le champ de bataille. C’est aussi le premier à utiliser le plâtre en médecine, inspiré par une visite à l’atelier du sculpteur Stepanov. Après la chute de Sébastopol, pour avoir honnêtement rapporté au tsar ce qu’il pensait du piètre commandement du prince Menchikov, Pirogov est poliment écarté de l’Académie de chirurgie militaire, envoyé donner des cours dans les provinces reculées de Kiev et Odessa, puis jusqu’en Allemagne. Il meurt en novembre 1881, dans l’actuelle ville ukrainienne de Vinnitsa, d’un cancer de la mâchoire, consignant soigneusement lui-même, jusqu’aux derniers instants, l’évolution de sa maladie.

Pour un possible

Sergueï Prokoudine-Gorski : La photographie en couleurs

photographie_de_serguei_mikhailovitch_prokoudine-gorski

Photographie de Sergueï Mikhaïlovitch Prokoudine-Gorski

Sergueï Prokoudine-Gorski, né en 1863 dans la province de Vladimir, fils d’un officier en retraite ayant servi dans le Caucase, fut à la fois un amoureux passionné de son pays et un scientifique féru de progrès ; aux antipodes de la noblesse mondaine superficielle qui méprisait la Russie, il était de ceux sur qui auraient pu s’appuyer une révolution bourgeoise, des réformes sans violence. Chimiste de formation, élève de Mendeleïev, Prokoudine-Gorski se lance dès la fin du XIXe siècle dans le grand projet de « photographier les pluies d’étoiles ». Vers 1900, doté d’un appareil nécessitant une exposition beaucoup moins longue que ses analogues de par le monde, il effectue plusieurs voyages à travers la Russie, dans un wagon-laboratoire fourni par le tsar, et en rapporte des négatifs fixant le quotidien des peuples et régions du vaste empire. Par ces clichés, Prokoudine-Gorski voulait montrer à la jeunesse russe, qui risquait « de les oublier », toutes les beautés de son pays – « tel qu’il est ». Mais la tourmente des premières années du XXe siècle a eu raison de cet idéaliste de terrain, de ce dernier des patriotes libéraux : s’il a essayé un temps de collaborer avec les bolchéviques, la nouvelle de l’exécution de la famille impériale l’a définitivement persuadé d’émigrer. En France, Sergueï Prokoudine-Gorski a enseigné la photographie, travaillé notamment avec les frères Lumière. Mort à Paris en 1944, quelques semaines après la Libération, il est enterré à Sainte-Geneviève-des-Bois.

Auteur : Julia Breen

Source : www.lecourrierderussie.com

Pure invention


Le premier roman de Sean Michaels s’inspire de la vie mouvementée de Lev Termen, l’inventeur du thérémine

lev_termen

Lev Termen faisant la démonstration de son thérémine

Un boîtier électronique équipé de deux antennes dont on joue sans toucher l’instrument. C’est le corps qui en affecte la fréquence : la main droite commande la hauteur de la note en s’approchant ou en s’éloignant de l’antenne verticale, la main gauche permet de contrôler, elle, le volume. Le thérémine possède un son unique, entre la voix humaine et la scie musicale. Son altérité est complète — en particulier à l’époque de sa conception.

Mais la vie du Russe Lev Sergueïevitch Termen (1896-1993), qui invente en 1919 ce qu’on a appelé d’abord l’« éthérophone », un des premiers instruments de musique électronique, n’a elle aussi rien de banal et a donné à Sean Michaels la matière de son premier roman.

Enfermé à clé dans la cabine d’un navire qui le ramène des États-Unis vers l’Union soviétique à la fin des années 1930, Lev Termen prend la mesure de ses pertes : amour, confort, liberté. Après avoir passé de longues années à New York, avant d’être rapatrié brutalement par le pouvoir soviétique, l’homme remonte le fil de ses souvenirs et s’adresse à perte et par écrit à une femme qu’il a aimée. C’est la ligne de basse de Corps conducteurs, couronné du prestigieux prix Scotiabank Giller en 2014.

Le roman nous entraîne de ses premières années comme ingénieur à Petrograd (puis Leningrad) à la création de l’instrument de musique qui porte son nom, le thérémine, jusqu’à son premier voyage aux États-Unis en 1927, entrepris avec la mission de porter bien haut le « flambeau du peuple soviétique ». Un séjour bien encadré par un « ami temporaire » (c’est ainsi qu’il se présentera à lui), accompagnateur, partenaire d’affaires pour la commercialisation de son instrument, espion, escroc. Ash, son répondant soviétique en sol américain, c’est aussi un peu Belzébuth, celui à qui il cède son âme.

Pourtant marié, Termen aura le coup de foudre pour une immigrante lituanienne de bonne famille beaucoup plus jeune que lui rencontrée à New York. Prodige du violon, admise au conservatoire Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg à l’âge de cinq ans, des problèmes de santé avaient forcé Clara Rockmore (1911-1998) à abandonner le violon. On la considère aujourd’hui encore comme la plus grande interprète du thérémine (regarder son interprétation de Hebrew Melody).

Invention pour invention, l’auteur a bien sûr pris des libertés avec l’histoire réelle de Termen. Corps conducteurs, prend-il soin d’expliquer, est un ouvrage de fiction « rempli de distorsions, d’élisions, d’omissions et de mensonges ». Sean Michaels a surtout truffé son roman de crimes imaginaires. Mais un jour de 1938, l’inventeur disparaît mystérieusement et sa mort sera annoncée. On a appris, bien plus tard, qu’il avait été enlevé par des agents du NKVD pour être renvoyé en URSS. Interné dans un camp sibérien, on l’a fait travailler dans une charachka — un de ces laboratoires secrets soviétiques qui appartenaient à la nébuleuse du goulag —, où il a passé ensuite de longues années à développer des dispositifs sophistiqués d’écoute et des brouilleurs de communications.

La plus grande des tragédies est peut-être, ici, cette histoire d’amour à sens unique pour Clara Rockmore. Et tout comme le musicien qui s’exécute au thérémine ne touche jamais vraiment à son instrument, l’inventeur-espion-musicien de Sean Michaels n’aura jamais non plus l’occasion de faire corps avec la femme dont il était amoureux.

Né en 1982 en Écosse, Sean Michaels a grandi à Ottawa, avant de s’établir à Montréal, où il vit aujourd’hui. Il fait la preuve, dans ce roman fin et rythmé, d’une solide connaissance de la Russie soviétique. Et des gratte-ciel de Manhattan aux confins de la Sibérie, mêlant kung-fu, amour sans retour et espionnage, Sean Michaels applique de façon magistrale à la littérature la première loi de la thermodynamique : rien ne se perd.

Lev Termen jouant de l’instrument qu’il a inventé

Littérature canadienne
Corps conducteurs
Sean Michaels
Traduit de l’anglais (Canada) par Catherine Leroux
Alto
Québec, 2016, 392 pages

Auteur : Christian Desmeules

Source : www.ledevoir.com

Frolov, respirez comme en altitude


On sait depuis longtemps que le secret de longévité des doyens caucasiens tient principalement au fait que l’altitude à laquelle ils vivent leur délivre une concentration d’oxygène diminuée. Un inventeur dont le nom est presque passé à la trape, Vladimir Frolov, est parti de ce principe pour imaginer un respirateur très simple, sans danger et très peu coûteux permettant de reconstituer l’essentiel des paramètres atmosphériques en altitude.

Au début du siècle dernier, un chercheur russe du nom d’Alex Mouraview a étudié en détail les conséquences organiques de la raréfaction d’oxygène auxquels son soumis les peuples qui habitent en altitude. Il a ainsi mis au point la « Méthode de la réoxygénation aortique » qui a donné lieu à un ouvrage éponyme édité chez Dangles en… 1969.

Par ailleurs, les travaux de Kuhne ont largement montré que des exercices de respiration freinée par contraction du pharynx amenaient une augmentation de la pression osmotique au niveau des alvéoles pulmonaires, amélioraient le tonus vital et équilibraient le système nerveux.

Une première application du principe de la respiration freinée a été élaborée avec l’appareil de Plent ; mais cet appareil expérimental était compliqué, coûteux et assez violent dans son usage.

Il a fallu le génie de Frolov pour imaginer un respirateur très simple, sans danger et très peu coûteux permettant de reconstituer l’essentiel des paramètres atmosphériques en altitude.

Vladimir Frolov est peu connu et la seule trace qu’on en ait aujourd’hui est ce respirateur très simple digne du concours Lépine.

On dit aussi qu’il était propriétaire de nombreux brevets. Il aurait inventé l’appareil après avoir découvert la méthode respiratoire du Dr Konstantin Pavlovich Buteyko. Son invention est aujourd’hui promue aux Etats-Unis par le Dr Artour Rakhimov qui est un spécialiste de la respiration et qui enseigne les techniques orientales auxquelles il a additionné les acquis scientifiques occidentaux.

Actions directes du respirateur

Le respirateur inventé par Frolov agit sur l’organisme par plusieurs actions simultanées :

  • Résistance à l’inspiration.
  • Résistance à l’expiration.
  • Ondulations périodiques du contenu de l’oxygène et du gaz carbonique.
  • Prolongation de la durée des cycles respiratoires.
  • Ralentissement de la fréquence respiratoire.
  • Utilisation de la respiration diaphragmatique (abdominale).

De plus, le mélange aérien légèrement appauvri en oxygène et enrichi en gaz carbonique qui est délivré par l’appareil contribue à la fois à favoriser la vagotonie en calmant l’orthosympathique et à restaurer le système immunitaire.

En tout état de cause, l’exercice quotidien avec le respirateur Frolov permet, au-delà de tous problèmes de santé, d’augmenter d’une façon générale sa capacité de travail physique et intellectuel par doublement du potentiel énergétique, et par voie de conséquence, de ralentir le vieillissement.

Indications principales

  • Asthme bronchique
  • Bronchite chronique
  • Dystonies neurovégétatives
  • Hypertension
  • Sténocardie (nécroses partielles du cœur)
  • Rééducation respiratoire en convalescence de :
    ➢ Bronchite aiguë
    ➢ Emphysème
    ➢ Hémorragies
    ➢ Infarctus du myocarde
    ➢ Interventions chirurgicales
    ➢ Maladies psychosomatiques
    ➢ Pneumonie
    ➢ Tuberculose pulmonaire

ATTENTION : Ne pas utiliser l’appareil en phase de crise aiguë des maladies telles que les infarctus, la polynévrite, la pancréatite, l’annexite, l’appendicite, la pneumonie, l’hépatite, la cholécystite, ainsi que l’insuffisance respiratoire dépassant le stade 2 et l’insuffisance cardiovasculaire de stade 2A.

Principe de fonctionnement

La résistance au souffle est créée par une petite colonne d’eau que l’on insère au fond du gobelet, provoquant un barbotage à l’inspir comme à l’expir. Cette résistance est réglable par la quantité d’eau introduite. Des bulles d’air de grandeurs différentes éclatent à la surface de l’eau et renforcent le micro-massage des bronchioles, rétablissant ainsi leur perméabilité et leur élasticité.

Par ailleurs, il est possible d’employer le respirateur pour des inhalations en ajoutant simplement 1 goutte d’une huile essentielle de son choix dans la petite nacelle suspendue prévue à cet effet. L’eau pourra dans ce cas être chaude, tiède ou froide.

Un mode d’emploi plus que simple

  • Volume d’eau : commencer par 1 godet et même un demi-godet pour certains malades chroniques, puis augmenter à 1,5 puis 2 godets
  • Augmentation du temps d’expir : commencer par 5 secondes, puis augmenter à 10 secondes. Au fur et à mesure, on peut monter progressivement vers les 30 et 40 secondes, voire plus, à condition d’être toujours à l’aise. Le temps d’inspir reste invariable, entre 2 et 3 secondes.
  • Durée de l’exercice : commencer par 5 à 10 minutes puis augmenter (ou pas) progressivement jusqu’à 25 à 30 minutes après 4 à 6 semaines.
  • Type de respiration : il est recommandé de pratiquer la respiration uniquement abdominale dite diaphragmatique parce qu’elle décontracte et muscle à la fois le diaphragme, ce qui a pour conséquence d’avoir un effet tranquillisant sur tout le système nerveux, et d’effectuer un massage des organes vitaux (foie, VB, estomac, pancréas, intestin, reins, prostate, etc.).
  • Inhalation aux HE : dans ce cas, faire une rétention à plein entre l’inspir et l’expir.

ATTENTION : Il est recommandé dans les deux ou trois premières semaines de commencer par inspirer par le nez pour les cas suivants : asthme bronchique, bronchite obstructive, dystonie neurovégétative, arythmie cardiaque, emphysème, suite d’infarctus du myocarde, hémorragie, pneumonie, pleurésie, suite d’opération du thorax ou de l’abdomen.

Les exercices respiratoires doivent être effectués chaque jour, de préférence à la même heure. L’un des éléments clés de cette méthode est l’augmentation graduelle de la durée de l’expiration. Pendant et après ces exercices, les personnes respirent plus lentement et moins fréquemment.

La méthode de respiration régulée Frolov, qui ne demande pas plus de 15 à 20 minutes par jour, est largement reconnue dans la communauté médicale des pays de l’Est. Cet appareil très simple et peu onéreux (voir ici) améliore à la fois l’équilibre physiologique, psychique, mental et émotionnel.

Auteur : Michel Dogna

Source : www.alternativesante.fr

Un Russe pourrait avoir inventé le moteur antigravitationnel


La Russie pourrait devenir le premier pays du monde à avoir créé le moteur antigravitationnel. L’ingénieur et inventeur originaire de la ville de Troïtsk (Oural du Sud) Garry Guilmanov affirme qu’il a découvert le secret de l’antigravitation, en montrant aux journalistes sa nouvelle invention : la « chaise antigravitation ».

Cependant cette chaise n’est pas capable de monter en l’air. Mais, selon l’inventeur, elle soigne les gens atteints de maladies du dos et d’affections de l’appareil locomoteur. L’effet principal de cette chaise, c’est que les gens ne sentent pas leur poids, a indiqué Garry Gelmanov.

« Je peux travailler avec la gravité et je peux modifier la force de gravité », dit-il. « Ou du moins, la réduire ou changer sa direction. Je suis également capable d’exclure les forces de gravité pour un corps donné et pour une certaine période ».

garry_guilmanov_2014

Les amis de l’inventeur qui ont testé cette « chaise antigravitation » affirment que l’invention a déjà fait ses preuves à 100 %. Et nombreux étaient ceux qui ont pu se sont débarrasser des douleurs dans le dos grâce à cette chaise.

Garry Gilmanov a déjà 70 ans. Il est l’auteur de plus de 2000 inventions. Son rêve – c’est de donner aux gens la possibilité de se déplacer à l’aide de la force de gravitation. Par exemple, fixer un petit appareil sur sa ceinture, tirer sur la corde et partir là où l’on veut. Ou s’asseoir sur un vélo, tourner les pédales et s’envoler, explique l’inventeur.

« Vous imaginez ce qu’est un vélo aérien ? S’asseoir, tourner les pédales et se déplacer dans l’air. Sans moteur. Je trouve ça génial comme idée. Mais la vitesse de déplacement sera lente, évidemment. »

Ces idées semblent relever de la science-fiction, si l’on ne fait pas mention du nom de l’inventeur. Garry Gilmenov a travaillé toute sa vie dans une usine militaire secrète, au département spécialisé dans les projets top-secrets. Jusqu’à présent, il n’a pas la possibilité d’ouvrir tous les secrets de ses inventions, car il a signé un accord de non-divulgation.

Le savoir-faire de cet ingénieur-inventeur de l’Oural a toutes les chances de lui valoir le prix Nobel, estiment les amis de Gilmenov. Cependant, le retraité n’a pas encore eu l’occasion de mettre en pratique ses idées.

Pour réaliser ce projet, il faut effectuer des calculs techniques très précis. Cela implique des coûts considérables, et les fonds sont difficiles à trouver, admet tristement Garry Gilmenov. Patriote convaincu, il ne veut pas vendre ses idées à l’étranger.

Il reste à espérer que l’invention de Gilmenov intéressera l’État. Car cette invention pourrait attirer l’attention du monde entier.

Source : french.ruvr.ru

« Archimède » 2013


Je vous invite à prendre part au XVI Moscou Salon international des inventions et des technologies innovantes «Archimède», qui se tiendra à Moscou du 02 au 05 Avril 2013, dans le pavillon № 4 de la EcoCenter «Sokolniki».

Le commémorative, Salon 15e «Archimède» se sont réunis à l’espace d’exposition de plus de 4500 m² les représentants des 46 régions de la Fédération de Russie et 18 l’innovation actives pays étrangers. Au Salon 1057 il a été démontré les dernières inventions, les dessins et modèles industriels, 402 projets de jeunes innovateurs. Selon le test écrit, au Salon, il y avait des accords conclus et les accords d’intention pour un montant non inférieur à 100 millions de dollars américains.

Selon les résultats du programme compétitif avec des médailles d’or du Salon «Archimède-2012» ont été décernés 205, argent – 185, bronze – 200 participants. Les meilleurs inventeurs ont été sanctionnées par des diplômes du ministère de l’Éducation et des Sciences, le ministère de la Défense de la Fédération de Russie, et le Service fédéral de la propriété intellectuelle, des prix spéciaux des communautés inventeur étranger. La reconnaissance internationale de haut niveau du Salon «Archimède» est souligné par le fait que cinq participants de Salon – inventeurs distingués de différentes régions de la Russie ont obtenu des médailles d’or de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et ont été solennellement remis par le directeur de les sociétés affiliées des pays d’Europe et d’Asie de l’OMPI M. Michal Svantner.

Salon «Archimède», il est tenu en vertu du soutien de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, Administration du Président de la Fédération de Russie, le ministère de l’Éducation et de la Science de la Fédération de Russie, le ministère de la Défense de la Fédération de Russie, le gouvernement du Moscou, le Service fédéral de la propriété intellectuelle, l’Académie des sciences de Russie, la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Fédération de Russie.

Tenant compte de la forte demande en produits et services innovants en Russie et dans d’autres pays du monde, aussi l’activité d’innovation significative des inventeurs de votre pays, je vous invite à des conditions privilégiées et mutuellement avantageux de participer au 16e Congrès international de Moscou Salon des inventions et des technologies innovantes «Archimède» et vous propose :

1. Pour mener une campagne d’information pour attirer la participation au Salon des entreprises industrielles, des organisations scientifiques, des représentants de l’entreprise innovante et les inventeurs individuels.

2. Pour organiser une exposition collective des inventeurs de votre pays à «Archimède-2013» Salon.

3. Pour participer à la formation de l’entreprise au Salon et le programme de présentation.

4. Pour entrer dans le jury international du «Archimède-2013» Salon et contribuer à l’expertise de l’présentées au Salon des inventions.

5. Fournir l’assistance de parrainage pour les jeunes inventeurs – les gagnants du concours annuel international «Le potentiel d’innovation des Youth’2013».

Tous les exposants du Salon International de Moscou XVI des inventions et des technologies innovantes «Archimède» obtiendront le diplôme du participant de l’exposition, les auteurs des meilleurs travaux seront décernés des médailles d’or, d’argent et de bronze et prix spéciaux de Salon «Archimède» . Toutes les délégations des communautés de l’inventeur national aura les possibilités de tenue des présentations individuelles des projets prometteurs innovants, pour présenter leurs dernières réalisations de la science et de la technologie, et, ce qui est le plus important, ils auront une chance réelle de trouver les entreprises fiables partenaires aux niveaux interrégional et international, en vue de conclure des contrats et des accords sur la coopération pour la mise en œuvre des produits présentés et de services innovants.

Les partenaires et les membres de l’Innovation International Club «Archimède» se voient accorder le droit de priorité de participation au Salon des conditions de faveur.

Avec respect et l’espoir d’une coopération fructueuse,

Dmitry I. Zezyulin

Président de la Moscou Salon international de l’Inventions et Technologies Innovation « Archimède » Site Web : www.archimedes.ru

Contact par E-mail : elena@archimedes.ru

Russie / L’inventeur de la kalachnikov hospitalisé


Mikhaïl Kalachnikov, 93 ans, père du célèbre fusil d’assaut produit en Russie, a été hospitalisé après s’être plaint de faiblesse.

« Quant je lui ai rendu visite la semaine dernière chez lui, il m’a dit qu’il n’avait pas mal, mais qu’il n’avait tout simplement plus de forces, a raconté Nikolaï Chkliaev, son assistant, cité par l’agence Ria-Novosti. Il semble que ce soit l’âge. »

Selon son assistant, Mikhaïl Kalachnikov a arrêté de travailler depuis mars en raison de problèmes de santé, notamment cardiaques. Mais son hospitalisation serait liée à des œdèmes.

Star en Russie

Mikhaïl Kalachnikov a commencé à mettre au point en 1947 le fusil d’assaut baptisé AK-47, alors qu’il se remettait d’une blessure reçue pendant la Deuxième guerre mondiale. L’arme a par la suite été déclinée en de multiples modèles vendus à des millions d’exemplaires à travers le monde et utilisée par les armées de 80 pays.

L’inventeur de la kalachnikov – un des Russes les plus connus au monde et parmi les personnes les plus décorées par son pays – n’a jamais touché d’argent sur la vente des millions de fusils portant son nom.

Source : www.ouest-france.fr