Article de presse

Une machine à énoiser « magique »


Jacques Giraudeau ne se lasse pas de manipuler la manivelle d’une mystérieuse machine. Le sourire aux lèvres, il énoise des kilogrammes de noix à vitesse grand V ce mercredi 30 décembre dans un coin de son garage, rue du Château-Gaillard. Fini la corvée d’énoisage qui mobilisait Jacques et son épouse, Lucette, pendant des semaines.

Plusieurs heures par jour, maillet en main, ils tapaient sur des centaines de noix, une à une, pour dégager le cerneau de chaque coque. « Ce que j’énoisais en une heure me demande maintenant que quelques minutes ! », trompette l’ancien maçon, émerveillé devant la machine sortie tout droit de l’imagination de son neveu, Jean-Christophe Herbreteau.

Géo Trouvetout

Ferronnier-mécanicien, son atelier fait face à l’ancienne RN 10 à Jurignac. Rien n’est impossible pour ce Géo Trouvetout, de la petite goudronneuse à la machine démonte-pneus. Il travaille souvent sur commande. « Les plans sont dans ma tête, mais c’est en fabriquant que j’innove. »

Il lui a fallu quatre petites heures pour créer cette machine à énoiser révolutionnaire et unique, mais dont le principe s’apparente à celui d’un gros casse-noix. « Les noix sont brisées entre deux rouleaux, l’un lisse l’autre carré, mûs par un va-et-vient grâce à une manivelle avant de tomber dans un seau. » Reste à séparer manuellement coques et cerneaux. « On peut aussi régler l’espacement entre les deux cylindres en fonction du diamètre des noix. »

L’inventeur qui prit goût à la conception de machine quand il travaillait chez Lippi à Mouthiers, envisage déjà de perfectionner l’appareillage en ajoutant un petit moteur.

L’ingéniosité du système ne manque pas d’aiguiser la curiosité des voisins et amis de Jacques et Lucette dont la motivation a redoublé.

Des tamis

Le couple a énoisé près de la moitié des 300 kg de noix récoltées chez des amis et connaissances. « C’est une année exceptionnelle pour les noyers qui ont échappé à l’orage de grêle du mois de mai. » En dehors de la machine à énoiser, ils s’aident de tamis pour améliorer la séparation entre les coques brisées et les cerneaux. Ces derniers sèchent dans de grands plateaux, au chaud, dans la salle à manger familiale, avant de terminer en huile. « On emmènera le tout à presser dans un moulin à Jonzac courant février. » Jacques et Lucette espèrent bien revenir avec une cinquantaine de litres d’huile. Et ce, pour le plus grand bonheur de leurs familles et amis à qui ils réservent une bonne partie de leur production.

Jean-Christophe Herbreteau, ferronier-mécanicien à Jurignac. Tél. 05 45 66 48 72.

Source : www.sudouest.com

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