Le rapport 2010 de l’Unesco sur la science dans monde révèle une redistribution des cartes en faveur des pays émergents. La Chine, qui dépasse déjà l’Union européenne, s’apprête ainsi à se hisser au premier rang mondial.
La triade formée par les États-Unis, l’Union européenne et le Japon domine encore la recherche et développement dans le monde. Mais plus pour longtemps. La Chine sera bientôt la première puissance de R&D dans le monde. Telle est la conclusion du rapport 2010 de l’Unesco sur la science dans le monde.
La paysage mondial de la R&D reflète la redistribution des cartes économiques avec la montée en puissance des pays émergents, et tout particulièrement de la Chine. L’Empire du milieu a fait croître sa part des dépenses de recherche et développement dans le PIB de 0,90 % en 2000 à 1,44 % en 2007 puis à 1,9 % en 2009. L’objectif du gouvernement chinois est d’atteindre 2,5 % en 2020, se mettant ainsi au niveau des États-Unis où le taux se maintient depuis des années aux alentours de 2,6 %. Par comparaison, l’effort de l’Union européenne n’arrive pas à dépasser les 1,8 %, en dépit de l’objectif de la « stratégie de Lisbonne », fixé en 2000, de porter ce chiffre à 3 % en 2010. Cet objectif est reportée par la Commission européenne à 2020 dans son projet « Union de l’Innovation » dévoilé cette année.
En nombre de chercheurs, la Chine dispute déjà aux États-Unis la première place mondiale avec un effectif de 1,423 millions de personnes, contre 1,425 millions outre-Atlantique. L’Union européenne arrive en troisième position du podium avec un effectif de 1,321 millions de personnes.
Mais en matière de propriété intellectuelle, la Chine demeure largement à la traine avec seulement 484 brevets déposés à la fois aux États-Unis, au Japon et auprès de l’Office européen des Brevets. Loin derrière les États-Unis (15 942 brevets), l’Union européenne (14 795 brevets) et le Japon (14 187 brevets).
A noter que l’Inde, l’autre géant économique de l’Asie, demeure un nain en recherche et développement avec une part du PIB consacrée à la R&D qui stagne aux alentours de 0,80 % et un effectif d’un peu plus de 150 000 chercheurs.
Pour accéder au rapport complet, cliquer ici
Auteur : Ridha Loukil
Source : www.industrie.com
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