Euromold : la fabrication additive s’industrialise


Principal rendez-vous mondial de solutions pour la conception et la fabrication des produits nouveaux, le salon allemand Euromold 2011, du 29 novembre au 2 décembre, n’a pas démenti sa réputation. Les visiteurs – peu nombreux les trois premiers jours – ont pu découvrir plusieurs sources d’inspiration.

Deux constats majeurs s’imposent suite à la visite du hall consacré aux technologies de fabrication additive (FA). Le premier, c’est sans conteste, l’industrialisation de cette approche. Venu prendre le pouls, Yvon Gallet, Pdg d’Initial, le confirme. « La fabrication additive est devenue une véritable chaîne d’outils et de métiers industriels », explique ce spécialiste qui dirige une équipe pluridisciplinaire de 56 personnes.

Du concept à l’industrialisation, rien ne manque à cette PME dont l’évolution illustre la mutation des équipements et des technologies du prototypage rapide vers la fabrication additive. La présence d’industriels français venus en équipes, comme ceux de Baccarat, pour analyser de plus près les possibilités de l’impression 3D, renforcent cette conviction.

Comme la visite sur le stand de 3D Systems, une entreprise visionnaire dont l’appétit est sans limite. L’inventeur du prototypage rapide et numéro un mondial du marché, vient de continuer sa longue série de rachats avec celui de Z Corp en novembre dernier. Il ajoute ainsi à sa panoplie ce spécialiste de l’impression 3D multi couleurs. « Notre objectif c’est d’offrir aux utilisateurs l’ensemble des technologies, des équipements et des services qu’ils recherchent », explique Cathy Lewis, vice-présidente du constructeur américain.

La présence sur le stand de 3D Systems dans l’espace FreeForm d’objets d’utilisation courante imaginés par un designer professionnel, fabriqués par frittage et vendus en ligne, illustre le passage du prototypage rapide dans un autre monde. Celui de la fabrication directe.

Des machines à bon prix

Une mutation illustrée aussi par les exploits d’un autre champion de la fabrication additive, l’allemand EOS. « Nos machines de frittage de poudre, plastique ou métallique, sont devenues des véritables centres de production d’objets complexes et personnalisables à souhait », explique André Surel, directeur d’EOS France. Avec plusieurs exemples à l’appui. Comme ce soutien-gorge en polyamide fabriqué à la taille de la cliente. Ou cette pièce de fonderie en aluminium pour EADS.

Le changement de conception et sa fabrication en titane sur une machine de frittage d’EOS ont assuré une réduction de poids de 65%. « Ce qui démontre que le gisement de gains que présentent les procédés de fabrication additive ne peut pas être pleinement exploité sans sa prise en compte au bureau d’études », constate André Surel.

D’autre part, rien n’arrête la démocratisation de la fabrication additive. Les imprimantes 3D low cost se multiplient. A l’instar de la ProJet 1000 et la ProJet 1500, commercialisées pour une bouchée de pains, vu leur rapport prix/performances, par 3D Systems. La première étant vendue 10 000 euros, tandis que la seconde, capable de fabriquer des pièces multi couleurs, coûte 12 300 euros.

Les aficionados de la fabrication additive peuvent trouver chaussure à leur pied parmi les machines fournies en kit (certaines commercialisées en France par Multistation). Souvent pour moins de 1 000 euros. Comme la RapMan du même 3D Systems, qui connaît une nouvelle version, la 3.2.

Les visiteurs n’avaient d’ailleurs que l’embarras du choix pour trouver une machine à bon prix. Le fabricant américain Asiga dévoilait sa machine d’impression 3D Pico Printer dotée d’une lampe UV LED pour chauffer la poudre plastique. Destinée aux applications dentaires, à la abrication des bijoux et des prothèses auditives, elle coûte environ 5 200 euros.

Le constructeur chinois Tiertime arrive sur le marché européen avec un procédé de fabrication similaire au FDM (Fused deposition modeling ou déposition de fil chaud) de Stratasys. Les prix de ses équipements, qui construisent des pièces en ABS, varie de 8 750 à 39 000 euros, soit deux à trois fois moins cher que ce que l’on peut trouver actuellement.

Le système de fabrication additive du danois Blueprinter met en œuvre un procédé original de frittage sélectif de poudre polymère maison. Son prix : environ 7 500 euros. « Les imprimantes papier sont largement utilisées aujourd’hui à la maison. Ce qui n’était pas le cas il y a dix ans, assure en visionnaire Ziad Abou, directeur de 3D Systems France. Dans quelques années, la baisse de leur prix mettra les imprimantes 3D à la portée des particuliers. »

Source : www.usinenouvelle.com

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