Le Français Gilles Gosselin, lauréat du prix de l’inventeur européen 2012


Pour sa septième édition, le prix des inventeurs européens, organisé par l’Office européen des brevets et remis à Copenhague, a récompensé des brevets à forte valeur économique dans les secteurs clés : la santé, l’énergie, le numérique et la mobilité.

Énergie, numérique, santé, le tout en mobilité….Les brevets valorisés à Copenhague par le prix 2012 de l’inventeur européen sont bien dans l’air du temps. Seul Français du palmarès 2012, le professeur Gilles Gosselin, du CNRS, pour son brevet sur un traitement contre l’hépatite B (maladie chronique affectant 350 millions de personnes dans le monde), a reçu le prix Recherche.

Le prix Industrie est remis aux Danois Jan Topholm, Soren Westermann et Svend Vitting Andersen, co-dirigeants de la société Widex, pour leur procédé de fabrication numérique sur mesure des prothèses auditives. Le prix PME a lui été remis à l’Allemand Manfred Stephner pour ses piles à combustible destinée à embarquer des sources d’énergie dans des véhicules, et commercialisées depuis 2000 par sa société Smart Fuel Cells. Celle-ci compte aujourd’hui 90 employés et réalise un chiffre d’affaires de 15,4 millions d’euros.

C’est un Australien, inventeur du Wi-Fi haut débit, John O’Sullivan, qui décroche avec Terence Percival et leur équipe, le prix pour un inventeur non européen. Ils ont réussi à défendre leur brevet devant les géants de la high-tech américaine. Cette technologie est notamment embarquée dans près de 5 milliards de smartphones. Enfin, le prix pour l’œuvre d’une vie a été remis à Josef Bille, un Allemand qui a inventé des outils pour la chirurgie laser des yeux et a déposé 74 brevets.

« Démontrer la puissance des brevets »

C’est sur la base de l’impact économique d’un brevet, que sont décernés les prix de l’inventeur européen, organisés depuis 2006 par l’Office européen des brevets. Comme l’explique explique son directeur, Benoît Batistelli, « ce n’est pas un prix sur l’aspect technique du brevet, mais sur sa performance économique et son influence sur la société ».

Sélectionnés par les examinateurs de l’Office européen des brevets, les offices nationaux ou proposés sur candidature spontanée, quelque 150 brevets ont cette année été étudiés. Après enquête sur l’impact économique réel et les éventuels litiges, une trentaine de projets ont été soumis à l’appréciation d’un jury de professionnels, pour sélectionner les nominés, puis les lauréats. Parmi les nominés, le Français Farouk Tedjar, pour son procédé de récupération du lithium dans les piles, commercialisé par la société iséroise Recupyl, mais aussi Mario Moretti Polegato, l’Italien des chaussures respirantes Geox.

« Ce prix a été créé pour démontrer la puissance des brevets, attirer l’attention sur les inventeurs… Et fournir aux médias de belles histoires pour les raconter », explique Benoît Batistelli. « Il montre aussi la réalité des choses, la frustration, l’acharnement qu’il faut à un inventeur. Dans nos choix, nous regardons aussi comment l’invention a été portée sur le marché, la personnalité de l’inventeur », précise Thierry Sueur, responsable de la propriété intellectuelle d’Air Liquide et membre du jury. Le palmarès 2012, devrait remplir cette mission.

Auteur : Aurélie Barbaux

Source : www.usinenouvelle.com


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