Sénégal / Cérémonie de remise de chèques à 42 inventeurs, vendredi


L’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (ASPIT) organise vendredi à Dakar, une cérémonie officielle de remise de chèques à 42 inventeurs sélectionnés, dans le cadre des exercices de 2012 et 2013, annonce un communiqué transmis à l’APS.

Prévue à 9h30 au Sea Plaza, la rencontre se tiendra sous la présence du ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, indique la même source.

Selon le texte,  » pour traduire la volonté du président Macky Sall d’utiliser les inventions et innovations de ses compatriotes pour créer de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois, l’ASPIT a sélectionné 42 idées de projets de technologies endogènes pertinentes, en vue de leur apporter un appui financier visant à soutenir la fabrication des prototypes « .

 » Pour l’édition de 2013, le ministre (l’Industrie et des Mines), a décidé d’observer une rupture par rapport à l’anonymat qui entourait la remise de cet appui financier aux bénéficiaires « , ajoute le communiqué.

Source : www.aps.sn

Les problèmes de financements bloquent les inventions algériennes au stade du prototype


Accéder aux financements est la plus dure tâche pour un inventeur en Algérie. La chercheure Bendaikha Ouahiba, en a fait l’amère expérience. Cette spécialiste des énergies renouvelables a mis au point un collecteur solaire hybride destiné à la production d’eau chaude, d’hydrogène et d’oxygène à usage hospitalier.

Après avoir obtenu le 1er prix national de la meilleure invention de l’année 2012, la jeune inventrice Ouahiba Bendaikha, n’est pas au bout de sa peine. Son projet reste encore au stade du prototype. En octobre dernier, elle a participé à un salon international de l’innovation à Madrid. Des investisseurs suisses et japonais l’ont approché et manifesté leur intérêt pour cette invention, un collecteur solaire destiné pour la production de l’eau chaude, de l’hydrogène et de l’oxygène. Mais Ouahiba hésite encore. Elle voudrait bien que son produit soit produit et commercialisé en Algérie mais elle ne trouve pas encore « preneur » à son invention. Un paradoxe quand on voit les milliards de dinars octroyés généreusement par l’État à des jeunes dans le cadre du dispositif Ansej, pour acquérir des voitures et rouler les mécaniques. « Aucune banque n’a voulu m’accompagner pour réaliser mon projet qui peut aider beaucoup les populations, en particulier celles du Sud, qui peuvent avoir de l’eau chaude et de l’électricité gratuitement », confie-t-elle à Maghreb Emergent avec beaucoup d’amertume.

L’intérêt « suspect » des opérateurs algériens

Des opérateurs privés algériens se sont intéressés à son produit, mais la jeune créatrice a vite déchanté. «Certains opérateurs se montrent séduits par l’idée. Ils me reçoivent, m’invitent à leur exposer mon projet, mais une fois terminé, ils feignent de se désintéresser alors qu’ils ont eu tout le temps d’assimiler mon concept et peuvent se l’accaparer plus tard », déplore-t-elle. Malgré l’enregistrement de son invention auprès de l’Institut algérien de la propriété industrielle (INAPI), Ouahiba n’en est pas moins inquiète qu’on lui « vole » son invention Au moment où le manque d’oxygène se pose avec acuité dans les hôpitaux algériens, l’invention de Ouahiba Bendaikha peut être une planche de salut pour les milliers de malades qui en souffrent au quotidien.

Les inventeurs appelés à se débrouiller seuls

Cette année, Ouahiba Bendaikha participe avec son produit, à l’édition 2013 du Salon national de l’innovation, inauguré dimanche par le ministre de l’industrie, Amara Benyounès, à la Foire des expositions des Pins Maritimes (SAFEX). Ce salon intervient au lendemain de la célébration de la journée nationale de l’innovation, le 7 décembre. Placé sous le slogan de « l’innovation clef de la compétitivité », ce salon vise, selon les organisateurs à promouvoir la recherche, le développement et le transfert de technologie. Dans une brève allocution à l’occasion, Amara Benyounès a indiqué que le but, à travers ce genre de manifestations, est de passer à la phase industrielle. « Sans partenaire industriel, dit-il, il est impossible de concrétiser toutes ces idées. Tout au plus, nous pouvons aider les inventeurs à réaliser leurs prototypes ! ». À propos de l’accompagnement financier par les pouvoirs publics, le ministre a répondu que l’État ne peut pas financer tous les projets, invitant les créateurs à chercher eux-mêmes des partenaires industriels.

Auteur : Younes Djama

Source : www.maghrebemergent.com

Toilettes : l’invention du XXIe siècle


Nous n’y pensons jamais. Disponibles partout et à toute heure, les W.-C. sont un non-sujet. Pourtant, 2,5 milliards de personnes n’y ont pas accès. Avec des conséquences sanitaires et sociales désastreuses. Les chiottes, un enjeu d’avenir ? Mille fois oui.

Haïti, novembre 2010. Une épidémie de choléra se propage depuis le camp de la Mission des Nations unies pour la stabilisation d’Haïti. Les excréments de soldats népalais, infectés par la bactérie Vibrio cholerae, ont été déversés dans le fleuve Artibonite. Dix mois après le tremblement de terre qui a ravagé l’île, c’est un second séisme qui frappe, à travers l’eau. Trois ans plus tard, plus de 600 000 personnes ont été infectées et 8 000 en sont mortes. Chaque mois, on compte 3 000 nouveaux cas. Le fléau, qui pourrait s’installer plus durablement encore, s’est répandu à une vitesse fulgurante dans un pays où la moitié des habitants des villes et un tiers de ceux des campagnes n’avaient pas accès à l’eau potable. Et surtout où plus de 80 % de la population n’avait pas de toilettes dignes de ce nom. Ce cas est spectaculaire. Mais c’est en silence que meurent la plupart des victimes du manque d’assainissement. Car la merde tue, plus encore que le paludisme.

La majorité des habitants de cette planète ne voient pratiquement pas leurs étrons, au point d’en oublier leur potentiel nocif. Ces derniers disparaissent rapidement dans ce lieu privé, intime et clos, propre et sec que sont les toilettes. Quel privilège ! Car il n’en va pas de même pour les 2,5 milliards de personnes, soit plus d’un tiers de l’humanité, qui ne peuvent se soulager dans des conditions sanitaires décentes. Parmi elles, un milliard n’a tout simplement pas de chiottes. C’est le cas de 626 millions d’Indiens, 63 millions d’Indonésiens, 40 millions de Pakistanais et 38 millions d’Ethiopiens, les quatre pays en tête de ce trivial concours. C’est également la condition de deux citadins sur dix et d’un rural sur deux dans le monde. « Et il va falloir compter avec l’accroissement de la population mondiale et la croissance urbaine. Or, en matière d’assainissement, tout est question de densité, de promiscuité et de climat, explique Julien Eyrard, coordinateur en eau, hygiène et assainissement à Action contre la faim. Une crotte abandonnée dans le désert du Ténéré (qui s’étend du nord-est du Niger à l’ouest du Tchad, ndlr) n’aura pas le même impact que tout un quartier déféquant dans une mare de la banlieue de Dakar (Sénégal, ndlr). »

Défécation à ciel ouvert

Car, où qu’ils soient, ces sans-toilettes pratiquent une activité vieille comme le monde, expérimentée par toute personne ayant déjà randonné dans sa vie : la défécation à ciel ouvert. Si nos petits cacas en pleine nature sont sympathiques, voire plaisants, se retrouver cul nu plusieurs fois par jour, tous les jours de l’année, pour satisfaire ses besoins, est un calvaire que l’on peut, somme toute, facilement se représenter. Honte et pudeur, des sentiments plutôt bien partagés sur le globe, deviennent les compagnons quotidiens de ceux qui se cachent où ils peuvent, derrière une broussaille ou un pagne, attendent la nuit et marchent parfois plusieurs kilomètres pour se soulager. L’absence de sanitaires constitue l’une des causes majeures du décrochage scolaire des jeunes filles sur la planète. Une fois l’âge des règles arrivé, les demoiselles, par gêne, n’osent plus mettre les pieds en cours. A l’échelle mondiale, l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance) impute quelque 272 millions de journées d’école manquées chaque année à l’impossibilité de s’accroupir à l’abri des regards de ses camarades.

Mais l’absence de W.-C. a une conséquence bien plus désastreuse encore : la présence de la merde. On estime que 375 000 tonnes de matières fécales sont directement déposées chaque jour dans la nature. Rares sont les cacas qui finissent dans un petit trou bien sec, façon matou. La plupart gisent sous un bosquet, en lisière du terrain de foot des enfants, en bordure du canal dans lequel les femmes puisent l’eau, sur les rails du chemin de fer lessivés chaque jour par la pluie qui, après ruissellement, glisse dans la rivière où tous se lavent. Or, ce qui est moche dans le caca, c’est ce qu’il contient. Un gramme de matière fécale humaine peut en effet abriter, bien au chaud, jusqu’à 100 œufs de parasites, dont la grande famille des vers : jusqu’à 1 000 kystes de protozoaires (dont nos amis les amibes) ; jusqu’à 10 000 virus (hépatite ou polio) ; et, enfin, jusqu’à un million de bactéries (dont celles responsables de la dysenterie, de la diarrhée et du choléra). « Une crotte à l’air libre sera dégradée par les ultraviolets, la chaleur et les insectes, explique Julien Eyrard. Certains agents pathogènes qu’elle peut contenir, comme le vibrion du choléra, résisteront difficilement plus de vingt-quatre heures. Mais en vingt-quatre heures, il se passe beaucoup de choses… »

Escadron de la mort

Quand la foule bigarrée des agents pathogènes se retrouve en plein air, il n’y a en effet plus qu’à attendre le carnage. Sous peu, une armée de mouches va se transformer en escadron de la mort. Leurs pattes, équipées de petits coussinets à soies adhésives, d’abord posées sur la merde, puis collées à l’assiette de riz, leur confèrent le triste statut d’armes de destruction massive. Le voyageur occidental a déjà expérimenté cette attaque conjointe d’organismes vivants à travers la bonne vieille tourista. La plupart du temps, il s’en tire avec des sueurs froides et quelques heures passées sur le trône. Mais ce n’est qu’un mauvais souvenir scatologique.

A quelques kilomètres de son hôtel, les habitants des pays pauvres, eux, y laissent leur peau. Deux milliards de Terriens, soit près d’un tiers de la population mondiale, a des parasites intestinaux. On peut certes vivre avec des vers. La diarrhée, elle, fait moins de cadeaux. Chaque année, 1,8 million de personnes en meurent. Cette infection tue près de 5 000 enfants par jour. En tout, les maladies à transmission féco-orale, directement liées au défaut de latrines, font 2,2 millions de victimes par an. Installer des toilettes permettrait d’éradiquer 10 % des cas de maladie dans le monde.

Rien de plus simple et de plus compliqué à la fois. Car l’assainissement n’est pas qu’une affaire de sous. Preuve en est, alors que seules 4,5 milliards de personnes ont accès à des latrines en bon état, 6 milliards possèdent un téléphone portable (1), un objet pouvant dépasser la centaine d’euros. Installer des toilettes relève autant de la technique que de la psychologie. « Aucune société ne se pose pas la question des excréments. C’est un souci universel, mais dans l’hygiène la dimension culturelle est fondamentale. Selon la religion, l’ethnie, les gens n’ont pas le même rapport au propre et au sale, au pur et à l’impur », indique Julien Eyrard. La mécanique de la transmission féco-orale ne tombe pas sous le sens pour tout le monde. « Allez donc parler de bactéries à des gens qui pensent que la maladie est envoyée par les génies ! », ajoute-t-il.

Dans le sud de Madagascar, creuser une fosse pour y enterrer ses excréments conduit au sacrilège. Pour ne pas souiller la terre des ancêtres, les gens choisissent les rizières, les bords des rivières ou la mer. « On peut déployer tous les moyens techniques du monde et se retrouver complètement à côté de la plaque », renchérit Jean-Marc Leblanc, expert en eau, hygiène et assainissement chez Solidarités International. Ainsi au Mozambique, il ne sera pas admis qu’enfants et adultes défèquent au même endroit. Si le projet ne comprend qu’un seul bloc sanitaire, personne ne l’utilisera, ou un seul groupe d’âge. Au Bangladesh, dans un camp après une inondation, les femmes préféraient se priver de repas pour ne pas avoir envie d’aller aux toilettes, plutôt que de partager celles-ci avec les hommes.

Poser devant un jet d’eau ou un W.-C. ?

Pour ne pas se retrouver avec des latrines immédiatement transformées en local à vélo, les ONG ont une arme secrète. Son nom de code : ATPC, pour Assainissement total piloté par la communauté. Très utilisée en milieu rural, cette méthode de sensibilisation, reconnue par certains Etats comme politique officielle, consiste à faire prendre conscience des dangers générés par la défécation en plein air. Puis à laisser les gens construire eux-mêmes leurs latrines.

Au programme : la marche du caca. Une déambulation autour du village où chacun doit désigner son endroit – souvent nocturne – préféré et identifier ses propres crottes. La cartographie afférente révèlera que Mme X cueille souvent ses herbes aromatiques là où M. Z a chié la veille. Ou que le fils de M. W fait ses châteaux de sable là où la fille de Mme Y a l’habitude de se soulager… Ou encore, le jus de caca. L’animateur fait glisser un cheveu sur un étron, puis le trempe dans un verre d’eau. Qui veut boire ? « Cette méthode choc, parfois contestée, repose sur le dégoût et la honte, mais elle fonctionne, commente Julien Gabert, chargé de mission eau et assainissement pour le Groupe de recherche et d’échanges technologiques (Gret), une ONG française de développement. En Mauritanie, à chaque saison des pluies ou presque, les toilettes sont détruites. Les gens sont désormais tellement convaincus de leur utilité qu’ils les reconstruisent. »

Mais qui veut bâtir un chiotte utile doit également parler argent. Les calculs de la Banque mondiale indiquent qu’un dollar investi dans des toilettes en rapporte directement cinq en économie de soins de santé à la famille qui les a construites, et le double à l’économie nationale. L’absence de toilettes coûte 1,5 % du PIB des pays du Sud, soit 260 milliards de dollars (191 milliards d’euros) chaque année. Mais, s’il paraît que l’argent n’a pas d’odeur, il reste pourtant difficile d’en mettre sur le trône. En 2008, 32 pays africains s’étaient engagés, par la déclaration d’eThekwini (2), à consacrer 0,5 % de leur PIB à l’assainissement. « On en est très loin ! », déplore Julien Gabert. Il faut dire qu’en matière de communication quel homme politique ne préférera pas poser devant un jet d’eau plutôt que sur un W.-C. ? « L’eau, c’est la vie, la joie, la propreté, alors que les latrines… », soupire Jean-Marc Leblanc. Tous le reconnaissent : l’assainissement n’est pas sexy.

Les bailleurs de fonds internationaux n’échappent pas à cette pudeur mal placée. Le secteur, délaissé, reste la dernière roue du carrosse dans les budgets plus globalement consacrés à l’eau. Pour six euros investis dans les puits, forages et robinets, seuls quatre sont misés sur les toilettes. Résultat, les Objectifs du millénaire pour le développement, qui prévoyaient de diviser par deux le nombre de personnes n’ayant pas accès aux toilettes d’ici à 2015, restent inatteignables. Au rythme actuel, certains prédisent qu’il faudra attendre 2147. Des outils efficaces de lutte contre le caca existent pourtant. Depuis 2005, les égouts du Nord peuvent financer les toilettes du Sud. La loi Oudin permet en effet aux collectivités territoriales françaises de consacrer jusqu’à 1 % de leurs recettes des services publics d’eau potable et d’assainissement pour financer des programmes dans les pays en voie de développement. En 2011, cette contribution représentait 21 millions d’euros. Action contre la faim a calculé que ce levier pourrait rapporter jusqu’à 64 millions d’euros si toutes les collectivités jouaient le jeu. Un euro par Français. Pas cher pour se débarrasser de la merde mondiale et de son cortège de calamités. —

(1) Chiffre 2011 de l’Association mondiale des opérateurs téléphoniques ITU

(2) Adoptée lors de la conférence AfricaSan +5 (sur l’assainissement et l’hygiène)

Source : www.terraeco.net

Top Office lance un service de scan en 3D


Après avoir lancé un service d’impression 3D au printemps dernier, Top Office propose à partir du 19 décembre un scanner 3D dans son magasin de Villeneuve d’Ascq.

Le MaketBot Digitizer est un scanner 3D qui permet de reproduire un objet en 2 ou 3 phases. Top Office nous explique le concept : « Des faisceaux luminuex tournent autour de l’objet et identifient les contours avec précision. Ces balayages linéaires permettent ainsi de déterminer le profil de l’objet« .

Ensuite, un fichier STL est généré et fourni au client qui peut alors le sauvegarder sur une clé USB ou l’imprimer dans la couleur de son choix sur une imprimante 3D. Plusieurs professionnels ont déjà testés l’outil pour la création de maquettes et de prototypes notamment. « Nous avons mis l’accent sur la formation des équipes pour apporter un conseil et un accompagnement optimal et faciliter au maximum ce service » explique Raphaël Vanneste, le Directeur Général de Top Office.

Chaque scan est vendu 9,90 euros. Quant à l’objet scanné, il ne doit pas peser plus de 3kg ni dépasser les 20 cm de diamètre et de hauteur. Selon la résolution souhaitée, l’opération prend entre 20 et 30 minutes.

Ce service n’est pour le moment disponible que dans le magasin Top Office de Villeneuve d’Ascq.

Source : www.itrnews.com

Le Sénégal va abriter des Centres d’appui à la technologie et à l’innovation


Grâce à l’appui de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), le Sénégal va abriter les premiers Centres d’appui à la technologie et à l’innovation (Cati). Ces instituts devront permettre à notre pays de disposer de solutions techniques et scientifiques modernes afin de répondre aux nombreuses préoccupations dans les activités économiques et sociales.

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) a choisi le Sénégal pour l’installation ses premiers Centres d’appui à la technologie et à l’innovation (Cati) en Afrique. C’est avec l’appui de l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (Aspit), qui a organisé, hier, un séminaire de formation des formateurs sur ces instituts de recherche. Ces centres devront offrir différents services tels que les conseils en propriété industrielle, l’évaluation de l’invention sous l’angle de la viabilité économique et de la faisabilité technique ou par rapport au cadre juridique dans lequel l’invention devra fonctionner. Ils aideront aussi l’inventeur ou le chercheur à établir un plan de commercialisation avec lequel on peut attirer plus facilement les investisseurs et les fabricants.

Pour Ituku Elangi Botoy, représentant de l’Ompi, la finalité du projet Cati est d’élever le niveau des connaissances techniques et scientifiques dans les pays en voie de développement et les moins avancés membres de l’Ompi afin qu’ils puissent réduire les écarts qui existent entre eux et les pays industrialisés. M. Botoy soutient que le Cati constitue un rattrapage de l’histoire dans la mesure où il met à la disposition de l’Afrique les mêmes solutions techniques et scientifiques dont elle était privée, y compris les solutions modernes. Ilse dit convaincu que grâce à ces centres, le Sénégal pourrait renforcer sa base technologique et scientifique à partir de laquelle il peut se lancer à la conquête de toutes les sciences. Notre pays, par ce mécanisme, pourrait également, d’une part, augmenter la qualité  et la quantité de ses produits manufacturiers afin d’approvisionner suffisamment son propre marché intérieur. Et, d’autre part, assurer sa compétitivité sur le marché régional et international. Ce qui favoriserait la création des emplois et l’élévation des niveaux de vie de la majorité de la population sénégalaise.

Selon Mamadou Baïdy Gaye, représentant du ministre des Mines et de l’Industrie, cet appui de l’Ompi a permis au Sénégal d’installer le projet Cati et de pouvoir ainsi disposer d’un outil efficace de diffusion instantanée de l’information scientifique et technique contenue dans les bases de données. Il regrette, toutefois, le peu de ressources financières allouées par les pays africains à la recherche. De son côté, Makhtar Dia, directeur général de l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (Aspit), souligne que les Cati vont permettre aux innovateurs d’avoir accès à des prestations locales de services d’informations technologiques de qualité et d’autres services connexes.

Auteur : Abdou DIAW

Source : www.lesoleil.sn

L’État français lance le concours mondial de l’Innovation pour les entreprises


Le gouvernement français a lancé le 2 décembre dernier le Concours mondial d’innovation. La Banque publique d’investissement débloquera ainsi 300 millions d’euros pour co-financer des projets portant les 7 ambitions définies par la Commission Innovation 2030 présidée par Anne Lauvergeon.

« En matière d’innovation, nous ne sommes que 11e sur les 28 pays européens. Ce n’est pas notre rang, ça ne doit pas être notre place dans les prochaines années, a avisé François Hollande le 2 décembre dernier pour introduire dans l’arène de France un nouveau challenge. Ce concours s’inscrit dans une volonté, celle de réindustrialiser la France, de muscler notre appareil productif. »

L’objectif de cette compétition mondiale d’innovation poursuit ce leitmotiv français : faire émerger les talents et les accompagner dans leur croissance. A cet effet, la Banque publique d’investissement réserve 300 millions d’euros pour cofinancer les 7 projets sélectionnés émanant d’entreprises qui souhaitent s’implanter en France.

La continuité de la Commission innovation 2030

Ils devront répondre aux sept ambitions définies par la Commission innovation, installée le 18 avril dernier par le président de la République pour défendre les principaux enjeux du monde de 2030. Ainsi le but du jeu sera de proposer une innovation majeure dans les domaines suivants : le stockage de l’énergie, le recyclage des métaux, la valorisation des richesses marines, les protéines végétales et la chimie du végétal, la médecine individualisée, la silver économie, l’innovation au service de la longévité, la valorisation des données massives.

Une sélection triphasique

Les candidatures sont ouvertes depuis le 2 décembre. La première phase du concours, l’amorçage sélectionnera 100 projets en amont de leur développement. Les principaux critères retenus pour la sélection des bénéficiaires seront le degré de réponse à l’ambition, de rupture en terme d’innovation technologique ou non, la faisabilité technique ou scientifique et les retombées économiques potentielles du projet.

La deuxième phase, l’accompagnement qui débutera à la mi 2014, permettra de développer une trentaine de projets prometteurs. A ce stade, les élus pourront toucher chacun jusqu’à 2 millions d’euros.

Enfin, la phase de développement soutiendra l’industrialisation du ou des deux meilleurs programmes dans chacune des 7 ambitions. 20 millions d’euros à la clef pour chacun.

Pour participer au concours, trouvez tous les renseignements sur :

www.innovation2030.org

Source : www.actu-cci.com

Inventeur, conquérant ou bâtisseur, le startuper est heureux !


Qu’il soit « inventeur », « conquérant » ou « bâtisseur », le créateur d’entreprise innovante est un homme jeune et diplômé du supérieur. Motivé par la liberté et l’indépendance, il est satisfait de ses choix. Tels sont les premiers résultats de l’étude menée par l’Atelier BNP Paribas auprès de plus de deux cents entrepreneurs. Cette étude a été réalisée avec TNS Sofres et répond aux questions suivantes : Qui sont les nouveaux entrepreneurs du numérique français ? Qu’est-ce qui les motive dans leur quotidien ? Pourquoi avoir décidé de lancer leur startup ? Comment voient-ils l’avenir de leur entreprise ?

« Les startups font désormais partie intégrante du tissus économique français. Leur arrivée récente dans notre quotidien fait que nous connaissons peu leur profil sociologique. A L’Atelier BNP Paribas, nous travaillons quotidiennement avec ces entrepreneurs, moteurs de l’innovation digitale, nous sommes convaincus qu’elles sont l’accélérateur du changement dans les grands groupes. Nous avons voulu aller plus loin dans leur connaissance en publiant cette étude avec TNS Sofres. » explique Louis Treussard, Directeur Général de L’Atelier BNP Paribas.

Des motivations multiples

L’étude fait ressortir le goût d’entreprendre et des défis (84%), la créativité, l’innovation, la liberté et l’indépendance (70%), l’aventure humaine et le goût du travail en équipe (69%). Le désir de liberté et d’indépendance est le plus souvent cité comme élément déclenchant. La possibilité d’avoir un développement plus rapide (34%), et de sortir des codes du travail traditionnels (33%) viennent juste après.

Trois types de personnalités émergent: les inventeurs, les conquérants et les bâtisseurs

L’étude fait ressortir trois types de personnalités parmi les créateurs d’entreprise : les nouveaux Galilée (44%), les conquérants ambitieux (23%) et les bâtisseurs (33%). « Les « nouveaux Galilée » ont une idée souvent ancienne et très personnelle qui leur tient à cœur. Elle s’accompagne d’une volonté très forte de la réaliser et d’une conviction (quasi-mystique) de son bien-fondé. Ils sont passionnés, ont l’envie de transmettre et de partager cette passion. » précise Mathilde Cristiani, rédactrice en chef de L’Atelier BNP Paribas. Elle poursuit : « Contrairement aux « conquérants ambitieux » qui eux, ont eu l’idée peu de temps avant la création et ont été influencés par des « success story », des start-ups à « à l’américaine » et leurs figures associées (Zuckerberg, Jobs). Ils se voient comme visionnaires, dynamiques, ambitieux, business-man, avant-gardistes et recherchent de manière plus ou moins explicite à susciter l’envie et/ou la fierté de leur entourage. La dernière catégorie que nous avons identifiée ce sont les « bâtisseurs ». Ce sont des entrepreneurs plus pragmatiques qui souhaitent avant tout développer une entreprise pérenne et des emplois Ils sont davantage axés sur la coordination des talents, la mise en musique des équipes autour d’un objectif commun et laissent davantage de place à l’analyse (du marché, des situations), à la réflexion, à la stratégie, à la préparation et à l’anticipation. »

Un homme jeune et bien dans sa peau malgré le stress inhérent à l’entrepreneuriat

Le créateur d’entreprise innovante est un homme (89%), âgé de 35 ans en moyenne à la création de son entreprise. Diplômé d’études supérieures à 93%, il est plus issu d’une formation universitaire plus que d’une école d’ingénieur ou d’une école de commerce. Il a en moyenne 11 ans d’expérience en entreprise. C’est un homme marié ou en couple (78%) qui a des enfants (61%). Il est satisfait de son expérience entrepreneuriale à 92%, 47% se disant même très satisfaits. D’ailleurs, si c’était à refaire, 78% retenteraient certainement l’aventure. Et pourtant l’entrepreneur reconnaît que le stress (52%), le manque de temps pour les loisirs (42%), le manque de temps pour les proches (41 %) sont difficiles à gérer pour lui-même. Pour l’entreprise le plus difficile c’est le manque d’argent, les contraintes administratives et le fait de devoir tout faire.

Enthousiaste et motivé, le startuper est plus un défricheur qu’un gestionnaire

De nature curieuse, le créateur d’entreprise innovante est attiré par la découverte, l’enrichissement personnel (rencontres humaines, acquisition de nouvelles compétences…) et le risque ne lui fait pas peur car sait rebondir, tirer les leçons de ses erreurs et voit l’échec comme un moyen de progresser, de s’améliorer. Il met en place une hiérarchie souple et flottante afin de créer un environnement de travail détendu devant permettre aux employés de se sentir bien. Il a une culture du partage et de la mise en commun pour un même objectif : 57% font partie d’un cercle ou d’une association de créateurs ou d’entrepreneurs. Il aime échanger, partager aussi bien avec ses pairs qu’avec ses salariés.

L’étude complète est téléchargeable sur le site de L’Atelier BNP Paribas.

A propos de la méthodologie de l’étude :

L’échantillon des Français interrogés pour cette étude 1016 personnes âgées de 15 ans et plus représentatives : sexe, âge, SCP, région et catégorie d’agglomération. Interrogées par téléphone du 26 au 28 novembre 2013

L’échantillon des startupers, 17 entretiens approfondis d’une heure avec des créateurs de startup.

Entretiens en face à face ou par téléphone (2ème quinzaine d’octobre 2013), 200 interviews de 18 minutes par téléphone (19 au 25 novembre 2013), Entreprises tous secteurs (mais pour l’essentiel de l’économie numérique), Ayant au maximum 8 années d’ancienneté.

Source : www.infodsi.com