L’impression 3D vue au prisme des dépôts de brevets


Objet d’innovations tous azimuts, la fabrication additive séduit de plus en plus d’industriels dans tous les pays. L’analyse des brevets déposés autour de cette technologie témoigne de son dynamisme, et permet de positionner les différents acteurs les uns par rapport aux autres. Une analyse de Jean-Charles Hourcade, directeur général de la structure d’appui aux entreprises dans leur stratégie de valorisation de leur R&D, France Brevets.

« L’analyse des dépôts de brevets montre que les acteurs américains sont au cœur de l’innovation sur les différentes technologies de l’impression 3D. Entre 1993 et 2011, ils représentent plus de 70% des dépôts de brevets. Les sociétés américaines détiennent en effet le leadership sur le marché avec deux grands acteurs, Stratasys et 3D Systems.

Ces deux acteurs se sont développés depuis les années 1990 grâce à deux technologies: la FDM (Fused deposition modeling) pour Stratasys qui détient plus d’une centaine de familles de brevets sur cette technologie, et la SLA (stereolithography) pour 3D Systems qui s’est construit un portefeuille d’une centaine de familles de brevets. Derrière les États-Unis figurent l’Europe avec 21% des inventions, puis l’Asie avec 8%.

Stratasys et 3D Systems s’efforcent de conserver leur leadership sur le marché avec une stratégie d’acquisition de nouveaux acteurs innovants. En achetant MakerBot en 2013 et Objet Geometries en 2011, Stratasys a confirmé sa suprématie sur la FDM et le Polyjet. 3D Systems, en plus de s’être ouverte aux technologies de la SLS ou du Polyjet, a également fait l’acquisition de DTM en 2001, l’inventeur de la SLS (Selective Laser Sintering).

Même sort pour la pépite française Phenix System qui avait déposé une soixantaine de brevets sur le Laser Sintering et a été rachetée par 3D Systems en 2013. Une guerre d’acquisitions à laquelle s’est ajoutée une guerre de brevets. 3D Systems est passée à l’offensive avec son concurrent n°1 en 2005 au sujet de 6 brevets sur les bases du modeling et de l’impression. D’autres acteurs s’affrontent depuis 2000 sur un marché où les droits de la propriété intellectuelle jouent un rôle capital, à l’image de l’Allemand EoS GmbH, EnvisionTEC (un autre fabriquant d’imprimantes 3D allemand depuis 2002) ou encore Afinia.

En France, le Groupe Gorgé avec sa filiale Prodways, fabriquant d’imprimantes 3D, issue du rachat de Phidias en 2013, se construit un portefeuille de brevets sur les procédés de prototypage rapide. Dans le même temps, ARaymond dépose plusieurs brevets sur la fabrication de pièces automobiles par procédés d’impression 3D. »

Auteur : Jean-Charles Hourcade, directeur général, France Brevets

Source : www.industrie-techno.com

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s