Marseille : un « serial » inventeur nommé Roland Ferrari


Ce Ciotaden retraité travaille parfois plus de dix heures par jour dans son atelier pour fabriquer des prototypes.

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Le système de bornes escamotables à chaînes a été mis en place sur la voie douce, il y 6 mois. Il sera de nouveau fonctionnel une fois les travaux à proximité terminés.

Roland Ferrari souffre de créativité chronique. Sa retraite, prise il y a cinq ou six ans, n’est pas de tout repos. « Vous voyez les poussières qui se déposent dans la piscine, ça me gêne. Je suis entrain de créer un système pour empêcher ces dépôts. » Et c’est ainsi pour tous ses prototypes.

Ce Ciotaden les fabrique lui-même, à la maison, dans son atelier, où il passe parfois plus de dix heures par jour. S’ensuive une kyrielle d’essais jusqu’à ce que l’objet soit fonctionnel. « Il faut au moins deux ans pour qu’une invention soit au point », qu’elle fonctionne. Roland confie que, en moyenne, un projet sur vingt aboutit. Ça lui suffit. « Si ça marchait à tous les coups, ce ne serait pas marrant. »

On lui prête le surnom de « serial inventeur ». Il ne s’arrête jamais. C’est un créateur compulsif. Son plaisir de fabriquer commence intellectuellement. « L’idée première est la chose essentielle. J’aime réfléchir et savoir si une chose est réalisable. Après, je me lance… ou pas. » En pleine nuit il lui arrive de prendre un bout de feuille pour noter les bribes d’un hypothétique projet. Roland Ferrari est né à Bordj el Kiffan (Algérie), anciennement Fort-de-l’Eau, près d’Alger, en 1944. Il est parti d’Algérie à ses 18 ans, juste avant l’indépendance.

Un inventeur aujourd’hui reconnu et légitime

C’est là-bas qu’il inventa pour la première fois. Étudiant à l’école d’ingénieur de Dellys, en Kabylie, Roland fabriqua un prototype d’hélicoptère à pédale. « Encore un hérétique » se disaient les gens. N’empêche qu’il y a trois ou quatre ans, l’hélicoptère à pédale a été inventé. Aujourd’hui, Roland Ferrari est un inventeur reconnu et légitime : « Quand je vois naître une invention, désormais, on me croit quand je dis que j’ai déjà eu cette idée. » Roland vit depuis 40 ans à La Ciotat. Tous ses prototypes sont réalisés dans la région, d’Aubagne à Toulon. Il travaille souvent en collaboration avec des entreprises ciotadennes.

À La Ciotat, il est possible de voir une de ses inventions, en face de son domicile, sur la voie douce : les bornes escamotables à chaînes qui, une fois émergées, du sol forment une barrière. Une invention est une alliance de choses qui existent déjà, qui une fois assemblées, créent un nouvel objet avec une utilité nouvelle. C’est le cas de ces bornes escamotables. Elles ont été agrémentées d’une chaîne, encastrable dans le sol pour éviter de trébucher et ont été renforcées. Roland Ferrari n’a jamais participé au concours Lépine, mis avec ses idées, il devrait, non ?

Auteur : Sophia Briganti

Source : www.laprovence.com

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