Un Toulousain invente 3Dvarius, le premier violon fabriqué par une imprimante 3D


Laurent Bernadac, musicien et ingénieur toulousain, a inventé le premier violon électrique imprimé en 3D. L’instrument, baptisé 3Dvarius est produit par une entreprise de Colomiers en Haute-Garonne. Unique, il a attiré l’attention des médias, jusqu’aux États-Unis et le Pérou.

3dvarius_2015

Le 3Dvarius est transparent et personnalisable

Il aurait inventé le « violon le plus proche du Stradivarius », titrait Wired, un magazine américain dédié à la technologie. Ce génie, c’est Laurent Bernadac, un ingénieur de 28 ans, fidèle à la ville rose depuis ses études d’ingénieur à l’Insa. Bien loin du sérail des cracks de la Silicon Valley, ce violoniste a modelé son propre instrument, baptisé le 3DVarius, à Toulouse. C’est à l’entreprise Polyform de Colomiers qu’il confit l’impression en 3D de son violon électrique en mars 2015. Pour faire « un peu de comm », il publie une vidéo sur Facebook, « même si ce n’est pas notre métier ».

Tout s’est alors enchaîné très vite. Les médias américains, latinos et japonais parlent de son invention : « Nous n’avions jamais imaginé un succès pareil », se souvient Laurent Bernadac. C’est plus tard que les médias français s’intéressent à cet inventeur toulousain. Il a d’ailleurs entamé un marathon médiatique depuis la présentation de son violon à Béziers. BFM, Télématin sur France 2, RTL… Il n’en revient toujours pas.

Violoniste depuis qu’il a 5 ans, l’instrument est une véritable passion. Il devient plus tard ingénieur et réfléchie à un projet « pour mêler les deux. » Il aime les violons électriques, au son extrêmement modulable grâce aux effets. Mais ceux du marché ne le satisfont pas : ils sont lourds, une vraie gêne pour jouer. Germe alors l’idée folle de créer un violon électrique qui soit aussi léger que le traditionnel en bois (450 grammes) et au son riche. Ni les prototypes en aluminium, ni ceux en plexiglas ne sont à la hauteur. Après trois ans de recherche, la résine se révèle être finalement le meilleur matériau.

L’impression en 3D lui permet d’obtenir des formes impossibles par d’autres moyens, le seul pour arriver à « un design qui lui(me) plaisait avec toutes les conditions techniques réunies ». Le son serait d’une haute qualité car il peut traverser sans entrave l’instrument, fabriqué d’une seule pièce.

Pour le vérifier, il faudra attendra sa commercialisation en 2016.

Auteur : Cécilia Sanchez

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

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