Un inventeur à Bourgaltroff : il fabrique une tondeuse autoportée high-tech


Passionné de mécanique, Sylvain Krebs n’est jamais à court d’idées et aime se lancer des défis. Le dernier en date est la construction d’une tondeuse à gazon autoportée très sophistiquée qu’il vient de réaliser de A à Z.

sylvain_krebs_2015

La tondeuse terminée, Sylvain l’a peinte aux couleurs de sa marque préférée.

Dans son enfance, lorsqu’il n’avait pas école, Sylvain Krebs, natif de Nébing, venait régulièrement à la ferme de ses grands-parents à Bourgaltroff pour s’adonner à sa grande passion : le bricolage.

Une aubaine pour ses nombreux amis qui faisaient souvent appel à lui pour des réparations, des réglages ou encore pour améliorer les performances de leurs vélos ou mobylettes. C’est aussi à Bourgaltroff, après son mariage avec Laurence, qu’il a décidé de construire sa maison sans faire appel aux entreprises.

Pendant quelque temps, il est alors passé de la clé à molette à la truelle. Avec l’aide des membres de sa famille et en particulier, de celle de son père, Fernand et de son frère, Armand, il a réussi son pari audacieux.

La maison terminée, Sylvain, employé à la centrale Émile-Huchet à Saint-Avold s’ennuyait lors de ses jours de congé et, voyant la pelouse pousser autour de sa maison, il a eu l’idée de fabriquer sa propre tondeuse.

Un moteur de moissonneuse-batteuse

« Quand j’ai parlé de mon projet autour de moi, il y a eu un formidable élan de solidarité, chacun apportant idées, conseils ou encore aide à la fabrication de pièces adaptées à une machine inédite. Des pièces a fortiori introuvables dans le commerce », confie-t-il, avant d’ajouter : « J’ai eu de nombreux déboires : le premier moteur de 205 n’a pas tenu le coup car on lui en demandait trop. J’ai alors acheté une moissonneuse-batteuse New Holland que je suis allé chercher avec un porte-char à Raon-l’Étape, pour récupérer son moteur de 70 CV et quelques pièces de transmission. Puis, je l’ai revendu à la ferraille pour rentrer dans mon argent. »

Dix ans et près de 5 000 heures de travail

Cinq prototypes ont été nécessaires pour mettre au point une machine ultra-perfectionnée possédant relevage hydraulique, transmission hydrostatique, cinq lamiers indépendants épousant la forme du terrain entraînés par un train épicycloïdal et équipés d’un système mulching , une direction arrière montée avec vérin et système orbitrol permettant de tourner sur place…

Il aura fallu dix années et quelque 5 000 heures de travail à Sylvain pour finaliser son projet et posséder une tondeuse à gazon autoportée high-tech d’une largeur de coupe de 2,90 m, qui lui permet de tondre sa pelouse en un clin d’œil !

« Je salue le mérite et la patience de ma femme qui a bien souvent subi ma mauvaise humeur lorsque quelque chose n’allait pas, mais aussi de ma belle-sœur chez qui j’ai usiné bon nombre de pièces nécessaires à cette réalisation », a-t-il conclu, fier d’être parvenu à ses fins et dévoilant quelques pistes de son futur projet. Une idée encore plus audacieuse et innovante qui lui permettra de faire de sérieuses économies d’énergie.

Source : www.republicain-lorrain.fr

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