Ce professeur de maths réinvente une équerre géniale


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L’Eker, c’est l’équerre plus simple à utiliser, comme le démontre ici Érik Kermorvant.

Formateur en maths à Saint-Brieuc le jour, Érik Kermorvant est inventeur la nuit. Testée avec succès à l’école, son Eker est d’utilisation simple et efficace. Il commence à la vendre sur internet.

« Une équerre révolutionnaire ? Alors là, oui je veux bien ! Ma fille de 8 ans a du mal à faire ses angles droits. » L’Eker inventée par Érik Kermorvant pourrait bien répondre aux attentes de cette maman et dépoussiérer la traditionnelle équerre.

Simple L de deux côtés égaux de 13 cm de long, l’Eker permet toujours de tracer un angle à partir de l’extérieur de l’équerre, « mais surtout de l’intérieur, ce qui permet d’être bien plus précis, alors que le coin extérieur est souvent rogné. En plus, la graduation de l’équerre classique est toujours un peu décalée, ce qui complique la vie des élèves. Sur l’Eker, elle commence au début. »

Les élèves ont testé

Formateur en mathématiques auprès des professeurs des écoles à Saint-Brieuc, le jour, Érik Kermorvant est inventeur la nuit. Il est sur le point d’aboutir avec son Eker.

« Partant du constat que les élèves rencontraient des difficultés à utiliser leur équerre en géométrie », l’ingénieux inventeur a l’idée en 2013. Dans un magasin de bricolage, il trouve une équerre de fenêtre, en métal, sur laquelle il colle du papier millimétré. Bien qu’encore imparfait, le prototype est prometteur.

D’autres, plus élaborés voient le jour sur imprimante 3D, avec l’aide de Saint-Brieuc Factory. Mais ce n’est que le début d’un chemin semé d’embûches. « Les entreprises à qui je l’ai proposée se sont montrées frileuses et ne voulaient pas trop innover. Les vendeurs de matériel pédagogique en voyaient bien l’intérêt, mais leur business marchait déjà, alors »

Parallèlement, pourtant, l’Eker est plébiscitée par les écoliers et les enseignants qui la testent, à Plérin, Trégueux et Saint-Brieuc. « Une enseignante voulait déjà m’en acheter quand on était en phase de tests », se souvient Érik.

D’autres outils à venir

Il finit par trouver une entreprise qui s’associe à lui pour fabriquer et vendre l’objet. « Christophe Pain, de la société l’Arboiserie, dans le Jura, cherchait à innover pour résister à la concurrence chinoise sur le matériel pédagogique qu’il fabrique. Mon invention tombait bien. »

La vente commence ce mois-ci sur internet. « Je ne vise pas la grande distribution mais les écoles qui verraient l’intérêt pédagogique de cet instrument. »

L’Eker est un peu plus chère (environ 2 €), mais plus pratique et plus solide. « On utilise l’équerre à partir du CE1-CE2. Avec 9 millions d’écoliers environ en France, ça fait déjà un marché. Et je ne me limite pas à la France. »

L’enseignant troquerait-il sa vocation de formateur pour devenir chef d’entreprise ? « Pas du tout. Je fais cela parce que ça peut être utile, mais je ne peux pas dégager de marge suffisante. J’ai d’autres idées d’outils pédagogiques et pratiques en tête, mais je reste enseignant », jure-t-il.

En inventeur avisé, Érik Kermorvant a pensé à protéger son Eker, en déposant un certificat d’utilité auprès de l’Institut national de la propriété industrielle.

L’Eker est en vente sur internet : objetdecobois.com.

Contact : erik.kermorvant@gmail.com

Auteur : Marie-Claudine CHAUPITRE

Source : jactiv.ouest-france.fr

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