Les paraplégiques vivront debout avec l’exosquelette


Première européenne hier à Poitiers avec la présentation de l’exosquelette d’un laboratoire canadien qui devrait révolutionner la vie des paraplégiques.

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Les innovations technologiques au secours des personnes handicapées. Hier, le colloque Sport et Handicap de Poitiers a mis sa montre à l’heure du numérique. Avec une première en Europe : la démonstration d’un exosquelette robotique avec commande à tablette mis au point par les laboratoires Bionik de Toronto (Canada).

Outre sa faculté à faciliter la rééducation, il doit permettre à des paraplégiques de marcher, d’où son aspect révolutionnaire. Rencontre avec son inventeur, un jeune chercheur 24 ans.

Il est actionné par les mouvements du buste

Michal Prywata, vous êtes cofondateur de Bionik…

« Le but de notre société fondée en 2011, c’est de créer des technologies pour des personnes atteintes de problèmes neurologiques. »

Quelle a été votre démarche pour l’exosquelette ?

« Avec une équipe d’environ 25 personnes, nous avons inventé une technologie qui permet de contrôler l’orthèse par la pensée. Un paraplégique peut se lever et marcher, ne pas sortir du monde duquel il vient. »

Comment ça marche ?

« L’exosquelette, équipé de batteries, est bourré de capteurs électroniques. Il est réglable et ajustable en fonction de la personne. La marche est actionnée par les mouvements du buste. Le patient ressemble un peu à Robocop. Lorsqu’il reviendra à son domicile, il conservera son autonomie. L’objectif ultime, c’est l’usage individuel. On est arrivé à sortir un produit abouti, actuellement en cours d’homologation. En 2017, ce sera sa mise sur le marché pour les centres de réhabilitation. »

Est-il facile d’utilisation ?

« Il faut que les patients s’habituent. Comme la moyenne d’âge des paraplégiques traumatiques est de 25 ou 26 ans, ils sauront adopter le fonctionnement en quelques heures. Cela leur donne l’espoir formidable de vivre debout. En cas de difficulté, l’opérateur pourra en prendre le contrôle à distance pour aider le patient. »

Laurent Bosquet (1), c’est un joli coup d’avoir cet exosquelette ?

« Cette présence souligne la place que commence à prendre la Chaire, les atouts liés à son environnement. Les dirigeants de Bionik ont notamment rencontré la société Harmonie Médical Service de Saint-Benoît qui pourrait distribuer ce produit à l’avenir et le CRITT Sport Loisirs de Châtellerault pour l’obtention de la norme CE. »

(1) Coordinateur de la Chaire Sport Santé Bien Être de l’Université de Poitiers.

Auteur : Jean-François Rullier

Source : www.lanouvellerepublique.fr

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